I. léeBcc et antri?s, se jettent du
IqmmjLs, par des lettres secretles
oiKns de la royne faicis aui:
: elle «toit extrêmement irritée
> inr laas atufaoriié entre les uuiius du
Ide Hwam , de MM. de Guise , connes-
^«■arachal de Saioct André. HM. lei
é et de Cbasiillon , pour estre
jen , envoyèrent à l'em-
, d'AUenagae et anx
1, les kôrea de plaintes que la royne
p« aorngil, ^'dle et ses cntini estoient
deGoaAé pabSe «ae jaitification dalt priH im ■■•■, ^ comchmi qoe le ■•f fli h aoiBB h «en eaioieat priaoBBien MMt-leB BMaa de coBx de Gùe et du ooB-
■MbUa de HoaOHreMcy, nas faire BeiilioB de aMfrènleraf deKaranc,leqiid, es- UM pcBMT priaee dn aaag , randoil Jantnt plai aa cane î^iHie. Le roy aa c(hiirihi fiii f iliM lu iiina |ni 1< m 1 1 pin un n . de radni de K. de Gnise . qne Sa Hijcsti en eotloatB lUwrlé. Le ùeiir de Tavannes diMWMniit SB son goinentement à dessein , TCjaat cea eootrariétés : les corps de Leurs Mafcaiés mire les raains des uns, et leurs etgrils avec les autres , il estoit en doute quel part} Sa Majesté , estant majenr , apprcuvcroil, de b royne sa mère et des hi^cnots, M dn roy de Navarre , HH. de ^Gnisc et nwnrmiHfi de Hootmorcncy, qui l'avoicnt ■ené par force à Paris. H lenoit sim goovcr- ■eacat pwîlJa, avec d'autant plus de gloire, tpo le fiea, le sai^ , Tassassia et sacrilège Gooroit par tonte la lYance.
. HH. de, due bat jdea soubmissons i la royne, eanyeat de la gagner; eUefeiotde rerti«,fnoriselesluiigDeiiottiracconstmDée; enfin , enant en soopçon de lenr foiblesse , lear procure le temps d'attendre leurs estnngen, par une conferance pris Bao^ney, présentes les deux années , du cousealement de HM. de Guise, pour ne rompre do tout avec la royne ; il n'en rettsut que la prse de fiai^;aicy par les huguenots. La paix rmnpue, toute la France est en armes en diverses provinces.
Eu Boni^'ongnr , le sicor de Tavnnnes avoit
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La paix ne se doit rompre sous espérance de surprise : les entreprises plus asseurées sont d'estre le plus fort , sans crainte ( Tentreprise faillie ) d'estre taillé en pièces ; les moins mauvaises sont quand il n'y a que nous qui les puisse dire , n^en ayant parlé à personne. Il y a quelque seurté aux intelligences , lors qu'estant au pied de la muraille un des gagnés descend de la ville et se met entre les jnains des entrepreneurs , avec soumission , s*il y a tromperie « d'endurer la mort. Tay expérimenté ces moyens en Tentreprise de Vemeuil , en Tan 1589 , que j'estois gouverneur de Normandie : j'eus intelligence de deux soldats gagnés par un qui avoit esté du party des catholiques ; je parts avec deux cens chevaux , sans dire mon entreprise à homme du monde , me mefliant de tous les soldats que je inenois y parce que je n'estois du pais. Je leur £s foire quatre journées sur le chemin de Caen, et puis rebrousser court devers Evreux et Mantes » tant pour oster cognoissance aux ennemis de mes desseins , que pour empescher les miens de deviner. J'arrive à quatre lieues de Vemeuil à la nuict fermant ; considérant le plain chemin , je me mets au trot , laisse la pluspart des miens derrière , avec soixante m^istres. Je mets pied à terre « résolu de ne donner point si je ne voyois le chef de l'intelligence y lequel se vint volontairement mettre en mes mains , me donne asseurancc sur sa vie y et après je passe Fcau jusques au col , donne en une fausse porte qui m'est ouverte par deux de l'intelligence ; je me rends maistfe du chasteau et du gouverneur -, tous les miens ensemble, je ne me treuve accompagné que de cent cinquante. Dans la ville estoit Morinville , de la maison de Dreux , cousin du roy, avec trois compagnies de chevaux légers montans à deux cens cinquante chevaux et trois cens arquebusiers, assistés du peuple, qui nous estoit en partie contraire. Une grosse et grande tour forte , bastie par César , tenoit contre nous , et estoit construicte devant le pont du chasteau , et empeschoit nostre entrée à la ville. Je me jugeay perdu si je ne m'en rendois maistre ; rcsouls de m'ensevelir dans le milieu de la ville , fais sortir quinze hommes, desquels le capitaine fut tué à mes pieds. Voyant la grande résistance de dedans la ville.
je r'enforce la teste de cinquante cniraces^ct J retins le reste par force près de moy , pr»- i voyant ce qui advint : je ne fus pas VNmf^ f en mon opinion. Après avoir fût deux omi^i pas dans la ville, toutes ces compagnieft.d^, cavalerie , assistés de gens de pied ^ Moriaidli i à la teste, vindrent àla charge dans la plae|| j et renversèrent les cinquante quej'avok devant. Ils me trouvèrent en bon ordre , ment que je les soustins : et après que Uatmt . ville eut une arquebusade dans le visage, «|^ nous les chargeant vivement, l'estoniieBieil;', semetparmyeux, etlestoumasmesenfoilSBj , si bien qu'il se peut dire que hoict ving^hommes en deflGrent six cens. Morinville meail , tost après de ce coup; plusieurs de ses ci^pirv taines y furent tués ; trois cornettes de cnjk^lerie et trois enseignes de gens de pied bxrtÊty gagnées : si je me fusse refroidy smr les pt^ rôles des miens , je m'en fusse retouni. cinq ou six fois en chemin. ^
Ce mot est bien dit , que les paroles du soir ne ressemblent à celles du matin : le tranl de la nuict , des armes, la lassitude, affiribEt le cœur, et fait changer la resolution du soir prise après souper , que le repos et les viandes avoient eschauJEfé les soldats; et ne font jamais le matin mettre au conseil le combat, ains faut suivre les délibérations du soir, sais s'en laisser divertir , principalement n'estât rien survenu de nouveau , et dire : «Puisqae j'ay résolu ceste entreprise, je toucheray les murailles. » Le chef doit estre au pied de Tcschelle aux entreprises ; doit charger despremiers, avec œnsideration encampagneiOarien ne réussit.
L'envie , l'ambition , révoquent par foveur ou calomnies les généraux d'armées , an péril et dommage des roys. Celuy qui se sent préparer un successeur ne fait plus rien qui vaille ; il souhaitte de préparer la confusion, pour faire cognoistre la différence de luy et de celuy qui entre en sa charge , et par mesme moyen se venger de son maistre qui le destitue. Si ces revocations et changemens sont nécessaires , ils doivent estre à l'improviste , et sans donner temps de mal faire. Les roys ( plus subjects que les republiques à ces foutes) se laissent transporter par e6><]x qui ne se sou* oient du bien de leurs offuires , pourveu que
RÈGNE DE CfiA&LES IX.
gy mii l^nttm^ ^it de leur faction , qnel- ^^OQ inexpérimenté qu*il soit ; et souvent
ictoDgeiD^s^d^^Q^^^^P^'* le conseil des MQDs, longues robes et secrétaires, des- ^ il Si hA donner garde.
I^B dt^Ues nuisent ou profitent , selon ^fgffiaoR des révoltes; elles sont neces- Ifspoor réprimer les populaires, et nui- |le$aai rebellions des nobles : un se gagne idiqoe mil. Les citadelles d'Orléans, de I». cbastean de Dijon ^ causèrent la révolte liiKcs; en Fan 151^ , la citadelle de Metz, LooiesBie , diastean de Bordeaux les cou- Imrotpoorle roy. Ce qui s'en peut définir Iforles coateaux entre les mains des fu- Ipsoflt mortels , entre celles des sages proifcs. Les citadelles sont bonnes possédées nnsfidelles, mauvaises au contraire sous jYorqni Tent laisser un successeur pupile , Éiéqoel mieux seroit de n'avoir citadelles, BflKs en ce temps que les villes ont expéivtfé ne se pouvoir mettre en république, ^b mnltitDde de noblesse , et que le gros irestat y répugne, qui se portera tousjours tny, estant la généralité ennemie de la ioipâOQ pour Tinterest particulier. Si au ottrùeb couronne doit estre disputée par m pussans , et que le pupile manque de m, lescitaddlessont nécessaires aux roys, •$({BeO» ils doivent mettre entre les mains e(;eosfidelles, parens , obligés et affectionés du pupile, principalement en cinq ou six fldroits qui sont les portes de la France.: ieu,)teieres, Amiens ou Abeville, Calais, Diepe, le Ban« , Quillebeuf , Sainct Malo , NàQtes>iirdeanx , Bronages, Bayonne , Narbonne, %eiDortes, Antibes, Gap, Gre- DoU^;Lyon,CUlon, Auxonne, Langres et :kumnt. £rgniconc[ne tiendroit ces places DsnientîoDDées, la pluspart situées sur les randesnTieresqui sont les portes de France, ! possederoit ce royaume fiicilement ; et les )v s doivent empescher leurs favoris d'avoir » places , estant soupçonneux qu'ils ne presdeot à restât.
le$ rebelles estans h Orléans , leurs colères t espérances refroidies , les mesconienteeus anciens comparés aux presens , le péril, w/i, perte de bien , tombent en leur con- ^tioQ i la ro jne ^ n'escrivant plus à ceux
qu'elle avoit mis en ce party , agite diverse-' ment les esprits des huguenots et de leurs par^ tisans : plusieurs en eussent voulu estre dehors, aucuns s'en retirent, les autres'y denieu-» rent pour le danger et honte d'en sortir. Les timides couvrent leur crainte de la perte dé leur biens , allèguent l'obéissance qu^on doit aux roys, et disputent s'il est licite de planter la religion par armes, comme si leur délibération estoit en son entier , et qu'ils n'eussent desja pris les armes. Ceux qui n'osent par* 1er ouvertement mescontentenl leurs compagnons par discours , source de tumultes.
