LIVRE SEPTIÈME
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geusement esecuiëe, qui aprint aux nis à mieux garder la foy de la tref ve , e Dieu cbasiie toqsjours ceux qui mes- )t trop $upM>enieac autruy.
^ que la sdspeiifîpa donc U a cy devant m^\4 ffiit afipordà) , ie marquu de Pas* n avok evoor ftcw U^ IPH vellet de cesl» $eoo)iS8e <spÊê tea aient avoient reoena t (rep (pro^siere iine^se ^ de luy et d'eux ; etde faîci, tort qiiU eu Ail adverti, il scent (mmk d'autre mameau , àaon a'avoit rîM aceu de reaireprinae que eas avaient (ml» vxr Gatiaare : et là s , craigiiaiii d^ pf» , il eBvaya lora les >aduicfâ m fongiioioeut aueados pour Nirs de RaqibonÛkt el de Noaillea.
idaai qpe pea cboses «e demealaieat , le Pi^re Strom fit uwm foire pUsteurs istraap^ an ws^eacM pgor l'iartler à prendre le secours de SîeAfte : k qooy pondit que Mmes aes ppopeririaaa esfoi it i^d^nmem dtg^réêf , iduîb que levoit dfeff^é^ rie la i^louté et de k &itiw da MHÎ^Arie eitf|iQ)uii ; que quant à Ml wn particulier, jéI ne biy faloit poist eiro« iU>iir Tinviier à^ choee ai koutUe «t rieuw 4UC «elle là.
pour autant qiie sur la finale «eeutim uef^e idusjeitrs (U&ndtéa ae preseo- , le naresdial depesdia le Si ovars le laire ^mxé, fom dexire «egociaaeur, e cardiflud de f oaniie ^ei laarquis de Fea- , pour les sBufler à une coanniuie et le cooGordapce aur le faiotdela trefre.
ce €|uUl en peuat a^appf cler , ee f ot que trois joues le tnarifuis de Peacaire se îroit ik Yulence ou à FeKoeil , laot poui? air de la paLlication de la Haefive qoe locutions qui «odependofleot (^ part et 'e, priant cependam le moreschal de îr loutcB oboses jusques à tant qu'ils at convenu d^un jour pufix ; qe qui faiy cordé, ores que le caidiiMd de QPr^te tvec lediût 90X1,6 donné aaseuranee au kchal qu-il la feroit dealors puUier à , nonobsiani toutes lesquelles choses il toutesfois résolu de ne rien consentir corder , qœ preeedemment le marquis L faict réparation et restitution de tout î ufoit e^lé par luy et les siens entre-
prins au préjudice de la trefve , et surquoy il estimoit qu'il y auroit nouvelles difficultés et longueurs , pour autant que durant ces connivences ceux de Casai et de Montcalier avoient donné une autre estrillade à ses tmnppes. Le feict en est tel : Depuis ladicte suspension d*armes , cent chevaux légers et trois compagnies de fonterie e^agnote se Yindreot loger dans aucuns villages es environs de Casai , ec lesquris , par ceste iadeceniie invasion an préjudice de la trefve , ils s'en vouloient prétendre justes possesseurs , et ne faisoient contenance d en vouloir desloger , comlMen que le marquis et leurs capitaîaes en eussent esté priés et semons par fnatre ou cinq fois. Le gouverneur de Casai avoit esté contrainct recourir à la force , qui fut telle 9 que poQ furent ceux qui en allèrent dire les nouvelles à leurs compagnons , tant les nostres estoieni acharnés contre eux.
Leroy loua infiniment toutes ces execnticMBs y et neantmoins commanda au maresefaal de luy en envoyer les justifications, pour mettre les ennemis en ieirs torts s*ils en ftiisoient plainte, «t de se lenir de son costé fort «ur ses gardes , et à ces mesmes fias ne Beentier peur encores les ItaAiens, qu-elle tay esst peu auparavant (H^nné , et qif elle hry fisroit payer, mesme à fin que , là oà les hnperlanx ne voudraient par l-amiable se ran^ ger à cela mesme à quey ils estment tenus , qne la propre force le leur fist faire , ne voulant , quant à elle , leur céder en quoy que ce soft , et pomr petit qil'il soit. Ce fut , à b vérité , une res^ution autant digne de la grandeur de 8a Majesté qu'on pouvait désirer , la saison et la eonsequence des alfoit^es considéré.
