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i cens bons cheraux et deux mil homs pied choisisjeur commandant qu*aii88irik verroient Fennemi dans la plaine ojl aille de CerizoUes avoit esté donnée , 3ste baissée ils donnassent dans ceste >e , laquelle , comme j*ay dict , menoit vivres, et quarante on cinquante mil , ainsi qu'on disoit. Tant y a que nos qui avoient les dents si lon{^es qu'ils tnandoient qu'à mordre « donnèrent et m et par l'autre costé si furieusement s , qu'Hs emportèrent ceste petite ar^ rolante , après avoir toutesfois rendu le peu de combat. Il y eust , que de , que de blessés, buict cens hommes; reste mené prisonnier; force beaux 3x, vivres et argent gagné, tion en {rosse somme qu'on presupposoit , mais rançon et despouille de plusieurs oflt- )e Farmée, marchands, commissaires res et autres ^ et mesme tout l'équipage isieors seigneurs de l'armée. Mais sur it prins le bagage et les provisions du e Sesse. Tout ce qui estoit mangeable voré : mais , quant à la chambre et aux imens et chevaux de bagage , tout cela cheté à quatre cens escus par le maresles paniers et bouteilles remplies dé ions renvoyées par un trompette.
:te fut trouvé si courtois par le duc de , qu'avec mil et mil remerciemens qu'il ; il envop donner au maresehal un beau t d'Espagne. Nos guerriers d'anjour- , qui n'ont que Tavarice dans la teste , ins pour la plnspart , h'ahroient garde rasser ces courtoisies. En somme ceste fit terreur aux ennemis , et remît le H le courage aux nostres, avec quelque ition , qui retint les volontés de plu- : tant les variétés de fortune ont de puisparmy les choses militantes. Lé roy ,
nouvelle qu'il en eut , s'escbaufe un lus qu'il ne iafsoit auparavant à pro- ) quelque prompt secours de deniers et ces.
CDons maintenant au siège de Génies ennemis rayant bàttÉ par quatre
et ixiict breische raisonnable , et télt concassé les flancs des déuk bàsin'ott ne s*en ponvcnt plustérvûr ; aysms
austt esté l'eau du fossé , ils vindrent à la sappe , laquelle le capitaine Quenson voubit deffendre, comme personnage auquel chacun avoit grande créance $ mais il fut tué, à la mal-heure pour la phice , car les habitans entrèrent lors en telle crainte et deOiance ^ qu'ils vindrent trouver le gouverneur, le prians , les ^choses estant réduites à tel des* espoir qu'elles estoient, ne s'obstiner hors de raison pour perdre la ville et la vie, tous leurs biens , femmes et enfans. A la première abordade , le gouverneur et les capitaines les rebrouerent fort; mais à la seconde recharge, suivie des femmes et enfans , ne cessans dé braire , ils se laissèrent non seulement em-> porter à rendre la place à bagues sauf ves « mais aussi le gouverneur mesme en sortit dehors avant que celuy qui estoit allé capituler fust retourné. S'estans depuis venus présenter au maresehal , il les fit mettre prisonniers, et commanda que leur procès fust faict, pour estre punis selon que le roy en orddn* neroit.
Donnant advis à Sa Majesté de ceste perte ^ il luy manda aussi que toute la gendarmerie et cavalerie , n'estant pas moins pauvre que la fanterie , s'estoit allé rafraischir es vallées prochaines de Pignerol ; que s'il venoit quelque argent , il le distribueroit aux uns et aux autres pour essayer de les tirer en campagne avec l'aide de la munition qu'il faisoit préparer ; que par six lettres interceptes qu'il envoyoit à Sa Majesté elle apprendroit que l'ennemi faisoit party ; d'argent à Anvers, à Bë^ sançon , en Auguste , à Naplës , Genncs et Milan , pour pouvoir entretenir deux grosses armées en Flandre et en Piedmont^ dans lequel on rémuoit desjÀ plusieurs practiques de la part de M. de Savoye , en intention de tellement nécessiter Sa M^esié, qu'elle soif contrainte de demander la paix , on d'endurer leurs bravades ; que pour prévenir tous ces inconveniens, Sa Majesté ne sçaurott mieux faire que de regarder de tirer aussi de son cobté argent de Nantes , de Tours , de Lyon , de Paris et de Rouen , à quelque onéreux parti que ce soit , afin de repousser ces orages , et les induire eux mesmes à chercher la paix , laquelle il ne feut jamais demander qu'à chevsg et f espée a« pi^g«
MÉMOIRES DE BOYVIN DU VILLARS