L'admirai et prince de Coudé prindrent un sage et prompt expédient ; retiennent les affectionnés près d'eux , se mettent sur la de-' fensive en attendant leurs estrangers , et en^ voyent les mal-contens faire guerre près dto chez eux ; lesquels, n'estant practiqués, firem mieux qu'ils ne pensoient, aucuns pour leur conservation, autres en espérance d'establir des tetrarchies, et infinis pour saccager. Plusieurs combats advienent en différons evenemens aux provinces de Guienne , Nomunufie; Languedoc , Dauphiné et Provence, où s'exercent les meurtres, sacrilèges et assassinats énormes ; les prétextes couvrent les passions et méchancetés des François , les catholiques fortifiés de lettres patentes du roy , et les huguenots des secrettes de la royne , dont l'inexpérience ne peut empescher que M. de Montpensier ne remette Blois, Amboise, Poictiers , et plusieurs autres villes en l'obéissance du roy , n'estans ehcor les peuples rebelles aguerris.
Tous changemens se trouvent estranges; changer de party est dangereux ; le péril paroist plus grand lors qu'il est sans remède : soupçon, regrets, souhait de mort le suivent. Il ne se doit sortir facilement de l'obéissanco des supérieurs , mais une fois dehors, plustost mourir qu'y retourner, ny par passion, con-* seil des parens , amour d'amis ny vengeance; autrement fout se résoudre d'estre mocqué , injurié , sans crédit , esclave , sans honneur, monstre au doigt : gouttes , coliques, ne sont telles douleurs qu'un esprit affligé de ce changement. C'est se venger de soy-mesme de laisser son maistre ; l'on est mieux misérable avec honneur en son party, que riche honteux
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MÉMOIRES DE GASPARD DE SiULX.
en UQ nouveau. 3i uous changeons de party pour les biens, l'honneur seul , enrichit ; si poi^* des souverainetés , tout y est contraire « le chef de party a ce but mesme , et devient enaeoû plus que les ennemis, s^il cognoist que Ton a^ire à la domination : si c'est pour la re- (brmation de Testât , ^es princes n*ent sont jamais guçres auteurs, et lès peuples une fois desbridés changent le gouvernement contre nos volontés ; si par vengeance on mesconieoleinent , c'est perdre la santé du corps pour effacer une tache du visage. Quelle lettre « quelle seurté qu'en uu autre party on ne soit plus mal content ? la vengeance , la colère sans profit est dommageable, indigne des bous esprits. Si par ambition Ton sort du party où Von est nay, c'est vanité ; le juste manque de cjiarges , qui sont possédées avec d'autant plus d^auSiorité que le party est plus licite. Ceux <pii se veulent faire roys , ne sont pour leurs serviteurs plus que les roys , et les craignent commis iceux.
|[49€liefdA party doit se sentir le courap, r«teadeiDent, la valeur, les laoyens parde»jp tous auM», resplii à tous périls, iraUsons, lIMmperies, mvtiiieries , inconveaiens, priva-* tMl 4'aiitboritéi perte de commandenent et lîapMmiee sur ses propres soldats et subj^0ts : 99 pfopose d'estre ab^idoniié , mourir fit tout perdre , pour meapriser sa vie , et •^|la$9rder à Ipis accidens à la nécessité ; s'il anivis mNKX , le prendre sans se l'estre pro- «liis; iMKre toi^oars préparé à |a mort. Ce qui faitréos^ los généreux desseins, c*est ea effect par ambition ne vouloir céder à un pour «9rvir à {ops. La nécessité , les capitaines , les soldats commandent aox chefo de party» les pi^enassent ouvertement, secrettement; pro- Ç|ire9t souvent leur royne pour leur salut et
Bangoren prétexte de la religion, dont se sarvent lesmescbans ! Les volieurs et assassinateurs , qui entreprennent sur le corps, sont meilleiirs que les ambitieux , qui se servent de la religion pour s'agrandir : ces premiers ne tuent que ce qui doit mourir, les derniers tuent les âmes étemelles.
Les remèdes pour maintenir et accroistre
roosnes et ouvres piciuse^ , qui divei rire de Dieu , qui est assez puissant pour tenir sa cause. A un instant il peut por chrestienté en Turquie ; le cbristiani contraire à la violence , au meurtre , et plein d'pbéissapce envers les supérieurs donne (Je patir, souffrir, portai la croii, bonnes religions se o^ainUennent, le$ vaises se ruynent, et est plus besoin de que d'armes. L'objection de ceux qui lei nent est que les bonnes œuvres sont saires, qu'il n'en est point de sie qu'opprimer les eanemisi ^ NostreSe qui se qualifie Dieu des batailles, qui donné nostre libéral arbitre : il ne veut aux humains par les portes du ciel ouYet ne foict miracles evidens, s'ayde des causes , des hommes contre les hommes.
à hiy que sont nos consciences; il les les enflame contre lea roys hcâretiques. s'ils sont seigneurs des corps, ils ne le des âmes ;rendez k Cjssar ce qui esta se peut entendre de son image, aondutri lesapostres, les prophètes, preschanshi yerence des magistrats , ont plqstost eskx mort que de leur obnéir poutre les conscieM Combien de bruslés du tenaps des persecoiit (ffie s'ils eussent peu, comme les enfaosd' raël, passer la mer Bouge ea ames^sen rans aveciçelle l'eussent ei4tée!Iles(ja de se maintenir en sa relj^n cootreuai hérétique , injuste de prendre les armes con les magistratis pour une religion ooorelle, J consciences , nos intentions noos jugent, Dieu par les eveneqiens. Nous mm toui< les bonnes armes et conseil de rEorope, pape, le royd'Espgne, l'Italie, les tr< quart de France poif^ laligne; ilnoussembU et le publiions, que nos armes maintenoient religion catholique avec apparence « pui nous avions un roy hérétique. Dieu moi soudainement qn'il n'avoit qpe faire de forces pour garder sa rdigion, nous met pareille ccmftision que la tour de Babel, (f hérétique en feit un roy catholique , moos que tout dqiend de Iny; les mal conseillés, f oibles ont suppedité les habiles et les foi Dieu met la defence de sa religion eotre mains de ses plus grands ennemis, qui oe
h reUçîQii catholicpo sont Icjs jeusnes , au* I doivent glorifier de leurs beureox progrj
m] RÈGNE DE QHARLES IX.
Ii0ls diNiatt Mi« MnlHiés an peché« et
(^tafieiots m Tas 1587, te8ip6 auquel I. èelKitM prindreol )^ aiwes poui* Lb$ nmcjni, proposèrent par I^ Nove de ae
l^(lelii«K(E»»>'9 ^ ^ prendra le pvar 0itb idomaimi <}e ^a^tat dt (jlu bien l|j(,coMtle$ mgiioii» du ro]r « pnHBet pJvkvMOU ae j^jMroîentaiœe MM. ds pK, et 16 dadarweieai e^pnM le rof py m. IL de fisise , iMaBni^ di» p^ et pildlfiCfMp neAm lew awffiaiîon, iMieilâMeBoedelardît^ieii, powrla pwÉa fc'laywMio tt feroe la rof àjia pneaM les ka|ili«ea«is, <^ ea elfet de- ^ k éinipatîai 4a Testât , p^evofasyt ||i(ir €afcalif»a etfiaisiUe leiar lèvera jghriié, iet ftn pafer dea aiibiîdeç et M»-
E[iifoiii,4afWfil8ao«texiWipt8, et fiyot qa'i iear wfeaté. Iiew deair a l^oMe i «et enoar^id'esiaUîr reatatpe-
piaw, qa» la aapoâorM de leir 1^^ iMMKiesiBMiflaa àmpgaate des fi^Wa. I pi M. de Guise eat hmiBea» easaoîeeaiit la insttqil 7« 4e la f[aeire de rdif^ à Éièréinnlien^iet^oBriiieii d'edvwitny lahfiioatÉeleaaBiesetiaa «oi|>s«eii aapâwiisaaBa ^ a^eet qae pMr V'mr asKie iMDiatda la (pqliea , fcaqada aest MàvateBMretdisâper par les eoawe- KJkftetedoiibleâsdlB^Migne yea- MittiÉHii,asitMt|>ar oaaaofea de reU gn kiof (sÉolqwebeeBir laaopmiritéet ioMiawsagUBBloa anirea paiseua.
Ui gMiMMBMs ae doivent eaipe Allées i^èmmmwmém, <qwii'ea ^«eateaare iDil«rvf;aafHiGcmpaiBt8, iisti-y retour- MtfflurkidMé de ae desbaiider est ^wiÈMaeerdNberdée» qui ne ae giimt |i6iii|.aJMMt.4Mtt^a banle de s'en *gf w«l nmwaiemt et desbavehe lea an- («ipoar participer etdinÙBiwr b ^oote de I Mnicte. Cfeit ponrqeoy les oeaipagnies ■|mi« de S(Mte «e inaiDtmHWDt nden Réelles des geatia-liomnies , revoqoéspar ^ pute-temp» iet leara bieBs cbea esK.
^^^^mxm frsaçeise vent la gaeire , seu- ^^ repos, saqôel sefaadiant îneeatîDaat, "vcdemiwBer^ia-eaBqps fait plier ileur
bemeor, y disposer la forme de )a guerre , e^ la faire par boutades , selon leurs ioclina^ions. Il vaut nueux qu'Us s'en alleot avec congé qa^ sans iceltty^ ^utrem^nt sont autant d^nneuns et de ipial affectionnés, qifi opt honte de retourner ponr estre partys çans Mcence: leurs pensées, leurs mescontentemens doivent eslre prévenus par discours, par libéralités, au moindre s^ine que les fédéraux en ont , sans attendre qu'ils se desbandent ppu* desbordement; et considérer la source de la maladie , pour yappUquertof remèdes; gagner on p^ necer le particulier qui commence ces mau* valses practiquesi le contenter ou l'en envoyer aecrettemenit.
