SW
royne , pi'end congé : elle pleure et le prie , sçacliani qu'il avait des adïis s:ilutaires pour Lenrs Majestés, qu'il laissoil sans aucune résolution. I^s gentils-hommes de sa suitle le blasment de n'avoir pris garde aux larmes de la royne. Il respond que les coui-tisans ne pleuroient leurs amis , mais un manteau qu'il leur restoit à engager ; que Leurs Majestés avoient ses meilleurs ans , qu'ils pleuraient pour en avoir encore quatre ou cinq qui luy resinient à vivre en repos.
En son absence , le roy n'a cesse que l'adminil avec gninde asseurance ne soit aupi-ès de luy- La guerre d'Espagne toute résolue ù l'insceu de la royne qui n'y estoit encor qu'il moitié , les ligues d'Angleterre etdesprutcstans d'.Alleroagne acheminées, le roy, pour mieux gngner sa mère , employé Sirosse son parent, qui, sous feinte d'aller aux Indes, devoît descendre en Flandres ; l'admirai dcsseigne son embarquement de six mil hommes à Bordeaux. Dieu se sert des desseins des hommesconlreeux-mosmes miraculeusement; ccst embarquement se fait par providence divine proche de LaRuclielle , non prémédité ny des uns ny des autres , et qui furent employés au siège de La Roclielle , au contraire de ce à quoy ils avoient este destinés.
La Noue, huguenot, fait levée pour se jeKer dans les villes rebelles de Flandres. Le sieur de Tavannes ayant respondu , sur la proposition du comte Ludovic , qu'il ne lenoit pas une des douze principales places , que quand ils auroient sur la frontière deux villes , Sa Majesté mettroît en d<^libe'raiion la guerre , les huguenots enyvrés de faveurs rendent leurs villes de seurté , lèvent la mesHance. La royne de Navarre vient hastivement mourir à Paris ; la colère , le chaut , l'appréhension dans un esprit subtilisé , causent sa lin sims aucun p'iîson , quoy que l'on ait voulu accuser un parfumeur du roy , maislre René, de l'avoir empoisonnée avec une paire de gans. Les desseins embarqués ne se retardèrent , l'alliance d'An{;lclerrc est faicle, celle des protestans indubitable, le cardinal de Ix>rrainii retiré à Rome. Monsieur, descheu du crédit d'avec son frère joînct à la royne mande le sieur de Tavannes.
Le roy de Navarre, Tuduilral urrivuii
Sd8
MÉMOIRES DE GASPAtlD DE SAULX.
Paris : le roy fcînl de chasser , va au devant ; mais ledict admirai venanè au lever de Monsieur frère du roy , le sieur de Tavanncs luy conseille de le faire attendre une heure à sa {Mrte, ce qu'il fit, monstrant la diflercnee des {^rades et des victorieux aux vaincus. Les deux Gaspards de Tavannes et de CoIi{pay marchent ensemble à Teitrée du roy à Paris, donnent parler à qui tromperoit son compagnon. L*admiral asseuré et attiré de ceux de Montmorency ne se sentans assez forts sans liiy pour faire résoudre la guerre d'Espa{[ne. Le pape crée le duc de Florence (prand duc de Toscane, au mescontentement des autres |>0tentài8 d'Italie. Le Turc , lié par sa loy de ne toucher au trésor public qu'en (pierre chrestienne, ambitieux, cherche querelle pour Cypre, qu'il maintient avoir este aux empereurs {p*ecs dont il se dit successeur. Les Vénitiens, unis avec le pape et l'Espagnol , par les incommodités et longueurs accoustumées des li{pies , laissent prendre ceste isle à Moustapha. Tost après les chrcsticns gagnent la Ixitaille de Lépante, pour avoir mis des grosses naves devant , dont la salve endommagea et estonna les Turcs avant qu'arriver au combat; la victoire non suivie fut infructueuse par division , au grand dommage de la chrestienté. J'apris depuis à Constantinople que les soldans passoient toutes leurs richesses à Scutari , de là le trajet de l'Ellespont, et que cinquante mil Grecs se fussent révoltés si la victoire cust esté suivie.
Les cruautés , les trophées , les impositions , les statues érigées du duc d'Alhc , joinct aux artifices et menées du sieur admirai de Chastillon , causent la prise de Mons et de Valentiennes par le comte Ludovic , assisté des huguenots de France : Valentiennes est secouru par le chasteau du duc d' Albe , qui résout le siège de Mons.
