LIVRE SEPTIÈME
ost q«e ce remuement d'armes serait t teus ceux cy , on h maison <iesquels st fille
es Italie sor i^adven da pspe , aussi
•mpereur au le roy d'Angleten-e , pour
edimer , luy offriroient pour luy et les
quelque grand estât ou principuiUé i
i on en SictUe, qui luy donoeroient, ra-
30t au cbappeau , toute commodité pour
fiser et pour jouir tout à son aise des
es que te beau Ascafpie , qu'il aimoit
ue ses yeux , luy preparwoit.
i qui passoit en beauté de visage
1 coapier troyen qui Yerae à boire aux dieux.
|ue s*en trouvant asseuré;, qu'il se deflors fort dextrement des François , a beure peut estre qu'il faudrait quils etournassent avec le baston blanc au , aussi bien que firent jadis ceux que >s bnîctiesme laissa enguf^és t Tenlre- I de Naples. Et de Faict je diray par in- : que lorsque M. de Guise arriva à , où il ne trouva rien de prest, et ambassadeur qu'il avoit mené avec luy (ilut faire plainte , ce vénérable cardi* niblia jusques 1& de le menacer et in- , ne voulant estre picqué en ses cou- ; intentions ; dont le pape se courrouça Revenant à oostre dtscoin*s, Carafe, et rusé au possible ,- se doutoit bien M^roit malaisé de tirer du premier coup f h sa cordelle : il fut conseillé par le irdtnal de Lorraine , qui ne 4ny devoît le reste en finesse , «de (][a{i[ner la royiie dame de Valentinols par les promesses r les allechemens cidevant discourus au iesme livre. Tant y a que la commedie spuis si bien jouée et démenée , que âmes rendirent le roy plus désireux es mesmes de ceste entreprinse, qui ruyoe de la France ; car le roy n'eut gage ou assenrance en main pour emîr ce voyage , que les belles parolles du du cardinal de Lorraine et de H. de son frère, avec la voilage foy d'un itain affiné en cour de Rome , où les nattois sont souvent attrappés.
ant au duc de Ferrare , tout fin qu'il , si se laissa-il emporter de son costé , bien que le roy , aux persuasions qui
mni faietes de la part dti pape et de
estoît mariée, espérant , par le chatouillement d'une ambition mal conccue qui troubla son repos , de faire comme les auti*es ses affaires aux despeos d'autruy , et dont depuis il se trouva autant reculé qull pensoit estrê avancé, avec perte et honte tout ensemble ; mais , comme Italien qu'il cstoit , qui se sçait pre* cautionner avant le coup , Il fist bientost sa paix avec l'empereur , se retirant et renfer- DUint dans sa coquille , pour remplacer , par un severe mesnage, tant de beaux escus qu'il avoit tirés de son trésor , et qui furent aussi inutilement despendos que ceux du roy , et ses forces aussi : ayans oublié les uns et les autres que la fin des entreprinses desquelles la justice est séparée est tousjours plus mal- SHsée à demesler que n'en est le commencement , n'y ayant dessein , pour bien basty qu'il soit , qui se puisse parachever qu'avec peines , fascheries , labeurs et hasards ; cuf tant plus on s'en approche et tant plus s'avoisine Ton du péril. Et de iaict , nous voyons ordhrairement que ceux lesquels se hi^ieni leplusindiscr^tementu oommaicer laguerre, sont tousjours les plus mal pourveus , et con^r sequemmom les plus infortunés , eomme nous fusmes; la guerre et la paix ne consistaon moins en l'abondanee des deniers , dont 'le roy estoit fort eoutt , qu^à fa prepro valeur des soUats et du gênerai. Mais il faatt que nous eourions aux nouveeméa , et que nouii nous monstriona tousjours inconsidérés à les entreprendre , et fort lasehes i prudemoiens poursuivre le ressentiment des injuMs gieiie^ raies ; car , quant aux partioulieres , nous n'y courons que trop viste , et à ce faire les amis, le corps ny l'anie n'y sont espargnés ; et si encores nous pouvions imaginer quelque nou« veau moyen pour la vengeance d'icelles , nous ne lairrions pierre à remuer pour y parvenir. Les magies exercées pour ce sujet n'en font que trop de foy . Ce pendant le roy manda peu après au mareschal :
Que finaUement tant avoit esté u*»eté et disputé entre les ministres de l'empereur et d'elle , que , par l'inspiration de Dieu , n'ayans peu parvenir à la poix generatle qui s'esfoil traictée durant l'an 4665 , on avoit coneki et arresté une tref ve qui oommeneeroit en ft^
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MÉMOIRES DE BOYVIN DU YILLARS.