l^ Advcrtissemcnt da 2 septembre : que le roy est depuis le dernier jour du mois passé en son camp, qui est planté tout auprèsdes portes d'Amiens, estant derrière luy la rivière de Somme qui separoit le sien et ccluy du roy d'An{Tleierre ; » et maintenant entre ces deux armées il n*y a qui puisse empescher qu'elles ne s*approclient de bien près : la {][randeur des tranchées est telle, que nous n*en avons veu de nostre a{;e do semblables , et ce qui les nous a faict faire telles est le grand nombre de {jens de cheval que nous avons , qui n'est moindre que de quatorze à quinze mil chevaux , et plustost d*avanta{;e ; et quant à nos gens de pied nous les pouvons présentement compter jusque^ à trente-cinq mil hommes seulement ; mais , ayant faict rentrer dans ce camp les compagnies qui sont en garnisons des villes prochaines , qui sont , ainsi que nous cognoissons , hors de la doute du siège , nous n'aurons pas moins de quarante mil hommes de pied. Et eux semblablement ont leurs forces , qui se peuvent dire pareilles aux nostres , logées à cinq lieues de nous seulement, et tiennent toute telle contenance que nous, se retrancluins ainsi que nous, faisans comme s'ils avoicnt crainte d'estre assaillis et devenir combattre. Or si par devers eux ils font courir bruit d'une bataille , je vous puis bien asscurer que tout ce qui est de nostre coslé est en aussi bonne dévotion de combattre et bien faire qu'il est possible quand la fortune se présentera. Toutesfoisil semble, selon l'opinion et jugement de beaucoup de nous, que ces deux armées s'en abstiendront, et qu'au lieu de ce faire quelque bonne paix nous sera moyennée , de laquelle je vous diray comme les fondemens se jettent. Je vous a y mandé cy devant que M. le mareschal de Sainct-André esloit retourné en Flandres , où il a eu^congé de communiquer avec M. le connesiable , lequel le roy Philippes a faict venir de Gand à Arras , oii il a faict loger Icdict sieur avec mondict seigneur le mareschal de Sainct-André et M. l'admirai, qui desjà sont assemblés audict lieu avec le conseil dudict roy et madame de Lorraine, pour mettre en avant les propos de pacifier nos affaires; dequoy nous attendons bonne issue, tant i)ôur ce que nostre roy en a plus ouver-
tement que par le passé déclare sa votonié k ce coup-cy, comme aussi il n'est pas foit vniysemblable que sans une grande asMtrance d'icelle il etist esté permis à mowbt sieur le connestable de s^aprocher si prèids nous, ayant moyens de se rendre amy de m gardes pour les amener pardeçà quand et Iit; aussi qu'à bien prendre les aflaîrcs kdide paix n*est moins nécessaire à nos ennaiii qu'à nous-mesmes.
» J'ay bien voulu vous prévenir de es propos pour vous faire entendre le prepantf où nous en sommes ; car, advenant là coiclusion dicelle , je remettray cela aux adi» tissemcns qtii vous en sont faicts de h pH du roy ; mais bien vous diray-je que ce fi mettra les choses en plus de longueur, c'ol rinterest particulier de M. de Savoye , »quel l'on fit bonne recompense pour son ptA de Piedmont, de laquelle s'il neseToaU contenter, possible que les esiats de panidi ne se voudront aussi tant empescberdeM faict qu'il voudroit bien : de tout cest aCâf nous espérons que dans huict jours la rm lution nous en viendra par la venue de Tm des nostres que je vous ay nommés. Ma, cependant que nous nous tenons sur noig» des, nostre frontière est fort foulée de k compagnie qui y est , laquelle , si nous an encorcs à y estre longuement , sentin Ml' grande ruyne. Ily a parmi nous beaucoopè malades , tant de seigneurs qu'autres, de Ib de ventre et de fièvres -, mais il n'en weA pas beaucoup , Dieu merci. Le roy, it tt part , a senti le brouillard qui court b tôA en ce pals , et en a prins un rume qui Iny ai descendu sur les doits , dont il a esté d dès hier, et encores aujourd'huy s'en etf senti ; qui l'a conlrainct de garder h dflibre. Je ne veux oublier à vous dire qaeiti jour personne n'y a peu entrer, sinon ces de Lorraine , qui ont osté à tous la coonodite de le voir ni approcher. Il a aussi ce joffdliuy esté joué un misterc que je ne ictf celer; c'est que ce malin , ledict seigocof* tant en sa chambre , Ton a faict poontftf le dauphin parmi le camp avec la cornette à roy : je ne sçay à quoy peut servir ccb,âiS que ceste maison luy veut faire o^noiM son crédit pour l'alliance qu'elle a avec bf*'
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