RÈGNE DE
orera soprtmé : car te} est nostre plaisir. Ea noûidequoy^nous avons fait inelU*e nostre I a cesdictes présentes. Donné à Durelal, lertier jour de noyembre , Tan de grace [ÔQûcess soixante onze, et de nostre règne ^jpjesBe. Et sur le reply , signé de Neufju^[eroy, la royne presens. »
jiigae le roy , à dessein , ne lint parole , aeb baine invétérée des catholiques cauts massacres en plusieurs lieux; sur les Aies bugaenottes le mareschal de Gossé ^voyé à La Rochelle , les députés de Fad- J à la coar , les desseins differens. La e possède ses enfans par MM. de Rets et qsier, ses créatures; dissimule , tempojQsqiies à ce quUls soient en âge, avec les lenois, lesquels ( sans prendi*e temps ) ret{ forcer Leurs Majestés à la guerre d'Ese, et les allier avec les Anglois leurs ; pracliquenl guerre étrangère ou civile, iftAi en cour par ceux de Montmorency , adent, jalousent le roy du crédit et de neur de son frère » proposent de le banle France par le mariage d'Angleterre, B royaume ne peut souffrir deux roys ; c'estoit marier la France à TAngleterre , ttuenotsaax catholiques , pour partager nie : en eiléct, prétendent de chasser taoemis, et, sous le nom du roy d'Anne, rendre M. d'Anjou captif, sçacbant epottTOir r'allier avec luy , parce que de boate procède son honneur.
/ejeuoe sang bouillant du roy Charles agrée îscours : la royne cognoist comme elle ttiksoa fils, ses humeurs et gouverneurs ; tt dfiooe peyne de ses opinions , s'asseure ^p(Rn(jir changer en un mouvement. Toutes sûJQtioQs^t remises à Blois, où la royne izysrre eirambassadeur d'Angleterre de- 9A arriver. Le sieur de Tavannes , après àm réitérés advis envoyés par escrit à f Anjou , est envoyé quérir , sans nuls dess arrestés , ny de la guerre d'Espagne , ) hSainct Barthélémy ( quoy que lesignoavent escrit). Les huguenots espreuvent crédit en la Croix de Gastine, érigée ïieDs d*un huguenot bruslé, qui est transie de nuict de la maison rasée , malgré 'arisiens, au cbnetiere Sainct Innocent; i avec la faveur non dissimulée du roy ,
CHARLES IX; ZW
qui , pour se défaire de son frère ei de sa sœur en mesme temps , et acquérir reputati(Mt par les armes , estoit porté à eux. La royne , voyant son inclination , fluctuoit : les desseins, et espérances hnguenottes estoient d'exalter leur party, d abbaisser le roy d'flspagne et la religion catholique, bannir de France 91. 4*Anjou teur ennemi , gouverner la cour par le mariage du prince de Navarre , jetter la guerre en Flandres , en recevoir le gain , et )e roy la perle , s'establir aux despens de tous. {Â vieillesse , la laideur, et les articles de laroyné d'Angleterre, la haine, le soupçon des huguenots , glacent M. d'Anjou , qui haste par courrier la venue du sieur de Tavannes , luy demande advis qu'il reçoit. I^uy l'adiDonesie de regarder ses mains sanglantes des Anglois et des huguenots, les réceptions, les atBronts du roy Philippe marié à Marie , royne d'Angleterre , leurs roys esleus plus prisonniers que roys, luy propose de se descoudire sans deschirer , cognoissant la furie et ambition de son frère , l'inclination de la royne et de Madame au mariage de Navarre , pour demeurer à la cour. Roy, foyne, M. d'Anjou, royne de Navarre, millort Robert, ambassadeur d'Angleterre , le comte Ludovic de Flandres» le sieur de Tavannes , arrivent tous à Blois. : La royne luy demande comment elle sçaqroit le cœur de celle de Navarre ; il se rit » respond : « Entre femmes , mettez-la la pre- » miere en colère et ne vous y mettez point ; » vous apprendrez d'elle , non elle de vous. » Le sieur de Tavannes taste le nœud du mariage du roy de Navarre , essaye de le rompre ( tant s'en faut que Ton pensast faire la Saint- Barthélémy à ces