^tont , à cause de aeste denirere faom'as-^ me , survenues nouvelles plaintes et difficidtés entre l'ennemi et nous , le maresclial me depeséhaversle marquis de Pescaire, d*avee lequel m^eslant depestré assez ù poinct , \ê matstre de camp domp Alvaro de Saude mé dit tout haut : «Kous vous prions tous de dire à M. le marcschal , la vertu diiquél nojjs admirons , que nous nous congratulons tous et de bon cœur avec luy de la gloire qu'il a acquise en Italie et aux despcns de nous , sur , lesquels autre prince ni seigneur qui ait de«^
MEMOIRES DE BOYYIN DU VILLARS
puis cinquante ans faict la guerre en Italie n'emporta jamais Thonneur ni la réputation qu'il a acquise et par prudence et par généreuse valeur. Par là nous recognoîssons que la vraye vertu et générosité sont tousjours aimées et révérées , et oar amis et par ennemis. »
Il sera maintenant temps que nous traictions des occasions qui embarquèrent depuis le roy à la routture de ceste si saincte et si advantageuse trefve, à la ruyne et de luy et de la France , comme on pourra recognoistre de main en main.
£t pour autant que je n'ay cy-devant donné aucun esclaircissement solvable sur les traietés d'entre le pape et le roy, et pour raison desquels la trefve fut depuis rompue , je representeray naïfvement icy ce que j'en ay aprinSf avec protestation que j'entens de n'offenser personne ; je le dis ainsi pour autant qu'il y a assez de gens qui ont le nez si tendre , qu'ils s'offencent du seul vol d'une mouche.
Par la suite des precedens livres , chacun aura peu recognoistre que la bénédiction de Dieu » plustost que la prudence des hommes, la force ny la grandeur des moyens , estoit celle qui avoit comblé le diadesme françois de toutes les victoires et de toutes les autres prospérités cy-devant représentées au naturel; et toutesfois, au lieu de sainctement mesnager, comme on devoit, toutes ces grâces, à la seureté et à l'utilité de l'advenir, le roy fut sollicité par les prières et remoustrances du pape Caraffe (couvertement favorisées par la maison de Guise , grande en crédit et en valeur ), de ne se laisser emporter à faire paix ny trefve avec l'Espagnol , au moins si ce n'estoit pour reprendre haleine et se préparer à plus grands efforts qu'auparavant au secours du Sainct Siège , menacé par les armes de l'empereur du costé de Naples , à cause de l'usurpation n'agueres faicte de Testât des Colonnois rebelles de l'Eglise , recognoissant ses forces trop débiles pour contrecarrer celles de l'empereur (qui entrcprenoit leur défense ) ; que par ces^ foibles commencemens s'enfileroient de main en main les conquestes des royaumes de Naples et de Sicile , dont Sa Sainteté ^investiroit le ] en main pour toute la maison guisienne,.bH
roy avec quelque médiocre advantage pov ses nepveux.
. Le cardinal Caraffe ( l'un d'eux , et phi rusé que l'oncle ) jugea assez que ce n^enak pas chose facile de retirer le roi des espens^ ces qui avoient esté advancées sur là rëtoiption de paix ou d'une si advantageuse trefie qu'estoit celle qui avoit n'agueres esté faietei au moins s'ils n'a voient autres armes en naii que les promesses et les persuasions italiqMi ( toujours couvertes et dissimulées à leur pnpre utilité particulière seulement ) ; que ah propre voix et présence de luy ne donnoiet jusques en France , qu'il seroit mal-aisé q« ses promesses ny ses propositions peonatj prendre racine en l'ame du roy ny de principaux ministres (ores qu'il eust dc^ barre sur la maison de Guise ) , à cause dejs ne sçay quelles prétentions qu'ils disent aw sur ces royaumes.