• C'est crime de prendre pension des eslrangers, et moins s'en doit recevoir des princes François pour les servir , sans exception do ce qui se doit au roy. Ceux qui tiennent rang n'en prennent sans consentemonl <I(^ Leurs Majcités; s'ils les acceptent, il ne faut troniper ny rostre : et si recevant la pension il n est promis à ceux qui la d mneut di' les
servir envers cl contre tous , cela n'oblige
] contre nos souverains. Nostre naissance lie à leur service et de la France : qui n'y desroge par paroles expresses n'est tenu ai contraire. Il n'est bien séant d'interpréter tei intentions après avoir receu les Inen-fiiicli I/Cs pensions de princes estrangers ne reqlli^ rent explications , elles ne se donnent, nyr^ çoivent que pour mal faire ; leurs peuitjp cachées sont dangereuses , se descouvraitS | se sçavent ; vaudroit mieux prendre oinrertaF ^ ment les armes que secrettemeht Targeii. ^ tout se sçait : les comptes estrangers en wi . revestus , périlleuse en est la descouvecté^ et honteuse la mémoire. Qui reçoit estrangere se doit mettre en seorté, et après se résoudre aux armes dans pen temps , autrement il est en voye de se dre. Et ne sert pas de demander congé son souverain , à son maistre , de pre pension , ce qu'il concède poiur ne voul offenser le serviteur qui en demande pei sion ; mais dès ceste heure-là il ne les plus ù luy, et en entre en soupçon ; ce qoei sieur d'Albigny esprouva à la perte de sa vie.
Les voluptés sont mesprisables , le commun les attache partie aux vivres et en rampîr: les plaisirs ne sont tels que les repentirs e| incommodités ; les superfluités des viandes eé> gendrent les maladies ; les exquises servat d'aiguillon pour en prendre outre niesâref le plaisir n'est aux meilleurs, ains à Fappelk; les pauvres trouvent le pain bis et Teaue trMh ble aussi délicieux que les riches les massepains et malvoisies. Darius en sa fuitte troon l'eauc de boue meilleure quil netreutah sucrée en prospérité : les grands prévienne^ l'appétit , et s'en dérobent le plaisir. Manger peu et de légères viandes resjouyt plus que les délicieuses et fumeuses , qui remplissedl les cerveaux de pesanteurs , et les corps dé descentes. Ceux qui sont saouls de pain , et ceux qui sont saoulés de friandises , la refecsion passée , ne reçoivent plus de plaisir ; i fun reste les pesanteurs et endormissemeot, à l'autre la disposition meilleure : c'est h ruyne des corps et plus des esprits.
Ceux qui ont prophétisé , descouvert des secrors , ceux (|ui se sont rendus agréables 1 Dieu et au monde , ont jcusné. Le préjudice
des viandes se voit en ce que les conseils t/a
RÈGNE DE CHARLES IX
Itûi sont beancoiip mciUcuPs quo ceux de pf^ée ; le plaisir qui passe eu ud quart leiffe se doit peu priser : Tappetit desorflnéestsaiTy de chastiment , de maladies, ^titioos de sens, perte deotendement, ^ e( de biens ; en la beauté , la quanij ti jûoyssance estoaffent les plaisirs. Si p la constituons en masques, tournais, iMses superflues , s'en sçavoir passer et conoander aportent davantage de con« feneot, restant le fruict de Tcspargne. Si lostimcns et meubles , les pauvres qui les eni y peuvent prendre plaisir comme les Ks. Il d'jt a point d'architecture plus belle trùivers, ny plus belle voûte qne celle dd, ny plus beaux habits que la couleur leurs , ny plus belles allées que les che- S, ny plus beaux vergers que les forêts : ES sortes de voluptés se trouvent en la freié égales à Topulence , les inventions riches ne sont qu'imitations de nature, (f qui oyt le rossignol n a que faire de Vf qui le contrefaict ; tout passe en un pent'.le souvenir des plaisirs receus n'est tafid que la mémoire des malheurs évités. IbsoDge da mal apporte contentement au â.celuy dubien ennuyé d'avojr perdu (pe Ion croyoit posséder : la volupté est Ifloge mal regretté. Misérable est le riche llpar emplàstres et breuvages cherchant iDÔsement de luxure) trouve la maladie hfiort : plaisir forcé pert son nom , et le resden oe d<tft prodiguer le bien qui servihta pauvres ; en si peu de distance qu'il icBtrelavie et la mort, ils sont desja à Mtièfoodre. En vain se cherche la joye si tteorp sont composés d'humeur melancoiftt : de & vient que plusieurs sont tristes tailten des plaisirs , sans sçavoir dire pour- W}; b joye et la mélancolie dedans nous tonaiirement agissent , l'artifice n'y sert de fcres; le.vray plaisir est le bon esprit reii à tons evenemens , et asseuré de son
lesjeones doivent estre en garde et soup- » dos voluptés ; nature incline plus nu Iqa'an hien; il faut combattre à la prefre barrière , résister au^L premiers inscts ; les autres sont faciles à vaincre. La
lOiuiiQa à coucher sur lu paille » à boire de
Teau et manger du pain bis , se convertit en habitude : qui ne résiste à la nature , elle n'est contente ny de licts de drap d'or , ny de viandes plus exquises , elle veut tousjours mieux ; peu de gourmands deviennent capitaines , peu de sobres sont ignorans. Epaniinondas avoit plus de plaisir se souvenant des batailles qu'il avoit gagnées , que les Epicuriens de leurs festins.
