‹ Mémoires de Gaspard de Saulx-TavannesChapitre 174 sur 224 · LIVRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DIXIÈME

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il pourroit tellement fournir les places, que, succédant perte de la bataille , elles pourroient tenir coup attendant nouveau renfort de Sa Majesté , laquelle à ceste intention devoit tenir prests du costé de Lyonnois et Bourgongne une petite armée de cinq à six mil Iimnmes , et d^autant de Suisses , pour les faire diligemment couler en Piedmont si la nécessité Fy invitoit.

Or, pour autant que le mareschal eut nou- Telles que les pourparlers de paix estoient si avancés , que jour avoit esté prins entre les députés des deux Majestés pour s'assembler à Gâteau Cambresis , lieu choisi par concordance , et qu'il estoittousjours en doute qu'on y feroit quelque marché pour les affaires du Piedmont , il print resolution de me depescher vers le roy avec amples mémoires et instructions sur tout ce quipouvoit , en gênerai ou en particulier , regarder ces traictés pour le regard de Tlulie.

* Je ne me sceus si fort advancer que je ne trouvasse desjà M. le connestable party d'auprès du roy pour aller audict Gâteau Gam- Iresis , et ne trouvay que M. de Guise et M. Bourdin, secrétaire d'estat, près Sa Majesté ; auparavant de parler à laquelle , ledict «ieur de Guise me lit dire en l'oreille que le roy avoit desjà couvertement arresté la paix Hvec M. le connestable , à la rétention seulement de Thurîn, Ghivas , Quiers, Pignerolet Saviglan, avec leurs finages; dont je demeumy si estonné , que de là je prins resolution d*en parler peut-estre plus librement au roy qu'il n'estoit convenable à personne de si basse estoffe que la mienne ; mais le regret et le déplaisir que je prevoyois que le mareschal 0D recevroit m*y portèrent. La substance de ce que je luy dis fut telle :

« Sïve, le mareschal ayant entendu que Votre Majesté estoit sur le poinct d'entrer eu quelque Uraicté de paix avec ses ennemis, il a jugé que c'estoit chose convenable à son devoir , premièrement de supplier , comme il iaict, la divine bonté, qui tient le cœur des rois en sa main, de luy en donner toute la glorieuse et advantageuse issue qu'il désire , et pour l'advancementet pour la seurté future de Testât^ lequel du costé du Piedmont, duché de Milan, Uontferrat et Canavois , n*est point si petit

qu'il ne puisse aujourd'huy , assemblé en corps, estre parangonné à une des plus fortes et plus abondantes provinces de la France , laquelle par ce moyen tient en bride les forces , les moyens et les démesurées ambitions de l'Espagnol et de toute l'Italie , jadis la terreur de l*£urope et de l'Asie ; pour preuve dequoy il se fait fort de faire valoir tout ce qu'elle a delà les monts cinq cens mil escus , dont les deux cens suffiroient pour porter toutes les charges, et le reste reviendroit à Tespargne. » Que si la pénurie des moyens dont Su Majesté s'estoit trouvée fort travaillée en ceste dernière guerre estoit celle qui luy donnoit occasion d'entrer en ces traictés, c'estoit deffaiilir en cest endroict et à soy-mesme et à la France aussi, qui n'estoit point si apauvrie qu'on n'en peust tirer en un an , à demy par prières et à demy par force , trois millions d'or , et du clergé demy milh'on, comme dès la routte de Sainct-Quentin il avoit persuadé, afin de si soudainement et si fortement armer qu'elle fist la paix en armes ; que tous ses bons serviteurs , et luy des premiers vendroit plustost sa terre d'Estelan pour . tirer trente cinq mil escus et les prester à Sa Majesté , et que si tous ceux de sa partie vou* loient faire de mesme , elle auroit bien tost en main dequoy donner la loy et non pas la recevoir , comme elle vouloit faire , à ce que j'avois entendu depuis mon arrivée , ne retenant que cinq places delà les monts , et quittant tout le reste à Tetemelle dereputation des prédécesseurs de Sa Majesté et d'elle mesme aussi , qui avoient puis long temps si courageusement combattu ceste province , ne l'estimans pas moins que la Bourgongne on la Gliampagne. Que c'estoit enterrer la gloire et la valeur de tant de braves princes , seigneurs , gentils-hommes et autres, qui avoient employé leur sang , leur vie , leurs biens et leurs amis à la conqueste d'icelle , sous les victorieuses enseignes de ses majeurs et d'elle mesme ; que je l'asseurois que là où Sa Majesté voudroit seulement entretenir le renfort qu'elle avoit promis, durant trois mois entiers» elle auroit bien- tost Pavie et Alexandrie , et quelque chose encor par dessus, et par la glorieuse exécution desquelles elle reduiroit ses ennemis à tel^accord qu'elle vowb