Toutes choses bien digérées par ce desgvri \ prélat, il prmt resolution de donner jû^i la cour , sous couleur d'apporter , de la pati de Sa Saincteté , au roy certaine rose et eâpéi i dont les papes à leur nouveau adveneoMt ont accoustumé d accaparrer la benevoloMil de nos princes. Le vénérable cardinal fat, par l'entremise de ces sieurs de Guise, fat: gracieusement receu par Sa Majesté; wfkl luy ayant donné sonde sur l'acheminemeiilA ses intentions, etrecognu qu'il anroit lescoinestable, chancelier et les mareschaax de France pour contraires, il se resserra dntoit avec la maison de Guise , qui avoit le canEnal de Lorraine pour conducteur de leurfirtune et de leurs affaires , prélat certes snbd et bien emparlé. Ayans donc fort souvent et secrètement conféré par ensemble , ils reoognurent que la partie seroit mal-aisée à d^ mesler s'ils ne tiroient à leur cordelle la rojne et la duchesse de Yalentinois , par deshaÎMçons fort puissans envers les dames, à sçavoir, la gloire (conjoint à rutilité de nouveaux et pnissans estais), comme seroit pour la rojM toute la Toscane , dont elle estoit sortie , d par le recouvrement de laquelle la guerre commenceroit; et pour la duchesse et pov M. d'Aumale, son gendre et frère d'eux, quelques principautés à Naples , et de
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quelle , ainsi agrandie , et allée des papes et des François, serviroit à' jamais d'invincible propugnacle à la manutention de la grandeur •I aactorité de la royne et des autres contre toute sorte d'événement futur.
I Ces promesses y quoy que mal basties , chatouillèrent toutesfois si fort les oreilles de ce me naturellement ambitieux et avare, quUls embrassèrent le party , avec promesse de ne rien espargner pour y embarquer le roy, et 4ue , pour plus aisément y pai*venir , elles fersuaderoient de ne retrancher pour cela -les intentions qui estoient mises en avant pour ifidre paix ou trefve avec les ennemis , en tant 40e Tun ou Tautre serviroit d'instrument pour respirer sur les presens travaux et despences Se la guerre , et pour mieux et plus soigneu- Éement amasser aussi les forces et les moyens pour puis entendre au recouvrement de Naines : que cependant Sa Majesté pourroit , |Kur dessous main, contribuer forces et moyens pn pape pour maintenir la conqueste de Tes- ^t colonnois. Or, quoy que sceussent dire ou &ire lesdicts sieurs connestable « chancelier mareschaux , les choses furent , au maldu roy et de la France , reduictes et (tées à ce mesme poinct , sans neantmoins ûderer, comme il estoit nécessaire de dans ces grands affaires , autant les moque la propre conséquence des commensns : car lors que les mal digérées delibems nous ont conduict aux exécutions , on
s^en peut despartir qu'avec oflence et des*
^koonenr , et aussi que d'ailleurs jamais Dieu Vapporte que mal et ruyne à ceux lesquels, UMBÛns de la vérité et de la saincteté de la
^trefve , n'y apportent que du desguisement , comme nous fismes depuis.
Avant que passer plus outre , il me semble raisonnable de donner aussi quelque esclair- 'eissementdes fondemens sur lesquels la paix ou la trefve se traictoient lors. Vous sçaurez donc que le pape Julâ| de Monté , peu auparavant sa mort , avoit destiné le cardinal Polo , ' Aoglois , pour s'aller conjouir de sa part avec Tempereur et le roy domp Philippes son fils, du mariage accordé entre luy et la royne d'Angleterre , mais principalement aussi pour conjointement iraicler avec eux , et avec la Frwce, des moyens propres à mettre lîn ,