LIVRÉ NEUVIÈME
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LlVRÈ NËbFViESME.
sche da sieur de Gonnort TenIeroy,poiirVIiiduire AenToyerMeoimd^homnieset cf argent en Piedmonl. Ad vis da duc de Fertaro au mareashal de Briaiac, iinr ce qoB le pape s*estoit accordé avec Vfspi^ol. -^ k Cl s advis du ivaresclial à Sa Majesté sur diverses occurrences.^Prînse de Montechar et de Costiglioles par
enneiuis.'-Iinposilion nouvelle mise par le mareichal de Brissao sur lePiedmont pour Ventretenement de 'inée. -^ DÎTera bniicta seméa par. les enneniiav ta dcaadvanta^e du roy, sur la deffaieCe de M. de Tennea 'S GraYeiin^ues. — Arrivée du marescbal de Brissaa ep France , qui est faussement accusé par les menées du innic de Chartres , nonol)stant qnoy le roy le loue et exalte publiquement.-— Propositions dudict roareschal à
Majesté pendant son sejonr en France.* -r« Aeleor du marâadiai en Piedmoni, qui en chemin reçoRnon* les des forces que Tennemy avoit mia en campa^e. — Bepesche du sieur Francisque Bernardin vers Sa Ma* té , pour rinstruire amplement des affaires qui se passoient en Pledmont. — ^Defléicte de quelques trouppes
» eiineniia devant Sainct*])amian.. --* Deffaiele notable des ennemis an mesne lien où fui antreaftiîs baillée bnlaille da Gerisoles.'^^Montcalvé assiégé par lea ennemia^ battu et finalement prins , avec les causes de su rte. — Sommaire du mémoire envoyé par le marescbal au cardinal de Lorraine , pour avoir nouveau secours lommes et d'argent pour le Piedmont^-^asal asaiegé par les ennemis , qui sont en fin contrains de lever le gc et s*en aller fortifier Saiact-Martin.
1 358] hp marescbal estant red^ict au des- )ir d'fistre secouru., ni de gem^ m .d>rt , ea cejste exireipe nécessité et pauvreté es affaires estoient reduict^. de tous çospar la juste ou injuste jalousie du cardide Lon^aine, et vpyant que toutes ses [iiices , soit par lettres ou par personnes resses^ ue portoieat coup, et que cepeu* t les gouverifisurs des places protestoient Ire luy de ne les pouvoir p]us garder 3 auçmentatjoa de gens , et sans le payeit de ce peiji qu'ils, avoient près d'eux, il it resolution d'envoyer vers le roy M. de mort, son^ frère naturel ^ asspz libre et é de Sa Mi^esté, qui jKt tant, que Sa esté CQpnmapda qu'il y. fust pourveu^ ime il f^t« et pour le regard des assignais , et aussi pour Fenvoy des deniers , tant ir payer partie de ce qui estoit deu comme ir faire des levées pour le remplissage des lies l;>ai^de^ , sans plus s'amuser aux iWes inventions du président fiaiUy.
< Remonstrera aussi que le train que Sa Maié prenoit à crqire à ces inventions sans en evoir son advis portoit deux grands inconiens : l'un, qu'en les estimant bouACS on faict ,es(.at. 9|sseuré , . pi que cependant on posoit ailleurs des deniers précédemment iiaés pour le Pledmont; l'autre, que le dmont, qui descouvre peu à peii ces proétions, Jievoit }es oreilles à la nouveauté , luoy faire ils estoient continuellement sol-
licites par les ennemis ; et à la vérité.,, quoy que l'intention du président fust boffne, si ne devoit- il. avancer ces propositions, de dure digestion pour le temps qui couroit lors , et pour le lieu mesmes , sans en avoir premièrement conféré avec le marescbal qui l'aynjioit ; car ce fut une planche qui servit depuis^ de couleur à ce prélat pour le recullement des assignations destinées au Pied-* mont,. lequel eut depuis beaucoup à souffrir* ç » Pareillement , que ceux qui eippeschoient que le roy, par la recommandation du marescbal, ne gratifiast plusieurs seigneurs, gentils-hommes et capitaines des charges et honneurs qu'ils avoieptpieça. mérités, bastissoient, non pas la.juyne de luy». pais bien celle des affaires du roy ; quoy subsistant il estoit impossible qup le mu et la prudence d'un capitaine gênerai y peussent convenablement pourvoir, estant destitué, comme il estoit aujourd'huy , de rs^nçjur et de rqbéissance de ceux mesmes auxquels il commaur doit , et sans quoy U faut que tout a'en aille peu à peu en perdition et ruyne ; qu'il trouvoit tous ces traitemens d'autant plus estranges , que par cy devant Sa Majesté luy fai* soit cest honneur de pourvoir aux charges et honneurs , non ceux qui couroient les premiers à les demander, de quelque mérite qu'ils fussent , mais bien ceux là seulement desquels il rendoit tesmoignage et supplication; que si ceux qui ont aujourd'huy le ma*