U es^t dangerenx de traîcter avec un chef de paity, aoît pour se mettre de son costé ^ 09 l^eur ae rendre k oondition : dpnnant sq9 OHi^, aea anpes et ce qu'on possède, senibAè qa'tt n'y npbis de reserve , qu'il est à l'optiof dn prince j ay^ la pereawa ^ ce qa'il prelendoîtt 4e teiyr parole op non, et d'inti^preteraespmpesaes lelap sa mauvaise inteu- <ieB$ eaoataunifirenetttlesjprandsles donnei^ àdeuzentwte^ U yainoîs sortes de tnaictés^ pojar {nrendre party avec Jlea princes : se rei^ettre du tout k Imr volonté, sur leurs promesses verbales , ou les obliger par eacrit, on prendre des pl^pes fortes d'eux, desquelles il lanteetre «aiei avant quç mettre son corps efï teqr puissance, «t a'en tenir loin aprè^ : le premier est te mow dangereux et le plus înfructuettii. Ceux qui ti:aietent sur I9 parole doivent crrâ?e'aviNr en leurs personnes chose pour ae rendre nécessaire et utile après |e traiolé, en valeur o|i en entendement, non par lea 4mipes qu'As amènent, ny par les places qu'ilsapportent, et moins par services foiotsà leor^veneasent; cela sert de peu, les tveap^ leur sont gagnées, les places ostées et te aenâoe oublié. Les promesses par eacait ne sont guieres de plus grande seurté qmelesparales^etaerontpluaperiUeuses, d'autant que les pijnces ne les tenant point , c'est ae mettre en leur ioimitîé et daug^eux fie les menstrer ; lesprmcesrne trouvent que trpp d'excuses pour couvrir leur perfidie , et d'aconsations foueees. Pour le troisiesme , qui est de recevoir des forterassesdes chefs de party,
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c'est leur foire cogaoistre que ceux qui les tiennent estant morts , ils sont en danger de perdre les places , et que mesmes ils n*y entreroient les plus forts ; ce qui est périlleux , parce que , s'ils peuvent , ils y entreprendront estant chefs de party : il leur est aisé dega<pier les capitaines, lieutenans et soldats ; et se peut asseurer celuy qui traictera ain« de n*estre agrandyde plus d*authorité ny de places que de celles qu'il tiendroit.
Nul ne peut escrire de ces traictés mieux que moy, pour avoir plusieurs promesses des roys et des princes , si expresses qu'il sembloit qu ils n'y pouvoient manquer avec leur honneur , lesquelles ils n'ont observées. J'ay expérimenté les antres façons de traictés , et suis esté trompé, non par faute de prévoyance, mais par le manquement absolu des grands. Je concluds que le meilleur traicté est de prendre des promesses des princes par escrit , et aussi tost qu'on s'est mis avec eux , les leur rendre, avec déclaration de n'en vouloir rien prétendre que ce qu'il leur plaira , et ne les gehenner par leurs promesses. S'il se reçoit des places d'eux , ne cesser qu'on ne leur ait rendues » on qu'ils ne s'y soient veu les plus forts , pour oster tout soupçon , et monstrer qu'on ne veut subsister que par eux. C'est chose (ascheuse de servir en mefliance ; que s'il faut prendre des places, se tenir fort contre ceux qui les donnent. C'est le mieux de faire la {pierre sans en bouger, et dans les provinces ne voir jamais les princes , ny se trouver en lieu là où ils soient les plus forts; ce qui ne se peut pour un long-temps sans s'oster du party. Considérant la fin , il feut avoir autre dessein , ou de se faire chef de party 80y-mesme , ou de sortir de la faction ,' parce que les princes ne pardonnent jamais cette apparence de mefliance ; et ainsi qu'ils font courre fortune à qui ils promettent , ils n'en sont exempts. Les gens de courage , se voyans trompés, ordinairement les quittent, changent de party , et quelquefois entreprennent sur «ux , à la ruyne de la faction , tournent contre eux et les villes et les armes. Il n'y a rien de si focile qu'une entreprise sur un gênerai d'armée , qui est forcé d'estre en tous lieux avec peu de compagnie.
, Meriloirement les princes sont trosopéSi qui
sont accoustnmés tromper les antres :
plus de droit de piper leurs inferleon soldats et subjecls , qu'iceux de les , venir? La force et le pouvoir estant au ces , ils doivent estre plus observateor foy que les inférieurs ; manquans d messe , ils devroient remettre les ch mesme estât ( s'il se pouvoit ) qu'elles e quand ils s'obligèrent ; s'ils ne le p« qu'ils tiennent parole. Mais au contni recherchent souvent que les offencés d foy violée disent des paroles et hm démonstrations , sur lesquelles les m prennent occasion de leur davants^e m de parole : c'est uu artifice meschani auxquels ils ont promis sont exconUes plaindre , ayans perdu leur bon-heor e fortune, pour accroistre celle des roys: reux qui se passe de se fier en leurs prow soit en capitulant ou se mettant à leur sq Si elles ne sont promptement acquitécs»
faut faire cas d'icelles, sinon poor s'en i par manière d'acquit , et avec la resoji qu'elles ne doivent estre mises en coopti clauses favorables du traicté.
Les princes qui veulent gagner les ho^ et les places , doivent prendre garde qne^ avec lesquels ils traictent ne reçolTeotq contentement avant qu'ils ayent ce qo ils i tendent d'iccux ; autrement il eo adi comme au roy Louys onziesme , leqnel n contentant le prince d'Orange m le trà perdit le comté de Bourgongoe, e(/iul| en faire de mesme du duché. M. do Mai promit sa lieutenance genenle koBi après les armes prises ; à rinstantqu'el lèvent il trouve naoyen de r'avoir sa proi efiaça le d'incotUineni; de quoy oflî croyant que , ce mot osté , il vooloit à sa parole , faillit par desespoir à dre tons ; et me retire mal content d places , d'où il fallut beaucoup d^artifi me faire r'entrer au party.
Les sages roys ne permettent de vei gouvernemens des places, nylesdi estats ; le vendeur et Tachepteur ont mauvaise intention , l'an de se retirer, de s'en prévaloir contre le prince , a ne se sent obligé. La place, la charge ptée de leurs deniers , semble estre i
«Iffl
RÈGNE DE CHARLES IX
fittO
^*j|s eo peotent disposer pour prendre tel ^Y qa'às cboisiront. Bien peuvent les priny AoMer Targeiit pour faire les achapts seggttMBiAf s^ils ne se tiennent asseurés de Cjiit ifàhi possèdent. Le roy Henry m per- ^^làc b Tente des capitaineries ; j'ay veu kMcrfen achqpter hnict ou dix, pour Jliîaiptfty dans son estât. Les achepteurs , sans charge de conscience , pouvoir les payes des soldats , et exiger sur , pour retirer Finterest de leur ; et les officiers de judicature, des fi- , ptr là se licentient et se corrompent, le se vit ny se verra les honneurs , , les places tellement en vente que , estant du tout impossible d'en qa*à prix d*argent excessif : si celles esioient les marques honnorables des pergenereoses qui avoient espanché leur , leur bien, leur travail en effects trèspour les obtenir y sont maintenant don* à gens sans mérite, qui ne firent jamais preuve d'eux ny service, comment qae les valeureux en feront cas ? Quelle à CMX d^iUnstre extraction et de bon , de ne pouvoir entrer en aucune diprix excessif, et que maintenant «il entièrement penlu en France i et trois antres places sont rendues M dpc de Savoye , qui promet secours à m de Guise , et d'autre costé asseure secretmetthiOTne, par sa femme, de favoriser kskngaeaols; reste Saluées, Pignerol , SavU Un y et<|Belqa6S autres petites places au roy. Uâeirde Boordillon de gouverneur est lait nartttkddeFraoce, pour consentir cette red- (iitios.1l.kpriace de Ck>ndé, trop fort pour leorseuleant Orléans, et trop foible pour se meure es easpagne , avoit pourveu au nesooofeiitMMK des siens , les séparant en dffersesproriBces ; avoit envoyé le sieur d' Ani^ eo Allemagne , et Briquemaut en Angle- ^'^rre. Le premier obtint des reistres , pour la *^rD(e fpi leur estoit resiée des armées pa* ^ila et impériales qu'ils avoient veues en Al- ^snpie. Les héritiers du duc de Saxe , du VtJraTe, et du comte Palatin, accordèrent ^lerées en leurs pays; à quoy servirent^ 'Promesses , faveurs et lettres de la roync ,
ment à la journée impériale que tenoit Tcmpereur Ferdinand : le landgrave advance les deniers. Rolthossen , très-vaillant Allemand , est feict chef. Briquemaut obtient argent et Anglois , pour le Havre , qu'ils rendent et ven^ dent à la royne d* Angleterre , laquelle lentre en ligne avec les huguenots , tant pour estre luthérienne que pour désirer le trouble e^ France. M. ,de Guise et le connestable tien** nent la campagne, continuent le siège de Bourges , qu'ils avoient attaqué , cognoissant qu'il estoit mal aisé de forcer Orléans , qui poumt esire secouru des reistres.
La royne désire la paix pour conserver son authorité, va à Tannée et laisse partie de ses enfens à La Bourdaisiere. Bourges, ville forte, assiégée par l'armée du roy en aoust .1562 , est rendue par Yvoy et Genlis, non, expérimentés aux sièges ny aux manquemens des promesses des princes^ qui ne leur furent es* pargnées , et après effectuées. De là Tarmée catholique alla assiéger Rouen; emporte le fort Saincte Catherine : l'artillerie y phcée , qui battoit en courtine , causa la prise de la viUe par assaut , que Montgommery soustint quelque temps sous asseurance de sa re traicte, à quoy il ne faillit ; se sauvant dans une gai- 1ère avec quelques Anglois, passa par dessus les chaisnes tendues à Codebec , et se retira au Havre.
• En ce siège le roy de Navarre fut tué der« riere un gabion, ce qui n'apporta aucun chan*^ gement, d'autant qu'il n'avoit que l'apparance ; Tauthorité et effect estoit entre les mains de M. de Guise et du connestable , en médiocre intelligence de la royne. Le roy de Navarre se laissoit posséder de ses favoris ; plus adonné aux plaisirs qu'à l'ambition , aux apparences qu*aux effects, fluctuant en ses resolutions, et facile à tromper.
% Cependant arrivent trois mil cinq cens reis' très , la pluspart noblesse , et quatre mil^lans^ quenets , qui passent aux sources de Seyne et d'Yonne , se joignent au prince de Gondé à Pluviers ; lequel , renforcé de toutes parts des huguenots de France , marche vers Paris , pensant l'estonner et luy faire demander la paix à telle condition qu'il luy plaira. Après
avoir logé à Montrouge , quelques jours pas- '^^ an prince de Coudé , leues publique- 1 ses en escarmouches consumèrent le temps I. I • 19 "
9NMf
MÉMOIRES DE GASPARD DE SAULX. ^i
en parlemeis iimtUes Évsc la royné , eslaai le ^inee de Coadé trop aocooipaeQé pour traicler ) el la royne commençant à craindre de le trap establif , et qu*il n'emportast la balaiioe t n*efltaM UM. de Guise et connestable diapos4a à la paix , elle fut rompue. Genlia quitte lei protestans et te rend au roy , voyant Paris sans peur , eux comptés et recogneus , k fréquentation ayant asseuré les catholiques^ •t que rarmée victorieuse de Rouen commenfoteuttpSQàs^approcher. Lesreistrescriantà Targent , le prince de Ckmdé et radmiral re-* solvent d*aller en Normandie » pour en fnerir et jotedre les forces d'Angleterre ; œ que IfMlant empesdier, MM. de Guise et connestable coupent le chemin prés de Dreux, et se joignent si près Tun de Tautre qu^iis ne se pooyoieot séparer sans bataille , dont il y eut éw présages des deux paru.