MÉMOIRES DE BOYVIN DU VILLARS. [isss\

par le contraire , faisant joug à la fortonc , et I demeurant desarmée comme elle estoît, il n'en faloît espérer que rentier rabaissement de la France, laquelle , estant de naturel martial et remuant , ayant perdu cesie belle escolle mariîalle ou pépinière de gnewc , ne se contiendroit jamais en paix si elle n'avoil quelque visée où abuttcr sa valeur et sa vertu ; que Sa Majesté sçavoit mieux que autre nul que le François n'avoit point de pins {prand ennemi que la paix et la prospérité , qui le rendoient impatient, plein de licence, hardy à mal faire , cupide de rcmuemens , et mesprisant son propre bien et repos ponr embrasser choses nouvelles : que là où Sa Majesté desircroit , comme c'estoit bien faîct , retirer ù elle M. de Savoye par le mariage de madame sa sœur , et rcsiitution de ses ostats , qn*à tout le moins elle retint le Siennois , la Corseguc, les terres de la duché de^Milan, du Montferrat , et le Canavois , qui n aparicnoient à ceux auxquels elle les vouloit rendre , et par la rétention desquelles elle ticndroit en bride le roy d'Espagne, le mesme duc de Savoye , et toute ritalie aussi : que le maresc*hal , Voyant ces dangereuses extrémités qu*il Véstolt indaginées auparavant monpartement, th*avoit commandé , où je trouverois que Sa ', Majesté fust logée sur ces périlleuses reso- '. Intidns , de la très-humblement supplier vou- ' Icfu' 'mettre luy et toutes les forces qui estoient . de delà au ban de la France comme rebelles, et qu'il mourroit glorieusement combattant , comme fit M. de Bourbon, ou qu il oonserveroit et amplificroit les frontières aux despens des Miianois et Gennois , qu'il rendoit, et d'autres aussi , ses contribuables ; si tout se perdoit, que Sa Majesté ne perdroit que cela mesme qu^elle vouloit volontairement perdre ; et que s'il se conscrvoit et gaignoit , comme il esperoit faire, que tout seroit de Sa Majesté , devenant par ce moyen le plus puis-

et tous ceux qui en ceste dernière guerre au- jugement ni d'affection pour la servir en « roient porté les armes en son service , de quel- qu'ils recognoissoient nécessaire pour le Ma que nation qu ils fussent , et notamment ceux , de sou estât , ni se laisser emporter à A deMilan,Montrcrrat,PiecImontelAslioane.« | qui ne fust convenable au bien de sesatt

Le roy , lequel durant ceste tsoHmt t^monstrance avoit quatre ou cinq fins àOÊft de couleur , avec des soupirs qui ne preah geoient rien de bon , me respoûdît : « Je itcognois que toutes les rèmonstraïKdes qm tin fîlictes de la part de M. le maresclnl pMn de ceste affectieunée fontarne qui ne fiit jh mais tarie où il s^est traicfé et de ma {Mt et de mon service , comme tesntoignent ta d'honnoraUes fancts qu'il siffloriememetA m ù fin. Je n'ay point , grâces à Dieu , le est ni le conrage si ravatlés que je ne retioK encores en msùn de quoy rae frire crandriei mes ennemis. »