nopces, que , sans Madame, fille du roy , qui y avoit inclination , il se deslioit). Enfin est consenty par M. d'Anjou, pour , par un petit mal , éviter le sien plus grand d'Angleterre. Le millort Robert fournit ses articles pareils à ceux du roy Philippe d'Espagne , avec la royne Marie , excepté que la royne d'Angleterre vouloit estre mariée à l'huguenotte. M. d'Anjou, conseillé du sieur de Tavannes , le tranche court , dit au roy son frère s'il luy commandoit qu'il s'y marieroit , mais qu'il sçavoit très-bien qu'il n'y vivroit pas quatre mois ; qu'il aymeroit mieux n estre rien du tout en France , et y mourir
pour son service, que d'aller en Angleterre. Geste response , et rintermission de la royne, refroidit ce maria{;e. Le sieurdeXavannesle tourne en gausserie. L'ambassadeur couchoit aveCjla royne sa maistresse ; il dit à Monsieur : « Le millort Robert vous veut faire espouser » son amie ; fiâtes lui espouser Ghasteauneuf » qui est la vostre , vous luy rendrez le pan- » nache qu'il vous veut donner. »
En ceste grande assemblée le roy propose un tournois ; le sieur de Tavannes en donne Tordre et invention , icy escrit de son stil , qui estoit une grande bresehe défendue, et une retraicte derrier un retranchement , où les assaillans entrés eussent voulu estre dehors , feinte à Fimitation de Taguerriment d'alors.
; « À la grande porte , vingt arquebusiers
commandés par le capitaine
les-
quels garderont quelques peu la porte avec arquebusades, après se retireront tousjours en escarmouchant jusques au bout du pont du chasteau, où ils ne s'arresteront , ains couleront dans la porte de la vis pour monter audict cbasteau.
» A l'autre, vingt arquebusiers, soustenus
de dix corselets , sous le capitaine ,
partiront des cuisines , et feront une charge à ceux qui auront gagné la grande porte , pour essayer de la regagner : ayant failli à la regagner, se retireront en escarmouchant pas à pas de là où ils seront venus.
. » Le roy ayant gagné la grande porte entrera avec son camp , se logera devant et dessous les galleries, fera la première assiete de l'artillene^ assoira ses corps de garde et sentinelles. Gela faict, débandera une troupe d'arquebusiers de l'un des costésde la place, et par Tautre Sadicte Majesté , seul avec deux capitaines , ira recognoistre , soustenu neantmoins de quelques arquebusiers , qui ne tireront, si ce n'est que Sadicte Majesté fust pressée ; après se fera les approches , posera l'artillerie , et tirera en batterie.
» » Une troupe de six corselets et quinze arquebusiers , sons le capitaine qui gardera le foux-bourg , lequel sera assailly après Tescarmouclie dcrers les cuisines, se retirera en la place , laquelle recogneue et la bresehe faicte, et en l'assaillant , le capitaine du bout de la
grande vis, qui sera en embuscade en la sous la chambre de Monsieur , fera m tite sortie pour favoriser la retraicie de du faux-bourg; lesquels mettront le fea tonneaux , et se retireront au cbasieau le pont. Et ceux de ladicte sortie ( pour fi riser la retraicte ) se retireront par bd vis à la terrasse audict chasteau, etoe( meurera sinon que six ou sept arq sur le milieu du pont , qui tireront
'» Alors ceux du dehors emportcroaiV bourg, rompront leurs tonneaux, et donner un assaut au parapet de la mi duquel ils seront repoussés, et soni la retraicte pour donner à l'assaut général le roy et sa grosse troupe \ lequel mt^ avec son bataillon jusqu'au milieu de la et là s'arresteront, et baiseront la terre aller à l'assaut. Sera envoyé devant la troupe une petite troupe d'enTans de corselets avec deux bandes d'arquei pour gagner les deux coings de la bi lesquels corselets seront repousses , et reront les susdicts arquebusiers.