Le Tieil La Brosae songe que Iny et son fii| iMMUroienI à la bataille gagnée des cathoUques) M. le prince de G>ndé, que MM. de Guise« ceoneslaMe de Safaict André estdent morls» et qnO) les ayant snrveaon , il estoit lue à une iMBpe batalllet tous les éeux advinrent de^ piMis. Les srinistres, penr rerimrdir, Imi-^ feront la feinte de Oesar passant le Ruhioon , leqi^ a feit enyr des trompettes et voir des lisBaosmes^ çenx-cy snaciierenc une vieille femme , qui embrasse le gcnouil dn prince de Gondé passant la rivière, iny dit que Dien estoit avec Iny. Ce prince ne s'en poH<vant plus dédire , Tarmée eathoëque banrant le chemin de Nonnandie, H fiûct marcher la sienne aous espérance de passer à la main gancfae et loger à Trionç resont de ne roT ftner le combai ai Toocasion s'oire, pour waintenir la réputation.
L^admirid menoit Tavant-garde de quatre cens chevaux françois, douze cens reistres, denxMûHansquenets, etfuiaae cens hommes de pied français; la bataille, conduide par le prince de Gondé, de cinq cens lances, de«K mi reistres , deux mil lansquenets , et quinze cens Fi^ançois. Celle des cathcrfiqnes ^Btoit séparée en trois : le maresohal de Sainct André avoiidiK-neufooi^pagoies de gens-d'ar* IMosj treiae enseignes d'Espagnols, autant dd François , et onze d Allemands , quatre f/me» d*uriiÛerioi avec peu de separatioo es-
toit le connestable, conduisant via(|t
gnies de cavahuîe , vingt-deux eoieignc
Suisses, et dix-sept de François. M. de
avoit cinq cens che^ux choisis à laot
du connestable $ et s*eetoient placés es]
couvert » pource qu^ils estoient trois foi^
forts d'infanterie que le prince de
avoii pareil advantage sur eux en
Les hsQfueiioU , pensant éviter le
passent snr le diemin de Trion,
le lane nnx calholiqnes/ lesquels,
tirer l'artillerie dans eux, les font
antooc; ce que voyant, le
espérance de les mettre en route : «on
estoit composée de dix-neuf mil
de pied et deux nul chevaux ; celle dn
de Gondé> de quatre mil chenux et
foncassins. Le connestable marche
ment pour se prévaloir du desordre qu'il!
ven, laisse son inisnterie. Le prince de
sn treuve au droict de Iny, et Tac
■wrasdud de Sainct André. Le prioce J
aant (iDq>rudemHfient) qu'une bataille u
eatra gagnée qu'en defhissnt les gesidel
H lait Itedra sreis tnoeiBes de
le regtanent des SsHSsns, lequel enaaii
que sont rompu, le marescbt d*
change les reistres «ven trais eeas che!
haye; leurs eacadrena aunsifs le defireii
cilement. La nsesme raison fit que Tahiii
chaînant a^f«c les reintres sn gros, la car
lerie dn connestable en haye lei mq»
prennent prisonnier le eonnesniih et me
le mareschal de Sainct Amfa^. Ce grand non
bre d'infanierie qu'avoyent lei caUiqw
leur Ait ÛMlile. UbataiUen de Saines riU
se retire fortintéresséversM. deGoise.d
avoit veu passer totts les huguensu et reisir
suivant leur victoire par devant iny, sans :
cunements'esmouveir; aveit vaincs rimpcu
site des siens , qui le vonloient eostraindre
marcher, Iny disant A tous coups qa*il n'est
encore tempe , ooanhlerant tant de chirgn
pouvoir estre faictes que les violonee&nel
sent desordcmnés comme ils estoieat.
A son arrivée ses ennemis reoipasdesd ges et victoires précédentes, les reistra retirent devant luy, pressés, poussés et en desordre. En ceste retraicte le prioci
Condé, qui s'en alloit à regrnt, fotprii
BÈeWB DE CHAHLES IX.
archer dttU.d'Amvilli:. M. deGuit>ei)L'iii>i: Cfilicremvnt tout viiincu , liont ferme ; itant lt-nl£iiii[tnt , donne temps ù l'ad- Je r'ullier quinzû cens reislres et trois .1 finDvoi» , L'Ouvcrl d'un bois qu'il vient au corai>at coatie luy. M, du les couipujjnies du sieui- de La D de Cbariiy ; les rcisires charces deux compagnies ranfjées na buye , La Brosse et {ilusieuis autres, i-eçuivem re (lf!S arqut'busiers espagnols et f raaçois H. (le Guise , n'osent enfoncer , et mlircnl suivis na vaiit , à cause de la nuici. , artillerie et cbanip de bauille de Guise , qui demeure seul dvii, de Condé prisonnier , estant eulre les maîus dus buf;ueliiai , esleu cbei' de ce i]ui resLoil, retir« vei's Orléans.
l^roToe est;intà l'arjsiqui, n'ayant la suaiilboriié,disoit avec Rame:tjueOesar IVmpée feignent de combattre pour la b- ' , «t que le vainqueur roppi'imeruit , encaluy qui gagneroit seroit maistre , de sa personne et de ses enluy di^nae enuuy ci peur en- Tbonnem' du combat à M. de prince de Condé entre ses mains, de la noblesse , les forces , les villes de France , font qu'elle luy con- «1 doaae (forcée de l'événement) la de lieutenant gênerai, qu'elle ne luy it oaier, parce qu'aussi bien l'avoit-il BCt. U. de Guise recueille toutes les , pfOifiis et liumieurs i réussit ceste ba- MÉfïïT qu'U ue Veusl sceu souiiaittdtr ; iHfediteur le conoestable pris ; ses enti Its forces et l'auliiurilé entre ses mains. 5M« crainte , d'autant plus que ledlct flaU^ estuit pris, lequel elle jugeoit eer è la couronne, elle renoue et raprecedentes intelligences avec l'admoneste de se perdre Cuu- ;e, Ivy doaae espérance de paix, s'bumibe s'entretieut avec M. de Guise en grande lêMe et déplaisir.
toMe la noblesse allemande souluil com- ^ pied; se nommoicnt lansquenets, qui M s dire s'Tvitcurs du pais; doj)uis l'iuvenfuu des, pùtvleia un, la guerre de Cluuica-
Quint, ils se iniiinl ù cheval, ne reslûnl à l'infanterie que les bourgeois et paï&ans. Lop i gentils-liommes furent les j)remiers qui serai gèrent en escadrons œmposés de quinze a seize rangs ^ priiidient une meilleure façon d combattre que celle des bayes des rran^ois^,! et néanlmoins les ordonnances inparfaicteS|J parce que, trouvant résistance, ils ne païf 1 soient au travers de leurs ennemis, et tiroio^t 1 à l'abordée sans enfoncer. Le premier raaf 1 tourne ù gauche, descouvi'e le second q^J tire do mesme , et le tiers semblablenieôt^ l'un après l'autre , faisant un limaçon et s loignanc ù main gauche pour recharger.
Les François rangés en escadrons, à leilf .1 exemple, ont obtenu l'adranUigc sur les reia^^J très, qui vii'e-voltans n'enfoncent point : letj François les prenans en ce contour et desot- f dre, passent au Ituvers avec peu de resil^J tance , n'eslans les derniers rangs que valleifk 1 Les l'eistres de Dieux en gros escadronfl^fl n'ayans ù faire qu'à des bayes de lancicra,f ne leur estoit besoin de faire ce toiu* à guttt " cbe , les emportèrent facilement. Les reistres avoient esté aguerris^avec lu duc Maurice et marquis de liiandbourg ; le landgrave de Hcssen leur clief dJsoitque pour argent un doit aller ù la chargo une fuis, pour son pais dtux , pour sa religion (rois ; qu'il y avoit esté quatre fuis en cestc bataille pour les huguenots françùis. : |
Dreus couswva les reistres en rcpuialio», J Jusquos les François eurent diangé l'oidre d* combattre , lesquels n'avoient pas esté bien aguerris avant les guerres civiles; soit que leurs roya les craignissent , ou que les combats ne fussent si frequcns quo depuis , ou pour autre considération, Leui« Majestés se servoicnt des Suisses et Allemands ; au camp d'Amiens le roy en avoit doux fois autant que de ses subjecls. C'est pouiquoy plusieurs gcnr tjls-liommes de son royaume envoyuîenl leui"S eiifans en Allemagne , croyant .qu'il ne se pouvoit faire guerre qu'avec ceste nation , considérant que tout l'argent de France s'employoit en leur payement , peu aux François ; esporans que lem-s enfans, aprenans l'allemand , seruient employés aux levées des reistres , les envoyoicnt en Allemagne.
Eu ccâtu ciéuuM! , eu l'an lotis, mon frète
et moy y fusmes envoyés : la nourriture en est mauvaise,' ne pouvant aprendre ceste langue qu*en jeunesse , là où les vertus et les vices se forment. Les Allemands sont grossiers et ivrognes, et ne s'y peut aprendre que la langue , qui ne profite aux François que pour avoir charge de reistres, pour à quoy parvenir il faut estre allemand , ou du moins lorrain ; il ne se voit guieres de François qui en ayent conduit. Que si c*est pour converser parmy eux, la langue ne seit de guieres, ayant à faire à une nation qui ne veut qu*argent , à laquelle Ton se fait entendre par truchemens : et maintenant qu'on a appris à les battre, peu de jeunes gentils-hommes y sont envoyés pour apprendre la langue.
I Les Allemands sont inventeurs des arquebuses et ^pistolets , des escadrons et meilleures formes de combattre ; les François les mettent à leur perfection , et les battent en fin de leur mesme invention.
Ceux qui n'exercent sans intermission la guerre s'y treuvent estranges , pour les changemens frequens qui y arrivent : si le prince de Gondé eust employé les charges faictes aux Suisses (inutilement) contre la cavalerie de H. de '.Guise , il eust mieux profité ; il devoit considérer que , la cavalerie defoicte , l'infanterie est bien malade.
