LITRE SEPTIÈME
smetts du Hudfilrd , il print résolu tion dé leir Jasques ft tant qu'il eust receu ses tstrances au contraire , ne qu'elle n'eust {u'aux précédentes remonstrances qui it esté desjà mises sur le bureau il avoit de tirer en ligne de compte les prini poincts , lesquels , à la faveur de luy, tt combattre et renverser tout à fiiict le Sa Majesté ; à sçavoir le propre bonit la réputation d'elle , et pour Tobten- : conservation desquels on ne pouvoit a'elle nefist et endurast tout cela mesme lie faisoit aujourd^buy ; que par ainsi ces nécessaires et généreuses parties nt estre en plus estroicte recomroanà Sa Majesté qnc tout ce qu'il y avoit e, de précieux et d'excellent au monde ; uant à luy soobs Tauctorité d'elle , il t jamais visé à autre poinct que cestuylitnant qu'en faisant autrement qu'elle demeurée fort mal contente de luy , et t$ s'H enst ainsi à la baste procédé à ces ies , lesquelles ne sçauroient jamais aptel avantage ou faveur à ses affaires s diluyemens qu'il y a apportés , et sur ndemens toutesfois qui ne peuveni estre ses , au moins selon les règles de Tes- ; parmy lesquels U n'y uvoît opiniastreté ^ogooissaïkce de ce que il doit à son râin seif|;neur et maistre ; que par le ire il esiimoit estre digne de louange lyant prademment les choses mid rees en France , et qui potivoieat appordeçà uae très-dangereuse conséquence t , comme foisoit ceste-cy , sur laquelle )roit que Sa Majesté , mieux informée i n'estok pM , chaugervii de votomé et [ement aussi.
il lasHpplioit très-4iomblement apporter isideration que par la dépêche du ca* î Pasquier elle Iny commandoit de faire Ds efforts pour favoriser le .pape et les s dltulie ; que ceste faveur ne se pouitendre que par le remuement des aret qu'en retranchant les aimes c'ostoit st prendre la voye pour p^dre que Favoriser les affaires d'Italie ; et de fsiict Sa Majesté avoit elle mesme estimé s'absentant le mareschal du Piedmont
mesme argument , foîble toutesfois en ce qui regardoit sa personne , que par plus forte raison il endevoit résulter que ceste casserie, au fort des affaires , feroit bien encor pis , mesmes à l'endroict de gens si craintifs et si soupçonneux que sont les gens d'église : pour remédier donc à toutes choses selon le vouloir de Sa Majesté et le désir du pape , il jugeoit raisonnable que tout aussi-tost que Taviciuailiement de Mariemboorg seroit achevé, ifu'il pleust à Sa Majesté luy envoyer en Piedmont autant d'autres en$ei{;nes de delà , an lieu de celles qu'elle vouloit qu'on cassast de deçà. Quant à ce que Sa Majesté troavoit raisonnable le congé qu'il avoit demandé , il manda qu'il n'avoit jamais eu telle intention , veu mesmes ce qu'elle s'esloitcy devant daigné luy escrire de sa main sur la necesmté de sa présence ; ores que ce fust , à la vérité , l'un des plus grands biens et des plus grands coutentemens qu'il sçauroit recevoir en ce monde , que de faire la révérence à son prince , qm l'avoit tant et tant honnoré, bien avoitil seulement désiré de changer d'air pour une quinzaine de jours pour aider sa convalescence , laquelle , grâces à Dieu , se faisoit meiileure de jour à autre , tousjours avec intention tottte^is de ne quitter la di^sition ny b ccmduicte des affaires , qui luy dévoient estre plus chers que sa propre tie.