\rier 1556 , & durer pour cinq années ensuivantes. Mats pour autant que fort peu sont ceux qui ayent sceu en quelle disposition estoicnt les affaires au temps de ce traicté , ny mesmes les causes qui avoient invité ces princes à y entrer , ny le but où les uns et les autres tendoient , car , comme telles choses demeurent cachées au cœur des hommes, Dieu seul en estant le scrutateur , il est malaisé qu^on en puisse cog:noistre ny juger , si ce n*est autant que les propres effects qui s'en ensuivent descouvrent à quelle fin ten* doient leurs intentions, et toutes-fois, à ce qui en fut reco(]^ett de main en main , et qui sera cy-après desduict , les uns et les autres tendoient à tout autre but que celuy qui c&toit représenté sur le théâtre. L'empereur de sa part y consentit , pour doucement et sou-* rement quitter les affaires et se retirer en Espagne pour y achever ses vieux jours , pour aussi plus assurément installer son fils en ki possession du royaume d'Espagne , et dans les Pals-Bas, et en ceux d'Italie, et de donner quelque respit aux armes, et faire toutes sortes de provisions nécessaires pour recom* mencer à Aire la guerre par la prinse de Mets, dedans lequel ils «voient de grandes intelU* gences*
Quant au roy i encores qu'il eust par cesie tant honnorable trefve de tous costés l'advantage du jeu , si traictott-elle fort couvertement la ligne avec le pape , et à laquelle Sa Majesté ne pouvoit entendre sans au préalable donner quelque relasche aux peuples de leurs afflictions, et assembler nouveaux moyens pour puis recommencer la guerre.
Je remettray le discours de ce qui en succéda à l'un et l'autre prince , et cependant je traicteray de ce qui se demesia sur les exécutions de la trefve : mais premièrement je veux vous dire que , lors de la première édition de mes Mémoires , je n'en peus pas faire mention , pour autant que durant le siège de Paris plusieurs de mes escrits m'avoient esté desrobés , et que j'ay recouverts depuis , et enti'*autres ce qui regardoit ceste trefve.
Désirant donc le roy que le pape, les princes d'Italie et le mareschal aussi, sceussent les conditions de la trefve accordée entre Tempereor et Iny, et que Texecution s'en ensui-
Haq
vist aussi , le 2 mars 1556 il dqiescla kp» tonotaire de Noailles avec charge d'ea ^. rer bien au long avec le mareschal ,fi^(» là tirer ù Rome. De mesine snitte il î^p&sb aussi le jeune Tilladet pour donner i»qa i Milan , pour sommer les Imperianx i la ccr sation des armes ; commandloit an mamcUi d'envoyer vers le marquis de Pescaire pcp obtenir passe-port pour la searetédo m^-» et de l'un et de l'autre : surqooy il d^tk j im trompette exprès.
Au mesme temps arrira aussi ea Piedia*. de la part du roy , le sieor de Raoèoti' < pour tirer à Venise et à Ferrure , pour ù& ner communication de ceste advaot:^.
trefve ; pour lequel il falloit aussi es^of quérir un passe-port dudit marqtiis , le pr par mesme moyen de donner ordre que gens de guerre impériaux s*ubstinsseit courir , de piller et de ravager , coi faisoient , le pais au préjudice de la trtiie et plus insolemment qu'ils ne foisoîeot aipi ravant , de laquelle il devoit esire odsn aussi bien comme luy ; qu*il ue devoit es r^ ignorer, non plus que luy, quand et à q^ht conditions elle avoit esté faicte , et que &? i faisant ainsi , qu'il s'en ressentiroit 'aaà nent , avec protestation d'y avoir esU prori que par les siens.
An bout de douze jours , le marquis r& voya les trompettes avec les paase-pons cusant leur retardement sur ce qu'il avdt^» contrainct d'envoyer vers le cardinal de T?i te , son supérieur , pour la concessiot ^ dicts passe-ports.
Que , quant à la noiificalkm de la tré^ à la plaincte des excès commis au preiiii d'icelle , qu il le sui^iioil de croire , tà ^ son honneur , qu'il n'en avoit autres iwine^> que celles mesmes qu'il luy avoit eavoyo, et que si son plaisir estoit luy en duDfier;o ample et plus ouverte comrounicatîuo , le supplioit que ce fust par gentil-boomi près , lequel pourroit venir seuremeoi ar < parolle.
Le mareschal , désirant sortir de ces iiia mulations et connivences , desquelles J > poun*a advenir que mal , luy nnnda q^' ' mesme protenotaire de NoailJes , qui -~ copie du traicté , et TiUadei aussi , passa.» i
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