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de sa TaleAr , qu*il desiroit , lay quatriesmc , avoir cest honneur de courir une lance guerrière conire luy ainsy accompagné , sur la frontière d'Ast; ce que M. do Memours accepta soudain , sans en rien communiquer ny demander congé au marcsclial , lequel , s*en estant fort courroucé contre luy, luydictque puis que la pierre estoit jectce il falloit tascher d en avoir ilionneur , et n'y aller pas avec des armes de parade , mais bien avec celles de cavalier jaloux et résolu à la victoire, et choisir aussi trois cavaliers d*cstime. Il Bt eslection des seigneurs de Classé fils et lieutenant de la compagnie de gens-d'armes de Yassé son pcre , de Manoa , geatil-liomme provençal , et du capitaine Moucha. Or le mareschal , voulant jouer à jeu seur , leur commanda à tous de s*armer, monter et equipper en la mesme sorte qu'ils vouloient rendre le combat, et qu'il les vouloit voir courir en son parc à Thurin. Ces seigneurs comparurent Ions avec des armes bien dorées et diaprées, mais aisées à percer d'un coup sortant de iMHine main; cela le fascha , présageant le mal qui leur en advint depuis, et leur commanda à tons d(^ choisir des armes moins bellee, mais plus fortes, s'ils n'y vouloient laisser la vie. Quant à M. de ^emours, il le fit désarmer et vostir un hamois qu'il avoit , de bonne trompe; lavant trouvé propre pour lay, il le pria n'en porter point d'autre nyde permettre au\ siens d'esire autrement ar- ■es que luy : il le promit ainsi; mais la jeunesse des uns et des; autres , qui ne voulut lecevoir le conseil de son gonr rai , s'en trouva Bial , car , n*uyans porté qn'urmcs pintades , tomme ils vindrent au\ mains , Classé, courant contre Malespine , eut l'espaulc percée d*an si mde coup qu'il en mourut ; Manoa , qui cooroit contre domp Garzia , fut si rudement investi qu'en tombant , un peu b!essé , il se rompit le col; mais Moncha, cavalier brave et résolu , courut conire (^aralTc , neveu du pape Marceil , qui fut si rudement atteint par ledict Moncha , qu*il luy perra le bras, la selle armée, et le corps (foutre en outre ; dont il mourut soudain. Kt quant à messieurs de Nemours et de Pescairc , ils coururent deux fois sans se tiiiicher; à la troisicsme ils rompirent en biaisant. Sans