Le roy , en fin recognoiasant le véritable Ibndement des plaintes et des remonstrances du mareschal , redepescto vers luy Derdoy , secrétaire de M. le connestaUe ^ pour laver et effacer toute l'opinion qu'il avoît conceue que Sa Majesté fust mal contente ie luy , et luy faire recognoistre que tant s'en faloit que cela fust , qu'au contraire die i'aimcnt et estimoit ininiement pour tant et tant de sery TÎces qu'il luy avoit rendus parmy les mesmes nécessités et foiblesse ; et qu'elle dosiroit les dignement recognoistre soudain qu'il seroit arrivé vers elle , et dont elle luy donneroit congé , louant et approuvant , à ces fins , que M. de Termes, gentil-homme de fort grande expérience et fort sage , commandast en son sdisence , et auquel elle envoyeroit les pouvoirs à oe nécessaires. Mais pour autant que le sieur de La Trinité , qui commandoit pour
ail desfavoriser les affaires , que de ce ] l'empcrem* à Cairas , Fossan et Gony , avok
MÉMOIRES DE BOYVIN DU VILLARS
[Uài;
précédemment faict porter parole aa mares- f chai de vouloir prendre le party du roy , et luy remettre ces trois importantes places entre ses mains , sous certaines conditions qu'il declareroit selon la responce qui luy seroit faicte , le mareschal , reco{pioissant la trèsgrande importance de ceste ouverture , print resolution de renvoyer diligemment vers le roy ledict secrétaire Derdoy pour luy donner communication de cest affaire » et faire aussi recognoistre k Sa Majesté que ceste considération estoit Tune de celles qui Tavoient fait obstiner à ne faire toutes les casseries , afin que , raOaire succédant bien , il eust en main les instrumens propres pour Tentreprendre , et de pousser plus avant la fortune ; suppliant Sa Majesté et M. le connestable qu'ayans bien balancé la conséquence de la chose , ils luy renvoyassent diligemment ledict Derdoy , avec pouvoir pour traicter avec ledict sieur de La Trinité , Tun des plus rusés serviteurs de Tempereur.
Le roy , qui avoit précédemment esté adverty de ceste ouverture , loua plus que jamais le jugement et la dextérité du mareschal, luy commandant de poursuivre vivement Taffaire » tenant tousjours neantmoins bride en main. Et à la vérité , si la chose fust succédée, toutes les guerres de Picardie, de Champagne, de Sienne et de Corsegue , se transportoient en Italie à la descharge de Testât de France. Cependant le mareschal fit faire Tavictuaillement de Montcalvé , et puis soudain , pour satisfaire à la volonté , et non au service du roy , cassa le régiment des quatre mil Suisses du capitaine Fiolic.
Peu de jours après ravictuaillement de Montcalvé > M. d'Aumale print resolution de s'en retourner en France , n'espérant pas , veu ces casseries forcées , qu'on peust rien exécuter de beau dans le Piedmont.Aumesme temps aussi M. d' Ampville s'en retourna trouver le roy , duquel il fut fort amiablement recueilly , tant à la faveur du père que des exploicts coiu*agettx qu*il avoit demeslés en ceste guerre.
Cela faict , le mareschal se voulant acheminer en France , il remit tous les affaires entre les mains du sieur de Termes. Mais au
mesme instant qu'il passoit le Montccnis , il | ment venus à rescarmoacbe , elle f D&t s^
fut rencontré du secrétaire Derdoy, dfpoi^ vers luy de la part de Sa Majesté pour le ^ de s'en retourner en Piedmont , amt sfra diverses nouvelles du costé delltaUeqstq. queroient sa présence , et sans laqnelUil ^ viendroit quelque dangereux désordre es « affaires ; le priant , à ces fins , remdtfJ partie à une autre fois. Ce seigneor , qà J desiroit rien plus que de se rendre âgrc^ à son prince par quelque bon et meoDr^ service , manda à Sa Majesté , par le QfS4 secrétaire Derdoy qnil luy renvoyoii, -J Tintention sur laquelle il avoit demandée^ pour aller baiser les mains à Sa Majesié t voit eu autre fondement que le propre ui de son service , qui requeroit ce voyagt[ diverses considérations; tontesfois, li qu'elle vouloit qu'il retouroast en Pi< que tout de ce pas il en reprent le d mais bien la vouloit il suplier de cfoêtp son retour seroit inutile , puis qu il oV^t accompagné des moyens qu'il faloit ^ bien et utilement servir , et le deflaut da^4 avoit esté en partie cause du congé qa ii » demandé.
Si tost qu'il fut arrivé àThorin , il emr velles que le marquis de Pescaire zm'fi douze enseignes napolitaines , desqseliai estoit le chef, et qu'on appelloit lesk^i dans Vignal où ils se fortifioient en ym ligence , pour tenir Casai , Yerme et calvé bouclés. Soudain il fit comi que l'armée s'assemblast jusqnes aa de fauict mil , que François « que Ssbses Italiens , et mil chevaux , et qu'ils se rn. sent tous à fiutigliere , où il féroit dix canons pour aller la part qu'il roit. Tout aussi tost mandé , aussi iasi cuté, ce seigneur ayant Faction aussi pn que le commandement. Estant arrivé «l lieu 9 il manda à ceux de Casai de yt prests pour le venir trouver à Yignal au instant qu'il y arriveroit , et dont il leor neroit advis.
Yignal est une bourgade sur une haut ^ Une du Montferrat , d'accès assez di&iu mesmes pour l'artillerie : tootes-fbis bhA des bras des gens de guerre surmoBU ]i difficultés. Ceux de dedans estans (on bi»