‹ Mémoires de Gaspard de Saulx-TavannesChapitre 198 sur 224 · LIVRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE ONZIÈME

toutes, que Sa Majesté ny luy n'en ouïssent plus parler.

Par une lettre du vingtiesme de ce mois , ce prince respondit qu'il avoit pourveu à sa juste plainte, et qu'il recevroit lousjoursà singulière faveur qu'on s'addressast à luy pour toutes sortes d'affaires où sa personne , son jugement et ses moyens pourroient servir Sa Majesté : et pour autant que le mareschal se doutoit que du costé de la cour, où il n'estoit aucunement festé , on ne trouvast mauvais ce qu'il avoit iaict, il envoya à Sa Majesté les informations qu'il avoit prinses sur ces affaires, luy ramentevant toutesfois que en cest endroit il n'avoit suivy antre chemin que celuy que Sa Majesté lui avoit tracé par ses lettres du vm{}tiesme novembre, portans qu'il n'eust à souffrir ny laisser passer aucunes nouvelletés ny enireprinses de la part ny dudict sieur duc , ny de ses ministres , sans s'en ressentir par une douce et honneste remonstrance, et , en cas de refus , en donner advis à Sa Majesté.

Qu'au mesme instant que ceste depesche se iaisoit, que l'un des commissaires dudit sieur duc l'estoit venu trouver pour faire rendre l'argent prins sur les marcliands , marchandises et mulets, allans ou retournans du marché de Carmagnolles , et que ceste démonstration donnoit espérance de mieux pour l'advenir, et dont il n'a oublié d'humblement remercier le prince.

Qu'il vient d'avoir nouvelles que le duc de Sesse est aller visiter Casai : que de là il est allé à Yvrée, et puis repassé par Santia et Verceil : ce qu'il a trouvé estrange , ces places n'appartenans à son roaistre , et dont il peut faire bonne conjecture ; qu'il n'en fera toutesfois autre bruict si Sa Majesté ne luy commande le contraire.

MÉMOIRES DK BOYVIN DU VILLARS.

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