» Lors arrivera la grosse troupe da à qui enfoncera ceux dudict parapet de pi et ira à l'assaut de toute sa force , lequel longue ne se pouvant soustenir, se pool retirer ceux de dedans au retraDcbeoh Sera envoyé sur les deux heures noe Im d*arquebusiers, qui partira de éeàm grande salle , avec le tambour , étira M le fort , où , après y en avoir laissé doo»' quinze avec ledict tambour , se desrobero file à file pour revenir treuvermondici^< afin de raccompagner ; lequel après p avec ses deux enseignes et toutes sestruaj pour aller secourir le chasteau, de qoo sera empesché : pendant lequel temps le pitaine qui sera demeuré avec les di\ ou k fera remparer; et les pièces amenées « bresehe pour battre le retranchement, la pitulation se fera , et se rendront les assiégé
Le comte Ludovic asseure moitié drsTÎ de Flandres estre à ladcvoliondurojChar qui n'avoit .besoin de fiction pourfaircrf aux huguenots qu'il les favorisoii, désir de guerre. Il estoit entièrement à eux, parce que ceux de Guise y contrarioii ou par la resolution prise avec le sieur
fa
ES d'iiHloigaer ceux de LoiTuioe pi de
Imorcacy dws ulliitres , le roy vl ses frères astu-i grunds pour les municr. Ce fut
artifices , et par ces raisons , que le carde )j)tTaîac et ses nejiveux s'esloJfjaent C43ar. Hesie le seul sieur de Tnvanues !or du Vcsiat , qui s'oppose aux desseins ïor adjniral de Chastillon pour la guerre ; mnntre un royaume esjiulsé »es el d'arj-ent par les guerres civiles, h un flurissaDt estât , fortîlié de l'ardesludcs et d'une lonf>iie paix ; rc[;rctte ,
" Ini, d ne veut qui- les prisonniers et »fi Jarnac et Montcontour conduisent
*ictoneu\ st>lou leurs, desseins.
Epus Suciueiit , tons balancent , rien de recontre l'iipiniun d'aiiuuns, croyansque Bnllca avoil esté tui^ pour uTOir dei;ou- Ventreprise de la Sainct- Barthélémy , n'cstoit pas seulement pouipcnsèe , et la naissance vint de l'imprudence liu{>iie' i. La petite faveur de LigneroUes cliassée la pins j^uiide de Villoquier de chez d'Anjou , il se donne au roy Charles im- , discourt aux despens de la luy propose de sortir de tutelle.
UjeHé, non capable de ce grand dessein, tdil è sa more , laquelle , d'accord avec Vbja, lo fit tuer. Lignerolles mort, le w de Tavannes blasme cruellement cet lidkt que Ton tuera les hommes jusques :<il«wts des ro«. La royne luy impose ace, lui commande d'assister ceux qui ita demander la grâce des meurtriers ; ïl plnàeurs refus , obeyt : tant peut la 'uriee gens de bien. Il admonncsie le 'dtDesc mesler point des querelles de ses •■Wï, leur commander accord on compiMpu-ment. Eo ce temps je fus malade ]**Bnilé ; il dit que si je moin-ois iju'on ^ **s chevaux . qu'il s'en vonluit aller . itMoii saoul d'Iiunocurs, et ne tmvailloit ifBBr les siens.
■^] Le légal du pape arrive pour cmw le mariage du roy de Navarre , et ftaaj du roy de Portugal avec Madame " do roy. Il est renvoyé avec paroles geî** nne Sa Majesté ne fei-oil rien au pre- "• de l'obéissance de Sa Saînctelé. Le 'deTavanucs, las des iricsoluiionsdcla
RÈGNE DE CHAHHÎS IX