M. de Guise , interrompant Sa Majesté, hjr dict lors : « Je vous jure , Sire , que c'est tal en prendre le chemin; car, quand vûssie feriez que perdre durant trente atas, aie sçauriez vous perdre ce que vous VoMec dàner en un seul coup : inettez moy dans h pire ville de celles que vous voulez fCMrt, je la conserveray plus gloricnseniient sv h foresche que je ne ferois jamais parmy rie paix si desadvantagen^ qù^est celle qitevM voulez faire : vous avez-, Sire , ttssèz serviteurs qui en feront autant qœ deçà et delà les monts. » Geste repartie de M. de Gotse mérité d' commandée à glorieuse et éternelle tntmin.

Le roy , reprenant les frdpôs et de Inrit de moy , nous dict : « Afin qtte vous c6j[1mA- 1 siez que je ne suis pas si avant resoh qft vous estimez , je veux qtfe Boy\7n affle tnt ver mon compère, qu'il se tienne prèsdehj tant que Tabouchement dorera , itùû sedk- 1 ment pour le rendre capable de ces rm»- I strances, mais ponr de jour à uutre loyn- 1 mentevoîr ce qu'il advisera pour lélîèB'fc mes all'aires en Italie. »> Et dèfaict,lc nww jour je fus trouver M. le connestable àGôK, où il estoit encores ; je luy fis la plnspan A ces remonstrances , qui rie ctenieufcVentsais

tîYRE WXIÊME.

que |e le snlîifitôé , ël fpA mesure qae faire^ se traictereSént qnH m'en comiqoeroit pour è^iider des partis et de^ mstràliees ^è j'àVoK Kfiete^ du V-oy^-à

îS dèpViléS de là iikh'ën foy eâoieîa^tnes-

rs les cai^dttial de YxhtrSùe , eonnestable ,

isdîA dé Sâikict-Àiidi^ , de Morvilfier, ck

besphne.

i la paît da r6y d^Espagine , meSsietirs Tes

d*Âlve, prineè d'Orangé, RtigomeS et

«que d'Arras.

adame la donairiefe de LoVraîhe estoït

iatrice entre les uns et les antres , et

noit le conseil, on sent assefublée, en sa

;on.

ss nns et }ë$ antres estoient smvis de îeurs grands sergnenrs et gentife-ïiotn- . A cfaàqne assemblée qui ^ teiifoTt, je ne m de donner It M. le connestable et ^ :nn dés anh*es ^eigiienrà tfh brevet dôntè- : tousjonrs nonvean party, plu^ost ponr pre qne ponr iùdîgnéafient achever, fil de t , les choses se reddsii^eM nn }6nr h re) ict , qtie théssienrs nos depntés vie dcfpes- •erti Vers le tï)y xiaér Wf dfre tjnll ïaloît timer à h gtieri^ , et deslors coMniainler ni estoh contenn anx memofres et iA^trac- 5 dont tTs m'avoîetÀ chargé. Je voas Wîsse ?nser si ce cànnnandénient *ifte M agreàon non-, tnaîs quand j'arrîvay vers le rèfy, estoit tout seul, n'ayant qne n. Bour^ ; de Iny , Je le ti^nvay pins eStonné que l'eusse desit^ : Soudain !I envoya qoeVir de Guise , auquel ayant tout compté il tondit : « Sire , Dieu Va aînSi Voulu : force ouragè ne m'anqueroùt "à Vostre Majesté r rudement traicter ses eimèmis ; il faut

chacun retranche de ses moyens pour tidcr Vostre Majesté durant deux années,

nous mèsnageroïkis si bien avec les ar- , qu*eïle pouira rembourser et rècom- »er nn chacun, et avoir une paix advah- !use. » Pendant que je partis pour aller ;ser Testât de Ce qnll falolt pour le ?!edtt , M. le cardinal de Lorraine arriva en e à Villiers-Gosterets , où estoit Sii Mai, à la .nette il apporta plus gracieuses vclles que les miennes : ce fut la paix ,

