‹ Mémoires de Gaspard de Saulx-TavannesChapitre 20 sur 224 · RÈGNE DS · texte numérisé non relu

RÈGNE DS

du «om % ioelteft lances dah-eot diarger t flavic proche des derniers rangs des ea- »* Il fsiit un est de réserve » qui jaouns ^mbaue que b victoire ne soit asseurée ; Uerie ne soit placée en lieu trop haut , ^mest elle tire à plomb et ne tue qu'un me s il Aiut qu'elle rase. U n*est que les « ebafigés au logis» ou des arquebusiers irës d'on fossé, ou des piques. Le duc ^rme . voidant Caire combattre ses lan- » • les mettoît par cent chevaux en croix » uni €|ue, donnant dans un ost de trois ï pislolîevs , les preouers seroîent battus , second desordonneroient , et les troisième lualriesoie emporteroient. Quoy qu'ils di- . , radvemage esc de ceux qui voniengros rois eens. SoienCmis les meilleurs hommes fronce, c'est un préjugé; les premières rges estent ou donnent le coeur. Regarder les metUeuie ne chargent pas les pires , atsm que les meâUeurs du eosté des enne* demeurans sans ealre occupés et chargeais plus Ibibles , la victoire demeure en doute, .droit encoies débattre un coup comme à izoUes. Dans les charges il ne faut aller au peut trot et se r'allier ; la charge en IG eai la mine des escadrons. Il est necesre d[*aTOîr dnquante chevaux tirés pour isteirir ses ennemis s'ils en avoient autant ir charger en flanc ; et s'ils n'y prétendent , it feire es qu'ils dévoient faire ; les emlxuv isent fiart et diminuent leurs forces. Gertaiment un régiment de mil chevaux , s'il est xrgé de cent par flanc avant que se mesler, mmue fort de sa force; de mesme ceux qui .argent cent pas devant les eacadrons donint grand advantage k ceux qui les suivent, ne se faut point fier que la cavalerie soit «s de combat , qui est entre des regimens (gens de pied , parce qu'il n*y a pas plus de iril d'allé à eux , que s'ils estoient en camigne flanqués d'arquebusiers; et pour la ettre hors de combat il la faut mettre direc* ment derrière les bataillons de gens de pied, )nt ils peuvent sortir quand les ennemis phemt aux mousquetades , ou aSbiblis de diarer dans les piques.

Des coureurs forts réussit souvent de bons lects , et n^engagent s'ils sont reversés : le

ige caj^taine au combat qui tient sa troupe

FRANÇOIS h }$9

esloigoée , les reçoit ; et se retirent ensemUs avec prudence. Les escadrons inoommodéà d'artillerie , ou tentés de belles oocasiooB , ps desirans d'eux mesmes r^arer un desordre i ne doivent se mouvoir sans commandemest du gênerai ou du mareschal de eamp : peiH sans bien faire pour leur salut , ou de quelqsee particuliers » ils hasardent legvosdes iMsilles dont ils ne sçavent le nœud : ardeur ^ craints^ bayes, fossés » rompent Tordre des oombaïaj Il est mieux de souffrir les canonnades et mous» quetades des ennemis , que , pour se trop tost advancer , couvrir les siennes et les empesai cher de foire efieet. Uarcter au pae, et par Qonsideration petit trot » faisant halte , par Ms retient le commandement; la confusion as gUsse aisément parmy les trop hastifr. Quelque fort que l'on soit de caviderie , il Se i^Ê^ attaquer ses ennemis flanqués d'inftntsris sans y en mener» et les desloger , ai oe n'ess que la victoire soit toute i^parente* Ceux qsi sont bien placés ne doivent de ehalenr ahaiif donner leurs postes , mesmement Voyant les ennemis venir à eux. U vaut mieux recs-* voir ensonassiete favorable , qu'en sortfa* pour les aUer chercher : la routte des premlerses» cadrons porte malheur et mauvais exemple au reste , qui juge l'issue du combat par lea premiers evenemens. Les ftronts doivmit estrs de bons honnnes; lesosts de reeerve sent ds^ cessaires oondnicts par boas eapitaises et qui ne s'estonnent de voir leur armée en rolite % ils ont plusieurs fois donné la victoire asi; vaincus; c'est pourquoy les victdrieux doi*» vent suivre sans deinndement. j^saieurs od| opposé les plus foibles aux plus fsrts, à oë qu'iceux forts » s'eschaufins à lea smvrs , sS desordonnent y soient chargés en flanc et do^ faicts. Aucuns, par grandes escarmouches souvent rafraisdiies , ont testé l'événement dit combat, qu'ils ont pris à heure et à temps » et sur les mouvemens ou demardie de lesr^ ennemis ont changé l'escarmouche en bth taille. Le gênerai ne peut estre par tout, il doit avoir des mareschaux de camp et vieux capitaines qui le soulagent , sçachent son but, son intention , et courent de costé et d'autre* La multitude de ceux qui demandent ce qu'ils ont à faire ; les divers evenemens parmy tant de criS; de bruits de trompetes^ de tambours^

iu

MÉMOIRES DE GASPARD DE SAULX. [isUf

ne se pensent pourvoir ni remédier par un 8eul : de tant plus il est nécessaire que 1 ordre soit dit et escrit avant le combat , qui apporte tant de confusion , meslant Tordre prescrit et celuy qui seroit nécessaire en présent , que la fortune y a bonne part. Infinis autres préceptes se peuvent donner qui ne sont icy. < Inimitié ancienne ny oflence nouvelle n empeschent les princes de se réconcilier et s*associer avec leurs ennemis ; ils ne se ressentent du passé au req[)ect de leur utilité.