MÉMOIRES DE BOYVIN DU VILLARS
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mement des affaires lûy donnoient ces traverses et ces défaveurs pour couvertement l'induire à quîcter sa charge , qu'il n'y fiiloit point tant de discours ni tant de façons , d'autant qu'il estoit et sera tousjours prest à la remettre , et de bon cœur , quand et à qui Sa Majesté ordonnera ; car aussi bien ne peut il plus endurer d'estre ainsi iraicté à contrepoil en bien faisant , et peut estre mieux que tous ceux qui l'agacent ainsi , jusqu'à vouloir que ceux qui sont soubs son auctorité entreprennent sur les mesmes choses qui doivent dépendre immédiatement deluy; et de faict, qu'au lieu de supporter , comme ils faisoient y le vidame en ce qu'il avoit |assez inconsidérément entreprins à son desceu , que luy et eux en dévoient estre rigoureusement corrigés et non pas loués , en tant que le mareschai , lequel ne cède ni aux uns ni aux autres en affection au service de Sa Majesté , la révérence de leur grandeur séparée, eust plustost aidé qu*empesché le vidame, s*il y eust eu tant soit peu de jour et de raison en son entreprinse ; et de faict , qu'aujourd'huy que le roy luy rehvoyoit les treize enseignes de Suisses dernières , les deux mil Daulphinois, et qu'il luy permettoit de faire des creues , avec promesse de les payer, il avoit si avant aidé au vidame , à la seule considération du service de Sa Majesté , et non de luy , qu'il ne tiendroit qu'à luy qu'il ne partist bien tost avec quelques François et Italiens.
»> Qu'il remecdoit très-humblemcnt Sa Majesté de l'honneur qu'elle avoit fait au sieur d'Ossun de le recevoir chevalier de son ordre, et de donner à la Motte Gondrin le gouvernement de Casai, lors vacquant par la mort du gentil Salveson , luy semblant que leur vertu et leurs services Tavoient de longue-main mérité.
» Aussi de l'ordre qu'elle a donné aux paycmcns des chevaux légers, pour celuy de Tartillerie , et pour le remboursement de ce que luy mesme fit prester , à sa caution , aux premiers Suisses qu'il envoya à Sa Majesté. Que si la foy eust este gardée par ceux qui avoient le maniement des finances , à plusieurs bons marchands piedmontois qui avoient , sur la sienne , advaucc jusqu'à qua-
tre cens mil livres à diverses fois , ib eo^ tousjours esté prompts à servir et seq^ Sa Majesté , au lieu de se trouver niw. conmie ils sont , à une misérable co&fi(tr<. par une fausse et maligne opioioa qo^ ^ cuns ont conceue qu^il avoit part aa bat., et dont la vérité les fera tousjonn teBîr p^ gens indignes d'honneur et de croyaBce. h" dict avec la correction de Sa Majesté, u quelle a de , longue-main foict trop de {cr^ ves de sa fidélité et intégrité , pour crfjif% r ., âmes scélérates et bassement nées, lesqtKJ digerans plustost les affaires par Yeum c^ par la raison, se precipitoient eox-niesik-^ dans les ruynes qu'ils pr eparoient aux amn. ; : et il seroit ainsi , si leur vie estoit bien m». gneue conune il desiroit que fast la sienBe «
En ce mesme instant , le marfôckl ^ nouvelles , par le costé d'Italie , que M. <^ Guise , ayant desbandé son armée , en «v . party pour alljsr trouver le roy par k d^< min des Grisons. Sur cela je fiiis depe<ér pour l'aller rencontrer à Lyon , tant pue r resjouir , de la part du mareschal , de &Pt heureux retour, et du souverain coam^ dément que le roy avoit déféré à sa îaksr •i fidélité , comme aussi pour luy lemmurr les misères et les afflictions qui c«irof<^ par le Piedmont , et le supplier , krs qi!/ seroit arrivé vers Sa Majesté , d'y fùtt povvoir conformément à ce qu'il recognM^ estre nécessaire au service du roy, à b i^ redresser la discipline et l'obétssance qof» . pauvreté avoit altérée de toutes parts, et ér^ M. le cardinal , son frère , ne s^estoit p^ donné guieres de peine , ores qu'il fi^ l plus anciens serviteurs et amis de sa Ellison.
Ce prince me récent et m^esconta fort tmtoisement , avec promesse de faire en sonque le mareschal recognoistroit comhieâ î estoit aimé et honoré de luy , et qoe [ki après son arrivée en cour il me renm^ v r luy pour recueillir les fruicts de son mù-. que je disse au mareschal la peine en iâq»4 r il estoit de tomber luy-mesme en ces ionirvenions , ayant à commander à des gens f» avoient le courage abatu par les disgrsm que ils avoient n'aguieres courues , et q*. auroit beaucoup d'affaires à leur remeurr t