conditions pieça couverteinent concer-

tées entré le roy et M. lé connestable , jusque rendre anx Gennois la Corse, qui ne fcfur appartient que ^ir drôïct de bienséance, tômùie les SiennoiS vit duc de ïlorencè leur iêtanemi , et lés panVrés vîHes de Moniferrat, qtri aVdîèïift leVé les cornes pour nous, an duc ^e Man'tovre. bè là le's peuples et les petites repfiblîqùeS doîvent apprendre h se (enîr dans leurs coquilles , sans se mesTer dés querelles des grande , qui s'âîpk>Tnctent'tousjours Il leurs despéns.

le roy, après ta venue dùdîct cardinal, mè fit appelTer , m'e donna communication de ce qifi avôit esté farct , avec comfnandemént de né parth* qtfe ledict ^lè'ùr connestable ne fusl arrivé , ei que lors Je seroîs depesché pour porter en Piedmont les conditions de la paix.

tïe là à deux jours, estant dé retour tous les députés, M. ^e connestable commanda ma depesché, afiant prendre laquelle M. deBeauregard, secrétaire d'estat , me là preseàfla toute fermée et cachetée en uû pacq'uet , tout ainai qne dettes qu'on a ùcdoustumé de bailler h 'dès 'chevaudleù'rs d'escurie*, Je i^éfusal de la prendre , disant que j'avoîs ^ôusjôurs accoustumé de negotîer en crcàifce , et non ^ bais dld^ , 'et qo^ la baTllast à autre qu'à moi , éstacit resoïû de Voir et de SçàVoTr ce que je portols : il m'è respondit que M. le connestable le luy àvoit ainsi commande , et auquel il ïiv'ôlt Vespondu qu'à son iiàyîs Je ne la recevroîs pas ainsi, dômme à la verîlé il n'estoit pas raisonnable , et qu'il estoit toutesfcHS d'advîs que Je me préparasse sur la brayade que ledict sieur connestable m'en feroît. De bonne fortune M. de Gonnort estoit lors en cour, auquel ayant faict entendre 1è faict, il 'me mena avec luy au lever dû roy , à qui il en fit la plainte auparavant que M. le connétable y fust arrivé : Sa Majesté le trouva mauvais , i^espondant qu'il ne se faloit dédier â'un si bon et si fideHe serviteur qu'il m'avoit tôusjours recogneu , et qu'il aimoit. Ainsi que M. le connestable entroTt chez le roy , il dict à M. de Gonnort qu'il ne trouvoit pas bon le refus que j'avois faict de prendre ma depesché; l'autre , qui estoit desjà tout picqué de ccste nouvelle façon de faire , luy respondit: «Vrayment, monsieur, il eust esté mal babite homme s*il eust âuïrément îaict j

MÉMOIRES DE BOÏYIN DU YILLARS.

il est raisonnable que luy, qui a par tant de fois traiclc et fidellement negotié de grands aflaireSf sçachece qu'il porte à celuy qui Fa envoyé. » Le roy , les voyant en paroles , s'approcha, feignant de ne rien sçavoir, et lors je me presentay. M. le connestablCy reprenant son propos , dict : « Sire , on luy a voulu bailler sa depesche, il ne Ta pas voulu prendre parce qu'elle estoit fermée. » Sa Majesté lors respondit : • Il a bjen faict ; sa fidélité m*estant cogneue , je veux qu'il sçache ce qu*il porte, et qu on luy fasse un présent pour tant de peines qu^il a prinses en ce voyage. » La depesche fut ouverte , et le tout baillé à cachet volant , avec un don de cinq cens escus, et plusieurs grandes promesses de la part de Sa Majesté.