^ Les compagnies doivent estre de cent hommes , non compris les chefs ny les oflSciers , et payés en trois différentes payes ; les trente de la plus haute , signalés de race ou d'actes généreux, armés et montés à l'advantage pour charger les premiers ; les moyens approchans des premiers , les troisiesmes armés et passablement montés. Les uns travailleront pour estre capitaines, les autres pour avoir des premières payes , les derniers pour les secondes. Les dernières payes seront employées au service de la compagnie , dont les premières sont dispensées, tant pour leur qualité que pour espargner leurs chevaux à meilleures occasions. Pour ( sans confusion ) les mettre soudain en bataille, il les faut ranger six à six , les deux premiers de main droicte des mieux montés et armés, les moyens au mitan , les deux de la dernière paye sous la gauche , et chaque file sera
l^empliç en smtte de ceux qui 9ont pareils en | quante hommes , qui sont cinq files de dix
[iset]
grade et paye que les six du premier rang; ce qui se fait pour les ranger en escadron soudain. Ceux de la main droicte mettent h teste où ils avoient le flanc droict , tournait au quart les chevaux ; ils se trouveront sen de front , imités par les second , troisesme, quatriesme , cinquiesme et sixiesme ; mofj^ nant quoy se formera un escadron de seiis de front et de six de file, et en restera quatre, qui , joincts à un qui pourroit estre levé ds chaque rang , seront dix pour servir de coureurs , ou pour charger en flanc , ou les premiers s'il est besoin : nombre de dix qui peit estre accreu, prenant deux files de six ot davantage ainsi qu'il plaira au chef, soit pour charger par flanc , par derrière des ennemis , ou devant luy. Le capitaine et l'enseigne doivent estre au milieu du premier rang, les lieutenans et guidons sur les flancs , les mareschaux de logis derrière , et en chaque rang un premier gensdarme, qui prendn garde que chacun marche. Et quand cest escadron (par un passage estroict, ou pour aller plus commodément) se voudra [nNO^ire et se conserver en estât de se r'assemUer soudainement , le premier gendarme da cmg du flanc de main gauche mettra la teste de son cheval où il avoit le flanc / tournant le quart de la volte , suivy par ceux qui escoient de son front , lesquels feront file , et imités de ceux qui estoient derrière luy, ils se treiiveront à six de front et à seize de file, advançant les trois suivis de leur file , et demeurant un chef à la teste des trois antres , qui se trouvera au milieu des files : tontVescadron sera trois à trois et facile de remettre àsix, etdesix en escadron; ce qui ne se peut si bien comprendre par escrit qu'en la campagne. Je fais ce petit escadron |dc quinze par rang, et de six de file, nombre qui me semble suflBsantpour pousser les premiers, et non si espais que les armes des derniers demeurent inutiles ; lequel escadron se peut joindre avec deux autres , qui feront trois cens, ainsi qu'il est ditcy après.
Trois compagnies composées chacune 'de cent hommes , non compris trente , tant chefs qu'officiers, peuvent former un escadron à ti'ente de front et dix de file , en levant cin-
I5ft] RÈGNE DE
kieooe, pour charger devant les capitaines, n par bâc les enneoiis. Restera vingt-cinq loontade front et dix d'espaisseur, et quinze «spitùnesqui {Nrendrontjplace devant et sur [^ laïcs, laissant les mareschaux de logis d^^nere; et sor les costés un chef à chaque YOf. pour leur faire tenir Tordre. Les corg^ aox premiers rangs donnent plus de yit^yZn second sont en plus de seurté : IsolEtqa'il y en ait deux à la teste , et un il qoatriesme rang oii redouble reffort. Pour pnopieiDent mettre cest escadron en bataille, ito commander aux capitaines de ranger Inrs compagnies de cent hommes à dix de ivtf e( dix de file, joincts ensemble ; Tesca- (irâosafa aussi tost dressé. C'est la forme la geilieive, le front n'estant point si estroict p 0 se pmsse enclorre , ny si espais qu'il ijfporte plus de confusion que de combat, elqneles derniers soient inutiles. Si le capiw treatedes compagnies inégales , ou que por faire ces trois cens il luy en manque jibsiearSySçachant la quantité de ceux qui peurentestre en chaque rang , la supposition s'en fait en un mouvement , conunandant an capitaine qu'il mette plus ou moins de ioMais de front , selon le nombre d'honunes qi'ik m. Et d'autant que les flancs sont volufliien attaqués , les chefs auront esgard que qmtre files des deux flancs soient de bons hMDines , i ce que le desordre n'en advienne, si OD y estoit chargé. Il faut observer qu'au milieu de fingt et cinq de front , ou sur un cQsié, de mettre dUx des meilleurs hommes UKAlés tor les plus forts roussins , et derrière m pareil nombre de bien montés, jusques aatroiâeaoeraog ; sont ceux-là qui percent et fendent ïeicadron des ennemis ; et faut qukeu ne découvrent les lieux où ils sont , à ce gn'ils n'opposent pareille force à la force. Ainsi qu'on coin de fer serré donne voye au plos lespois de sa suitte , ainsi ces dix font passage aux autres dans le milieu des escadrons des eimemis. !
I Le duc de Parme , cognoissant que rien ne peot sauver la' cavalerie d'estre chargée , si ell« n*est couverte des bataillons de gens de H , craignant la cavalerie du roy Henry IV, ^a la plaine d'Aumale , forma deux {p*ands ^lailWns eu teste , et couvrit deux mil cinq
CHARLES IX
fi95
cens chevaux derrière eux , un autre bataillon de gens de pied de reserve au milieu , et entoumapes flancs et le derrière de triples cha-* riots. Ainsi ne se pouvoit combattre la cavalerie que l'infanterie ne fnst defaicte , espérant que la cavalerie contraire , affoiblie des charges qu'elle feroit dans les piques , et des mousquetades de rinfanterie espagnole , se-roit après chargée par sa cavalerie qui en auroit bon marché.
' Tay mis icy un advis que je donnay au duc de Parme à deux effects ; l'un pour monstrer les moyens de secourir ime ville sans combattre , l'autre pour fiiire voir la crainte quV voit ce sage gênerai d'hasarder le tout pom^ le tout : cet advis, avec plusieurs autres que je donnay y le résolurent à lever le siège de Rouen , ainsi qu'il fit heureusement.
Les dangers et ' diiBcnltés rendent les entreprises honorables , la prudence et discrétion heureuses. Les bons jugemens devinent et cognoissent par frequens discours l'événement des choses , lesquelles cogneues il se peut remédier à tous accidens : l'acheminement ne nous rend le délibérer entier ; semble que soyons abstraints au secours de Rouen , ou à laisser du nostre. :
Par le chemin d'Amiens , Aumalle et Neufchastel , la campagne , la diligence et l'argent fourniront sans doute; abondance de ^vivres* Nous laissons à gauche le pays de Bray, plein de bois , marests , fanges et broussailles ; la droicte , que nous tenons , est plus seiche et plus descouverte , où nous ne prendrons de bois que tant qu'il sera nécessaire ; pals de vallons et petits coteaux. De deux en troi^ lieues» ruisseaux et moyennes rivières -.s'il est jugé trop fort, plus l'on prend la droicte vers le païs de Caux , plus il est plain.
Les ennemis nous attendront , ou ils viendront à nous, ainsi qu'ils se vantent : s'ils s'acheminent à cinq , six > ou sept lieues au devant, faut choisir assiette commode, dequoy ce pais est rempli; au haut d'une colline mettre la teste, et l'un des flancs couvert de ruisseaux portans vallons , et la gauche d'un bois : il se trouvera beaucoup de tels lieux au chemin que tenons , et quand il n'y auroit qu'un ruisseau et vallon ea teste , il suffiroit a\ec nos chariots. . .;...; T . »
MÉHOmES DE GASPARD DE SAULX.
Il n'est pas croyable , et la raison ne vent , qu'ils nous attaquent en nostre assiette $ s'ils le font 9 ils se perdront.
Estans en veue , ils ne peuvent ayoii' laissé trois mil hommes à Rouen : de main gauche et main droicte , il fout envoyer cavalerie dans la nuict , ou de jour à Timproviste pour secourir Rouen , traicter avec ceui de la ville de défaire ce qui sera resté au siège.
La cavalerie des ennemis ne demeure trois jours au picquet ; la nostre peut plus , pour estre accoustumée et payée. S'ils logent loin dans les villages laissant rinfenterie, nous qui en sommes plus forts , pouvons entreprendre.
Si les ennemis , pour chercher le foible des flancs , ou pour coupper les vivres qui nous viennent d'Amiens et delà rivière de Somme, tournent à une lieue de nous , je ne conseille (si ce n'estoit un grand clesordre d'eux tentés d'une grande escarmouche) de sortir de nostre assiette. Pour pourvoir à ce toumcment , dès la première veue des ennemis iaut fortifier je derrière du camp, à fin que la teste se tour* nant selon eux > elle se tretivast en mesme advantage. Et ne faudroit avoir touché aux vivres et magasins des charrettes jusques alors : il seront incommodés de vivres quasi autant que nous , principalement si nous tenons Neufohastel *, il ne leur rcstcroit que Dicpe pour vivre. Il n'est pas à croire , en ce tournement, quils laissassent des gens à Rouen. Aussi pourroient-ils estre defaicts, joignant quelque cavalerie à celle des assiégés, et les vivres pourroienl venir de Rouen : si ce n'estoit à suffisance que l'on fust contrainct de desloger en présence, qui est leur dessein pour nous attaquer en marchant, les bagages pourroient partir de nuict , comme les ennemis firent à Glielles, près Lagny , et sans ([ue Ton s'en apperçoive marcher contre Rouen. S'ils estoient advertis , et qu'ils pressassent , se faudroit arrester sur Tautrc assiette du coteau 011 les ennemis seroient esté campés au commencement , et ainsi marcher d'assiette en assiette forte, avec gi*ande sagesse et vertu.