Llnterest est le maistre de tout , et ne faut foire aucun fondement ( principalement en France ) sur ces divorces , lesquelles finiront lors que Tun ou Tautre aura moyen de contenter son ennemi , ou de le faire craindre. • Toutes lettres portans reddition aux assiégés doivent estre suspectes ; Taiiifice est commun aux assiegeans d'en contrefaire ; et ne sçay comme les anciens ont esté si grossiers que d'y adjouster foy , et encore pis de les faire voir et publier parmy les soldats.

- Geste victoire fut importante , le marquis du Gast devoit entrer au Lyonnois s'il n'eust esté defaict. M. d' Anguien offre de prendre Milan à Taide de Stresse et de ceux deLaMirande sus pied en Italie pour le roy. Sa Majesté commande de prendre Carignan , et de luy ren* voyer ses forces ; il est obey à Tun et à l'autre. Stresse, au bruict de ceste balaille, pense aller au siège de Milan , court à sa defaicte par le manquement de cavalerie que M. d'Anguien luy devoit envoyer , de sorte qu'il fut rompu à deux journées du camp des François , ou plusieurs se sauvèrent. L'alarme de rentrée de l'empereur retire les forces de Piedmont en France. Après qu'elles eurent pris Albe joincts à Stresse , ils firent suspension d'armes et vont au secours de France. Quatre vingt mil hommes et dixlinict mil chevaux doivent assiéger Paris. L'Anglois ayant pensé à faire les affaires , assiège Boulogne au lieu de Paris. Guillaume de Fustcmberg gagne par famine LuxemlK)urg ; rcmpcreur joiut à luy prend Commercy cl Ligny. Le roy , sans estranger , est Llasmé des siens, à quoy il rcspond qu'il n'en vcuï qu'au déclin de l'armée hnperiale. ]/cnipcrcur assirge Sainct Dixicr , au lieu qu il devoit assiéger Paris, huicliesme juillet ibiii, esmoussc les pointes de ses feux.

M. le Dauphin et le sieur d'AnnebauIt nit/t nent à Jaillon , mettent la rivière de HmK entre leurs ennemis et eux; jettent M. m^ Brissac à Vitry , avec des gens de pied et dH chevaux légers. Il en est deslogé , et SM fil ' fanterie defaicte , apprenant qu'il ne ae dNÉ garder un logis que l'on ne veut seconrir k là teste d'une armée ennemie. Deux oonpi ÛÊ canon tuent I^ Lande , premier des a8B^grft| et le prince d'Orange , seconde personne dfli assiegeans. L'empereur donne Tassaolt redw blé de toutes les nations , et est repousé . taoi parce que la bresche avoit laissé des flancs,; que pour ceux qui estoient couverts. *

L'empereur , la sappe tentée , désespère de la prise ; invité à parlement sur lettres coolr»* faictes de M. de Guise , contenant aux asn» gés que le roy ne les pouvoit secourir. Gss escrits, le peu de vivres^ le devoir qnV fait les assiégés , fait rendre le comte de serre , après avoir adverty le roy qn^il atlflv* droit buict jours secours. Il avoit donné teiB|M aux Suisses et forces de Piedmont d'arriver; le dauphin menace de bataille l'emperearj apnt despendu temps et argent devant ans bicoque ; l' Anglois , ne voulant quitter Bologne, manquant à la promesse d'asuego* Paris , l'empereur entend à la paix. Il avoit prémédité de tenter le chemin de Paris , et» s'il trouvoit grand obstacle , resoin à la retraicte par Soissons , se parant de rivières , comme il fit. Les députés furent messireFerrand de Gonzague et Granvelle , l'amiral d'Anncbault et le garde des sceaux de France. Ih ne font rien au premier parlement; lesarmési se voyont près Glialon , la rivière entre-denx: le comie de Fustemberg la veut sonder de nuict , il est pris. L'empereur prend Espemay, passe la Marne à tous evenemens , feignant vouloir aller en Brye , oii le dauphin se retire; couvre Paris, dont i'espou vante deshabitsns, qui se sauvoicut en Normandie , en despit da cardinal de ]\lcudon , fait croire que si l'em-. nci*eur oust marché droicl à Charenton, qne^ l'armée du dauphin déplaçant , eust mis Iteis en branle. Le dauphin prend le temps , requicit au roy François que le conncstaUe soit r*app(;l<'' ; la faciiondo madame d*Ëslampes et d*Annebaull contrarie ceste proposition, en-. voycpî f;"/^rir M. d'Orléans -, tout est en mes-

Page 1