La rigueur que M. le connestable voulut practiquer contre moy au fiiict de ma depesche , procéda de deux causes : la première , de ce qu'en devisant iamilicrement avec Derdoy , son secrétaire , sur le faict de la paix qu'il extolloit jusqu'au ciel , je luy rcspondis qu'il ne m'appartenoit pas d'entrer sur les fondemens qui avoient meu son maistre à la nous donner telle , mais qu'en mon particulier je ne la pouvois trouver bonne. Cestuycy l'ayant rapporté au connestable tout autrement que je n'avois faict , il me fit appellcr, et tout en grongnant me demanda avec quelle nudace j'entreprenois de juger d*affaires qui surpassoient ma portée. Je luy respondis que je n'avois en cela fiancé personne , et luy répétant les mesmes paroles, et la perle et ruyne qu'elle apportoit à mes petits services et labeurs, il se contente, me disant que le roy estoit assez puissant pour me recompenser. L'autre fut que le lendemain luy parlant de ma de|)eschc , il me dit : « Boyvin , vous sçavez mieux que nul autre combien j'ay aimé et favorisé M. le maresclial , mon cousin ; je veux que vous luy fassiez entendre de ma part que je ne suis pas d'advis qu'il s'amusc doresnavant plus en Piedmont, ains qu'il s'en revienne près du roy , où je luy feray avoir charge digne de luy , en remettant , comme je désire qu'il face , le gouvernement de ce peu (|ui reste à mon fils d'Ampville qu'il a nourry. Et quant à toy , je te feray aussi donner quelque honneste recom-

pense si tu l'y disposes et m'en apportes m consentement. » Ma responce fut que j'am tousjours désiré » comme je faisois eocorei, de luy rendre service très-humble en ce faict, pourveu qu'il luy pleust me mettre en nûi subject propre pour Tentreprendre ; car deb vouloir faire ainsi crnement , je ne le pomoii jamais faire sans me monstrer perfide eam celuy qui m'avoit nourry ; mais me domittt dès maintenant robbe honnorable pour le i^ vestir en quictant la sienne , que je. me ferai quasi fort de le réduire à ce qu'il desiroit Si responce fut ; « Dictes luy qu il s'en repoiett qu'il s'en fie en moy. » Ma réplique fbtqne je le suppliois de le luy escrire donc loy mem| pour me garantir de raccusaiion que fa pourrois encourir. A ce dernier mol il m toiurna la teste , disant tout en barbotiM: « Et bien , bien , nous verrons que ce sera. • Voilà , messieurs , d*estranges intentions et pires mutations, de vouloir tout à coup, et sur des fondemens qui n'ont aucime solidilé, despouiller ce pauvre seigneur , sans aidrei gages que de paroles vaines , et encores , qii est le pis , que le serviteur du maresdial uà celuy mesme qui serve d'instrument i ee faire ; comme fit depuis Montbazin , qni m s'en trouva guieres bien : et à la vérité 1 J a, ce semble , de la lascbeté fort grande î quicter l'honneur du maistre lors qu'il ^^W soin plus que jamais de nostre fidélité M '^ |v nostre secours.

Par la suiltc de ces discours et de ces Mgociatious , à les considérer depuis la mplBt de la trefve de 55 jusqu'à ce jour-là que h paix fut conclue , il est aisé à recogiMNM* que la passion, l'interest et la diversité dei humeurs des serviteurs des princes , est eefe qui joue toujours la principale tragédie tf le théâtre de leurs affaires , et que le coobat , que la raison , la justice et le jugeoMil de ceux qui y voyent plus clair que les astres, ny servent jamais de rien , non pi* que leurs propres vertueuses actions , pov grandes et pour excellentes qu* elles soyctf ^ comme , à la vérité , avoient tousjoors 9êi celles du maresclial, lequel en esprit proiik* tique avoit toujours estime que ceste rupIMt de trcfvc si advantageusc n'apporteroit ffi malediciion et ruyne , et enfin lu mesme ds-

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