S'ils nous attendent , et qu'ils soicmt campés au dessus de Rouen , esperans le prendre en nostre présence , à quoy lu raison les invile ,
il n'y a que deux trioyetiS i toiirMr MM la approcher de trois lieues , afin qu'iti ttiarâhip et en parant le flanc ils n*ayetit lien de MIH battre avant qu'ayons telle assiéUe (fiiè délirons. Tournant à gailche, ftiodroit fAsW près Blafaiville, Rys, Ghflrlevftl et lî^nry, droict au pont Sainct Pierre , et eampef il un haut au deçà du Pont de TArehi , s«f II rivière de Sehie ; l'on letir fompToit les vHffW qui Viennent du haut, et NeufohiSlel pHÊ empesche ceux de Diepe. Le liK»yeft «mk ouvert de jetter par bateaux dam Rooen du hommes, ou fiih*e un pont pour piisof à rê|i droit d'Ôrival ou Elbettf , et envoyer inAl Ml hommes tailler eu pièces ce qui esl au fim* bourg Sainct Sevé , avec le oMtte de Sdil« sons; ce qui est plM fbeile, d*ailtailt ifÊê leur armée navale ne peut passef atl pool tft Rouen , et faudroit tirer des vivres potir floW des Andelis , Pontoise , Y exin^fraiifois , ei af tte% lieux.
L'autre chemfai , de touriief ters GodèbMi est plus aisé venir à Deiioler \ Mai» Vnmk navale qui est au-dessous de RoMIt pMr m» pescher d'y couler des gens paf tNiMm f M rivière large, et Quillebeu^ ftMtiflé^ pMMi empeschor le passage du coscé de delissi n'y a moyen, sinon costoyant l'eàu ^ an iM-« tant contre Rouen d'assiette en assiette AMIS, mettre des canons par bas sur la rivière , ^ bâtissent les lieux et vaisseaux plats qui sont près de l'isle de Rouen ; puis , les ayaiif feil desloger à coups de canon , essayer le pa»* sage ou le secours par eau. Ce sont ks phM propres moyens de ne donner de la teste eoilre les ennemis, que Dieu, la prudence liUSMùne, peut augmenter on marchant et tenafit de hoM conseils.
Si l'on peut soustenir un de leurs êflbrtt qu'ils tenteront sans venir à la bataille, il ne fout douter que leur armée se rompra ; ce qui est jugé par la cognoissance que l'en a des François.
Plusieurs disputent s'il est nécessaire tat assiégés , pour mieux combattre , d'avoir une reu*aicte asseurée , à ce que les soldats, pensant ne pouvoir >stre tués qu'an combat , ^ qu'après qu'il n'y aura plus de remède & h première défonce, ils se retireront dans un retruncUemeni ou chasteau , pour de là capiCu*
RÈGNE DE CHABIES IX
féèktry^» croyefai ijne eek \mtr donne |0 (f jsseorance, Um retraicte peul estre ^pgorunchrf. lequel, aya»! moyen de ^^ pair sa lie » ne craint poiiH la porte ^^im antres» et de faûro eombaure 1^,01 looie extrémité» a'assçnrant dn 8«k 1^^ personne par compeailkw dana une ^OB cktfteaa* Au centraire , lea reiraietea ggdiigfreasaa aux aoldata» eMana anx arpi^àm 8or lea bresckes , ils s'en enr- ^gffgi^ et tes qmtaam^ aiséatam ponr ae ^ à eoofert «n retnanebemenl où gist Hvonr, iClaor aeoible qu'à te«a memeos lig^QQDpagiioos tonnent ponr y eourir » w «pffd les pramierea defeneea perd facîWiflilesseondes, lesquelles n'estpna point , kflldats prennent plna grande reaohitlM.
Ifs Mages tesaoignent riomor lallé » pni»inledoRDir, imagn de la mort, n'a$sonptt [ifrit B s'objecta q«e las ohiens et cbevauiL l0pR( ; ii y a diivencé I c«H des bonnnes tgplaindediBeovni, aenx dea bestes n'ont p robjst de ce qn^^les ont ven In jonr. Msiffln parsanaea aongant arion le trop ou peo ang»' : aeax ^ auront pria beaucoup isnieid^aipiaeai ▼emM du aang et du te; «an qn sent remplis de maufaises ^,deb maianeolie et tristesse \ eenx qujnmat, des apparitions, révélations, npenÉm et eraintn : chacun songe de Boa fliooéeiipiSBion. U ae cognoist que [la iDeooîredesdioses passées agit en donnant, lâaseA qo'il n'y a rimi de phis incertain que damir jogunent de présages véritables sur le&wpstetisndrait que nostre esprit fust tnHfonédftsosape corps , ou que les corps 'ttn^xim (|B se représentent à nous fassent aiigei, poiini» ou démens. Plnaieurs ne sondai poitt, Iniieiltnrds moins que les antres : nenasedânaait jamais sans resver. Geste diimee ait mire pnsnod^ de l'habitude Maceitedaseoipa^eine e^y pent asseoir UK» jogmoeat, §î qMlqn0feis Ha reneon- M sdoB ce qai advient après , c'est fortoiuneK. Il est iaipoesible qu'en tant de^diverné de «ttges qaeiques-uns ne renoontreot , liai quelles alôttiachs, pour lajpluiralité et imii des choses qu'ils eserivent Genx de J^ y Joseph, Daniel, Nabuchodonosor , ^meùtdek dniifâté /^ sont visions. Si je
vonlois (Esrdre en eea^ apparitkma noetuniea, je vondroia estre certain que je ne dormois point lorsqne je lea anroia veu< I^ oerveauf bnmidea sent plna aulyeets wt songes que lea patres 9 et font adveuav qnnbqqantité d'iqem imeedeni d'un esprit gr^ement agimant* et qni ne a'asaettpit ptf nt i î'ay mâé 40 f 091^ là qni n*ent jwnais fermé l'wl S9na aepgert «t ce jnsques à dire en songeant lea repr e^entnr tiens de lettrée « escrita et hiMoûreSt
Les oapitdinea qni a# missent easporter pnr ehaleurau combat ^oi par powasion de l^uff aoldats et lausiea inwgim^kma qn'ilf nnt de leurs Mnemia, ne se dcnvant dire experir mentes. Plusieurs pour ne perdre l'oecaaiou se perdent euxHoussniea t mieux vaut teipr ferme ponr a'eschdrcir , quem^r^ber pronqv temmit en obscwiié , et ne se pouvoir apré^ retirer. G'estoit à ¥• le eonnestable de hif^ abbattre la it>sée à K. de &iiise i c*estnit isofi rang , puis qu'il menoit l'avantrgardef
lies emiemis de M, de Guise Taccuseat d'avoir fait ferme maUcieHsement pendant qn'U voyoit di^aire la bataille , et que s'il fust allé au combat elle n'eust esté rompue ; qu'il estoit bien aise de voir ruiner sea feints amis par ses vrays mmemia : s'il luy a snccedé ç> esté par fortune » estant la coustume des v«(* torieux d'une partie d'achever le reste » leiins foroes redoublânspar les bonssuccès, lesquels ils doivent suivre en ordre. Qui pouvoît asseurer que ses ennemis s'anmseroient au pUr lage , qu'ils seroient rompus par les grandas charges qu'ils feroient, qu'il ne luy fallait autre commandement de comlMtftre que re%branlement et marcher de la .bataille , qu'il eatoijt ebUgé au salut de son genepra) , auquf 1 eonriste souvent la victoire? Les membres doivent poncer la teste ; le chef mort , le reete est en desordre. K. 4e Oinse estoit encores accusé d'ayeirdit qu'il ne pouvoit perdre «ans gngper^ soit que le prince ^e Gondé op je eonnestable fussmt defaicts , l'na estapu son ennemi onvert , l'autre son ainy réconcilié peu seur « pour le parentage qu'ï avoit avec ses ennemis.
M. de Guise respond estre sahj'ect du roy, àfHA le principal but esioit la victoire^ et qu'il ne se devoit soucier de la perte de soa gênerai , poûrveu que^ Sa Majesté ^ eus( le;
profit. Il ne lay avoit esté commandé d'aller à la charge , et M. le connestable la prit le premier mal à propos , imaginant les ennemis en desordre des canonnades; que le.' succès de la victoire , dont à luy seul estoit rhonneuTf le justifie à! sa gloire. Les François apprindrent de cette bataille à marcher en escadron. Le sieur de Tavannes s*en servit à Hontcontour, et força M. de Montpensier , qui menait Tavant-garde , d*aller le premier au combat devant Monsieur , frère du roy , qui menoit la bataille » et le vieil mareschal de Biron Touloit tenir la place an combat dlvry qn^il avoit veu tenir à M. de Guise à Dreux. "^ La bataille de Dreux , gagnée le 19 décembre 1562 , par la 'mort de six mil huguenots et deux mil catholiques , M. de Guise victorieux eut le cœur des soldats^ des villes et des estrangers ; fut déclaré lieutenant gênerai, la royne n^ayant hardiesse de luy dénier ce que fortune luy donne. Les capitaines des compagnies de gens-d'armes vaquans, les chevaliers de Tordre sont nommés et créés de luy , sur lequel toute Tauthorité repose. Le prince de Gondé est soigneusement gardé ; l'admirai , r'allié , fort de cavalerie , hors de crainte d^estre suivy , se retire à Orléans , où il laissa son frère , et mit ses reistres en Soloigne ; alla en Normandie pour recevoir Anglois y et angelots pour payer ses reistres.
[ 1563] M. de Guise ne le suivit , prévoyant ne le pouvoir forcer au combat , pour y estre allé sans bagages ; assiège Orléans , son armce renforcée d'Espagnols et de François. Il mit la ville en telle nécessité , qu'ayant pris le portereau , la tournelle , et les isles , la battant du costé de la rivière, elle n'eust duré huict jours ;radmiral fust venu tard au secours , lequel après avoir pris cœur se depeschoit tant qu'il ponvoit pour y arriver. En mesme temps un nommé Poltrot , le 24 febvricr 1563 , blessa M. de Guise , dont il mourut cinq jours après. Lui pensant se sauver , et croyant avoir faict vingt lieues , n'avoit faict que tourner ; fut pris proche le quartier des Suisses, caché dans une grange; mis à la géhenne , à la mort ; dit avoir esté persuadé par M. l'admirai et de Bèze ; l'admirai advoue luy avoir donné argent pour espion , non pour assassin.
'■ Le criminel accnse la royne, qui, >, les forces entre les mains de M. de Gui en alarme pour la couronne de ses e aucuns ont voulu dire qu'elle escrivit à M mirai pour 8*en depescber. Depuis, au w de Bayonne , passant 'par Dijon , elle sieur de Tavannes : « Ceux de Guise se » loient ftire roys , je les en ay bien ^ » devant Orléans. » jPeot-estre qu^ebcr gnoit ce à quoy M. de Gidse ne pemoit.bj que la fortune luy eosi mis en sa pubJ de fiiire ce qu'elle apprehendoit le pi G'estoit un prince qui avoit mis son nom maison jusques au snpreme degré ; ti^ lant , sage et heureux , comme il moi Calais , Thionville ec Dreux. Geste mort gea les aflkires. La royne , hors de courut à Orléans foire la paix , ce quelle voit , à ce que d'autres disent , ponr t fait commencer la guerre. Elle pronit prince de Gondé la Kentenance générale -, reinonstre que sans la paix il demeura prisonnier et en danger ; qu'il falloit oad en l'armée , et qu'encores qu'dle yensta pour y obvier , le mareschal de Brissac J vieillesse et impuissance feroit que lesupreJ pouvoir tomberoit sur H. d'Aumalle , p&rl'; sistance du cardinal de Lorraine.
Ces raisons disposèrent le prince deCoo à la paix , la royne jugeant qu'elle faûoitpo le roy son fils , faisant la paix avec ses su| jects , qui retourneroient en obéfssaoce, \ y auroit moyen de dissiper les (artispeDdan que ses enfans croistroient. M. leconnesuble prisonnier entre les mains des hugueaoïsj estoit disposé ; et encores que la royoe | voulust à quelque pra que ce fu8t , led) sieur connestable ne voulut jamais comeDi que Tedict de janvier eust lien , la dq11| duquel la royne desiroit , crainte de rehu ser trop les huguenots. [L'admirai , adve^ en Normandie , cognoissant l'instabilité ^ guerres civiles , comme j'ay dit , sod d'adversité que l'on n'est pas capable d'ei| brasser une grande prospérité , il se contei de se secouer du péril présent , de se r'alfi mir et prendre haleine. Tous consenteot à paix , qui Jut faicte le 19 mars 1563 : cbao l'agrée à divers desseins. Tons mesfaitssi^
advoués ; les prescbes , permis par tout p
BËGNE DE CHARLES IX
îldejainerVflOiitreftireiiictsà on en cba- (bulbgei et en la maison des gentilsunes (jù avoient fief de haubert.
UrojiBi^s^ départ de sa résolution de i^ld deoparlis en mesme balance : celuy gfigisetferré par la mort du chef , eUe le jl^iiMement , donnant Testât de grand alBeecdegoovemear de Champagne au i^jL de Guise. Geste mort, ceste baie, eetrtnible furent, présagés par le feu fi firoeittl peu auparavant. La paix faûcte ndherses espérances , chacun s'approche inj, mirés des promesses de la royne : I^^BMls avoient abandonné les Anglois ^k lecessité de traicté ; avoient promis à i]inediayder à reprendre le Havre, mons- M qie leur dessein n'estoit de jamais rêver fias 'm 9îmes » puis qu'ils feisoient la in i ceux qui les avoieut assistés. U est ^ qoe ce a'estoit leur intention pour lors , lee qu'ils peusoient gouverner la France ^1. le prince de Gondé lieutenant geiri, et croy oient que s'ils estoient necessihderqyreadre les armes , qu'ils se r'habilmA ùémeat avec les Anglois pour leur ^ nlerest et pour l'utilité qu'ils ont màvians de la France. U leur sembtoit sioitteieit en poupe pour la susdite lieute- UDce jinerale promise au prince de Gondé ,
00 jttr le oommandement du connestable ,
ODcIede ceox de Gbastillon, qu'ils esperoient
rtpipKr. Le Havre investy parle roareschal
de trime, et le rhe ingrave avec^des reistres
ei^ttfiqMik^ , dont le fils aisné du sieur de
TmiDO, Henri de Saulx » portoit la cornette
paenSe^wdse signala en plusieursendroits,
le oooaesbhkmve avec e reste des troupes.
Le roy s'ippode de Fequan ; les forces de la
Frmei^^ÊCiaylai peste dans le Havre , et
le port Wé, firent rendreles; Anglois. «
1 LediaUe tente et persuade aucuns genenuTontinsde se vouer , sacrifier et preci- |iit^ iTeoglément dans les ennemis, pour tspiatMAetsalat du peuple romain : des par- Mien en FraDce et en Flandres , pour la RSpon» pour leur patrie , ou parjtentation , m résolu leur mort pour la donner aux chefs de leurs ennemis. Les roys et les princes doiraitsenrir Dieu et n'opresser ny faire injures iku^ioferieqrs /puis que leurs vies sont en
la main^de ceux qui mesprisent la leur. Les . livres sont pleins d'histoires de gens déterminés qui ont tué des roys ; dangereuse estocade, imparable quand elle n'est coneeue qu'au cerveau d'un seul. De trois périls cou»tumiers aux entreprises le. premier cesse , ne pouvant estre révélé ce qui ne se dit point. Ges déterminés sont ios|nrés de Dieu ou du malin esprit , de leurs >nonvemens fantastiques, ou sont persuadés: tout se fait par permission divine. La pluspart de ces grands, coups en viennent ; les docteurs , les sages du monde (s'il y avoit antre instinct), ne pourroient persuader un homme d'aller tuer un autre et mourir soudainement après ; ils ont une grande ^créance de l'autce monde , puia qu'ils quittent celuy-cy volontairement.
Aux guerres samctes il se treuvoit des Turea qui tuoient les princes ohrestiens au milieu dQ leurs armées , après s'estre résolus à la mort ; ila se nonunoient assassinateurs , nomination turque demeurée jusques i aiyourd'bui. Ils estoient persuadés des mouffetis, prostrés de leur loy, et du Vieil de la Montagne, puis-: sant seigneur de leur party , qui faJsoientrabvir el emporter en dormant les jeunes soldau, leur bandoient les yeux , après les avoir mernés plusieurs nuicts par divers contours , les rendoient dans un jardin plein de délices , vins, viandes exquises, musiques, odeurs, femmes , chasses , jeux ; estoient servis de filles en habits d'anges, lesquelles ne leur parloient point ; puis enyvrés , ils leur fsdsoient faire des apparitions d'une divinité qui leur disoit qu'ils estoient en paradis bien heureux. Après leur commandoient d'aller tuer les princes chrestiens et d'endurer la mort,' pour retourner incontinent |en ce paradis : puis estoient retransportés de nuict, yvres et endormis , pensés au lieu où ils avoient esté pris. Ils croyoient avoir esté en paradis , et ne desiroient que la mort pour y retourner, faisant l'effect qui leur avpit esté révélé. :
Les jésuites semblent estre mal accusés d'avoir persuadé de tuer les roys : toutes les sti* mulations sont vaines pour résoudre un homme à la mort volontaôre ; s'il se pouvoit, les ministres huguenots, dont la langue est plus farclée , artificielle et diserte , et qui ne manquent de bonne volonté , eussent ^t mourir
HËHOlREd DE 6ÂâPA!td t>t diULX.
tous les roys CAtfaoUqiies de l^Eorope. Entre infinift plu graâds manqneteens de leur re« %Mm cêloy*ey en M un , qae nul ne s'eM Toaé à la mort pour la censeryatlon d*ioeUe ; md n*a quitté son bien et le monde pour suivre les préceptes des apostres , ainsi que les oa« pncins : et ne s*estoit PoUrot voué à la mort* Iny estant fitcile de se sauter , à quoy il aToil preveu. Ils disent que la différends de la per^ missfon divine et rinstinci du maKu esprit « esc quai|d ceiuy quttue se sauve , ou qu^il est pris et justicié. Baudille^ les suscités de Lafr> dry, un des Mediois < et plusieurs autres » qui se sauvèrent après avoir tué leurs roys et les princes, estoieul donques inspirés de Dieu^ ei Poltrot Testoit du diable , puis qu*il fut exécuté. Leurs maximes sont incertaines ; il sedict que, puis qu*ll faut mourir, il vaut mieux que ce soit en sauvant sa patrie qn'i-* ntttilement ; que les mourans de graveUe et Ifouttes soufflrent d*aussi grandes douleurs qae les géhennes et les roues ; que l*Église et les magistrats le commandent t cela sont persuasions qui M peuvent rlM\ si tm ii^est poussé d^ailleurs.
Que ees determittés soient fols ou pWvés d'entendemeni , eelane Se peut; eàr Ur dùihdtaite ueeessaire à telles entreprises amnlrele eomraire, ov il feut qpe eé seSt un suprême entendement hors du cemmmi , fort résolu à r éternité , ou une humeur mélancolique ; concluant en mon premier but qu^en ceste grande action , se laissant persuader , il faut qu*il y ait quelque éhose d*ailleurs que de Thomme. n y a plusieurs sortes de déterminés i les plus résolus sont ceux qui veulent mourir en exécutant , comme Jean Oeorgui , qui Meça le prniee d*Orange ; le mohie Glemenl , qui tte le roy Henry m ; Gbistel , qui bleça leroy Henry IV$ et le deHi qui tua Mahomet visirbachat an mHieu de tous ses gens, n ne s*est rencontré en plusieurs siècles tant de semblables hommes résolus qu'en celuy-cy. Quant à Poltrot, celny qui tua le prince d'Orange , Montrevd , qui tua Mouhy, et depuis bleça radunral , ih avoient moyen et intention de se sauver , n'estans ces coups admirables comme les premiers : le christianisme drfend le meurtre, et mesme le mail encore que bien en ad^enne.
' Ceux qui commettent ees actes et y d par trahion ,* menteries et (aux senneij près des prmces qu^ils veulent assaarind blasmables. Leurs partisans respondenc Juditti employa la neuterie pour appr Holofemes; que tout est lolsiblepoiir este une tyrannie. Si seroit^il bien phn i celuy qui tue tu tyràu sans se dSren viteur nyse dotmer à Iny, atesy qu'ur] tien faillit à tuer Amvral «n miliei k Srmée, sans poser la croix , à dix pasU regardant quel estoit le gênerai , il fii Ny les gardes des prfnees , ny les oba tiens, advertissemene , pMsienonmÉcJ tures envoyées dés soupçonnés, ay ne h approcher que les cognoissans, ne m rien , si les malversations ont fimoé h tence des princes an efel.
La bonté de Dieu est si grande ett^ ment rel*t devant et depuis qo il k pieu envoyer Nostre Seigneur ImK pont nostre salut, que noscre créanw qu'il a les bras euvecis pour rseenoir eeut qid luy demandent pardsn debua à rbeure de la aaort. G*est un grand uH quand en ce temps là les cathsrres, Inaj eu les douleurs, et surprise de la mort, pesohenr de recourir à luy; et femUe •ceux à qui il a dénié ceste graee looi eo ril, et que pour leurs péchés iloa ieiir donné temps de se recogooistre. E( à b rite, la bonne fortune du feu wjïwfmm^ en ce poinct, estant tué d*un anertUeus^ dainement, n^eoitesté qu*eUetef6ooofe^ aux dévotes prières qu*à avait Mtee (owl grand défont en sa ne , peur les jngeni divers qvTen pourra foire la pssieriié.
Deux roys, Henry III et Hearf IV,e(d^ princes, de Guise et d'Orangs , ost estél sassinés. Henry IV fut praniereflieiit m par Chastel , et le prince iOnx^^i Georgirf. Cest une grande dificulié, m voir si c*est par inspiration du del, prw suasion ^ ou par frinaisie , eu par resolw de ceux qui commettent cet aeles , sd lecture des livres et fugemess qa*ji« b^\ deportemens des roys et princes sarlesd ils entreprennent. Ancims disent que iorsj Tentrepreneur se sauve , coauae ft Iw après la mort d'Hiriofomes, que eM q
AËQNE DE CHARLES IX
ijei^voitttte QM le c<mp Tient datieli ^y le oonanm iiraît sur ces atteiilatft< loi, qa A>* V« ^ Guise, fiit penuadé f («Util ^ de Bèie, ttiidiaire ) attcmt tpiqaebroyne Catherine en fut oonsen^ 0 fQgh crabute qu'elle avoit que M^ de tr^iTSt gagné la bataiDe de Dfeox, te^ g II jiiioe de GMdét et le 6ontaestabIe ^fgtre In maint des fai^gàenota , que l^biiie, ayant tostea ki force» en main ||id*Orifiûs, se vonlast oecoper Tes- |likrt)i»biaimoiilé t a^itfiût son entre^ |ltBaiMot,qnea'ilM ee fnat perdud*ee^ UynpM^t perdre de corps : il donna ||iî pistolet lora que M. de Onise nV If^ homne proche delny. Il fut per^ Ht et B*eost ceite grande resolution de ftt qu'eurent les antres , ayant prenledité linrfsr après le ooqi £iiet« lnCeorgv» qui donna le oonp de pisio* 1^ h jona da priàee d'Orange en sa l^é il eitott sntootné de denst cens hon>* 1^9 l'Mttit pas anssi résolu à la morti p^pli^terté persuadé par les jésnites»
Itftnieat fait croire qu^apràs qu'il anroh lifôMeifDrsnge , par lagiface de Bien il iMaKiSfinbie» et que la vierge Marie le nnmitii seia font fay phisieurs orai^ « (|M foi trsDta sur loy » qni font men^ a dèipiem qu'il fidsoit à Dien et an M de nmv ion corps après qu'il auroit kko(a|k
Geloy qripHfaebsm TcnuTre et tua lo prince Omp, M 6'ertoit de mesme du tout re^ oh^kvnrt; cir H avoit dent chevaux qui ittenkiM n édk d# la muraille de la Tilie, it sann {nalpage dudict prince d'Orange |nrentKi,1eiifant eoorir efifrayenkent^ il
AqBesChMS, qui toa te roy Henry m , n fermié : 3 estoit fort imbècille ; on dk ii utMmit des hàlets sous son calice qui Hiooestwait de tuer le roy ; que Ton por-^ liilay psnms sonbatarne quand il esioit Nfké , cootreftisant la parole des anges , et p quelques princesses atoient parié à son rfnrjacobia, poir le foire résoudre à ce If.
J^CIiastel, nonrry dans les jésuites , pour Mr ovy seoTent disputer , et avoir teu dans
des livres qu'il estoit Ucile datuer M tymnst se figurant ( à tort ) le roy lel » ae résout do le^tuer. Le Jésuite que la coUr fit mourir , et Tarrest gênerai contre leur ordre , font croire à beaucoup qu'il fut persuadé. U alla bien on résolution de mourir, parce que, quand il donna le coup de Cousteau , ils estaient plus do «eut dans Ujchambre; et néantmoins, l'ayant frttpé et jette le consteau, 11 nioit que ce fust luy et essayoit de se sauver*
L'on tient que François Ravaillac « n*avoit esté persuadé de personne i aeulement , ayant veu des livres, et ouyparier plusieurs aHl estoit Uche de tuer les tyrans, il jugea mes»chanunent que les deportemens du roy leffri>soient de caste condition^ voyant que£a Ma^ jesté alloit foire la guerre au roy d'Espagne, qui luy sendbloit maintenir la reKgioil cath^ lique. Les révélations qu'il dit qu'il avoit^ font croire qu^il avoit les sens touiisén et le juge^" ment perverty i quoy que ee sott, tl estoit résolu k la mort , et à nese sauver points
Ainsi, do emàk entrepreneurs, den espSK roient de se sauver par leur prévoyance. Mltrot et eeloy qui tua le'prinoe (POrasige , et Jean Georgui , le trolsiesme , par l'aide des saincts s les trois autres , ClenMit , Ûiasfel et EavaiUac se résolurent d'eux-mesmes.
C'a esté une fdispute pamry les dooteara ^ s*ll est 'ficite aux particuliers d'enareprendro sur les roys , et selon leurs actions foire juge^ ment d'eux-mesmes. S'Us sctfit on ne sont pas tyrans et hérétiques , ila sont condamnés au concile de Constance, et defence d'attenter sur les roys pour quelque catise que ce soit.
Qoand les huguenots* ont pris les armel contre les roys, plusieurs dPeux cM escrlt qu'il estoit licite de les tuer s'ils forcoient les consciences de leurs subjects , ou qu'ils se gouvernassent tyranniqueroèAt , et en ont es* crit plusieurs livres. Aucuns jésuites , comme Hariane et autres catholiques , ont paremo** ment escrit qu'il estoit licite d'entreprewb^ snr les roys hérétiques qui exerçoient tyran*nie et sonffiroient l'heresie en leur royaume t néantmmns la généralité |des docteurs jcon^ clud que c'est chose qui ne doit eatre permise aux chrestiens ; anssi n'y a4-il point de droict ny de raison qu'un particulier foce des jugemens à sa fontasie sur la vie et déporte^
oiens des roys. En la primitive Eglise les chresliens coaunandoient d'obéyr aux supérieurs : de tant de martyrisés du temps [de Domitîeny de Julien et autres, il ne s'en trouva ■a qui entreprist sur les empereurs ; au contraire , quand ils estoient commandés , ils alloient servir à leurs guerres, et y avoit des légions tontes chrestiennes. Tout homme de sain jugement n'approuvera ces entreprises : celles qui se sont feictes sur le prince d*0range sembloient plus rais(»nables , parce ^ue c'estoit un prince hérétique « qui s'estoit révolté de son supérieur. Que s*il feloit foire tels desseins , il faudroit que ce fust un qui f ust déclaré par les conciles ennemi de Dieu et^dn monde.
C'est bien mie plus grande dispute entre les doctes, sçavoir si ces assassinats viennent par le commandement de Dieu pour punition des péchés, par sa permission et tolérance, ou parle seul instinct dé ceux qui les commettent. Il est certain que Dieu nous a créés avec nostre libéral arbitre de bien ou de mal faire , et que sa divinité ne s'en meslant , telles choses arrivent par l'instinct de ceux qui les exéculent; ainsi que le mauvais ange les peut per* puader, le bon ange les peut empescher. Si l'inclination des personnes est plus au mal qa*au bien , elle emporte la bahmce et faict résoudre à mal. De dire aussi que nostre libe< rai arbitre soit tellement franc que Dieu ne le puisse changer, et qu'il n'y intervienne et le divertisse quand il luy plaist , seroit une erreur.
Lors que Judith tua Holofemes , Dieu dict par ses prophètes la délivrance de Betbulie ; sa divinité donc commanda la mort d'Holofernés , et y poussa Judith. Et les prophètes qui ont dict plusieurs fois aux roys d'Israël qu'ils mourroient entre les mains de leurs ennemis , semble que c'estoit une punition de Dieu. Il peut estre aussi que , sans que sa divinité s'en mesle, il permet que le libéral arbitre d'aucuns les porte à ceste exécution , laquelle , si Dieu , qui sçait toutes choses , vouloit , il pourroit empescher , et néantmoins le laisse à |^a volonté des hommes. L'on dira que Dieu n'est point autheur de mal ; c'est la vérité ; et ce qu'il permet quelquefois que te]le choie advienne , c'est pour la punition
ou des roys ou des peuples , lesqu^ toyés par affliction , font facilement lut, d'autant qu'une si grande ac touche à tant de personnes, ne u sans sa permission.
Un excès , deux ny trois , ne cant quefois les maladies ; et lors qu'il y sieurs, ils desbordent et souvent la mort; tel peut estre l'excès^ ipi pour réduire les personnes à U Tels sont les péchés des hommes: an Dieu a beaucoup enduré de nosiiaoi voye la punition tout à coup plm Heureux en ce malheur ceux qui seulement en maladie ou punition ble , pour n'eslre les excès si grand causent la mort étemelle, par famé mander pardon à Dieu !
) Les hommes sont conceus en pecbê clins à mal , tentés des diables ; si n ej grâce de Dieu , qui les protège , ils pdij à tous mouvemens. U n'est besoin, po^ punition de péchés, que Dieu envoyé tel timent; seulement c'est assez de oui a il retire sa grâce des honunes, mm abandonne; leur inclination les fiait ^ en tous inconvéniens , les tentations a tout pouvoir sur eux : ce qui advient d tant plus que les honunes ont recen de grandes grâces et bien-faicts de Nostre gneur ; ce que mescognoissant il les a donne ; et ne suffit de le pcier, msis de faire et pourvoir aux péchés passés. Plu est eslevé en grandeur , plus se présente moyens de bien ou mal faire : e^ couppe à plein bord elledesborde.Cests donnement de Dieu est ce qne Ton m estre tombé en sens réprouvé : Naboci nosor , le sage Salomon , et plusieurs a ont tresbuché , ou par folles amours , o autres péchés.
Le roy Henry IV, obligé k Wostre Seij de tant de victoires , d'honneur, de gloir reluisoit entièrement par la grâce de sans laquelle il lui eust esté impossil parvenir là oii estoit. Herodes , en; I triomphans , imitant les anges en splen s'anribuoit la paix , les victoires, ainsi ( peuple les luy dcferoit, fut soudaim ravy au milieu d'iceux, pour aprcndn
RÈGNE DE CËARtES IX.