Les bastimens sont un honorable appauvrissement à une espèce de maladie ; à peine ceux qui ont commencé s'en peuvent tirer. Si c'est pour laisser mémoire de nous, elle tourne plus à l'architecte ; cela est hors de nous\ ainsi que si ceux qui ont des chevaux , des pierreries et de l'argent , dévoient acquérir réputation pour, les posséder. C'est plaisir d'cstre bien logé , ponrveu que ce soit avec médiocrité : après qu'où a basti en un lieu f baslir en un autre , cherchant des excuses de pluralité d'enfons pour couvrir la maladie , et le pis qu'il ne se bastit au gré de la postérité , qui font souvent les portes là où ont esté faictes les fenestres , et peu de gens verront ces bastimens sans y trouver à dire. Que si nous cherchons la beauté , la cirome^ trie, quelle voûte pins belle que le ciel.'^ quel jardinage , quelle allée plus belle que laî campagne P Nous devons jouir de ce que Dieu nous a donné sans superfluité , ny incommodité , et sans s'endebter : termes dans lesquels il faut demeurer pour la construction des bastimens. Les meubles d'or , bastimens ou jardins , sont autant à ceux qui les regardent qu'à ceux qui les possèdent , y prenant au* tant de plaisir les uns que les autres. Si les yeuK du possesseur s'y arrestent plus longtemps , assouvis ils les mesprisent : le plaisir de les avoir construicts est balancé pour n'y avoir si bien faict qu'il ne s'y trouve à redire. Ceux qui ne les possèdent peuvent dire qu'ils y auront autant , de là à cent ans, que les maistres , auxquels n'en reste que la despense.
Il ne se peut attaindre à la perfection , ce qui se cognoist par les bastimens du roy Henry IV ; les seconds eslages des Tuilleries trop bas , les bas obscurcis , la gallerie oste la veue du Louvre qtii est imparfaîct ; le bastiroent de Sainct Germain ne correspond à
l'escalier quiyen va en ruyne« Fontainebleau
HISTOIRE DE GASPARD DE SAULX
est une confusion , el n!y a que la grande cour qui soit belle, la seconde sans architecture, la troisiesme partie ovale , triangle et quarrée , du tout imparfaicte : il ne fout trouver cstrange si les gentils-hommes , faute de moyens, font des fautes en leurs maisons, puisque celles dès princes n'en sont exemptes; et quand bien on auroit construict des grands et innombrables baslimens , les voyant tous les jours c*cst une mesme chose qui enfin les rend mesprisables.
Si le roy Uenry IV eust vescu , aymant les bastimens comme il faisoit, il pouvoit en faire un remarquable , achevant le corps de logis du Louvre , dont le grand escalier ne marque que la moitié , et au bout d'iccluy faire une mesme gallerie que celle qui est à la sortie de sa chambre en tirant vers Sainct Honoré , el depuis à faire une pareille gallerie que celle qui regarde sur la rivière , qui altast finir entre le pavillon des Tuilieries qui n'est pas faict , et rescuyrie ; et au lieu de gallerie s y pourroit construire des logis pour loger les ambassadeurs ; et ruynant toutes les maisons entre les deux galleries , le Louvre et les Tuilieries , se fust trouvée une grande cour admirable , et au regard de la cour du Lonvre. L'autre moitié du corps de logis au costé de l'escalier estant faicie , faire un pareil corps de logis que celuy ou loge la royne , et au costé du portail proche du jeu de paume faire une grande terrasse , de laquelle pourroit descendre par degrés , comme d'un théâtre, les degrés deçà que delà du portail qui seroit au mitan, qui roiitiendroit en longucnr les deux tiers de la terrasse ; oster la cliappelle de Houi'bon et lous les bastimens qui sont entre le Louvre et Sainct Germain de l'Auxerrois, qui seroit la bienséance de la chapelle des roys; et se pourroit laisser la salle de Bourbon sans y toucher , se contentant de ceste grande place qui seroit depuis le Louvre à Sainct Germain. Mais à la vérité , pour faire de tels biistimens, il faudroitqueleroy de France fust au moins sc^ijjneur de tous les Pays Bas, et bornast son estât de la rivière du Rhcin , occupani les comtés de Ferrelie , d(? Bourjfungne et Savoye, qui seroieut Tes limitesdeverslesmon tagues d'Italie , et d'autre part le comté de
Rossillon , et ce qui va josques prodie d»
Pyrénées.
Il s'est definy trois moyens de laisser mémoire de soy : par de grandes eC genereoies actions , batailles , restauration d'un estât corrompu , ou occupation d'iceluy par vofe juste ; le second de réussir grandement i composer des livres et escrils qui puisieat durer à la postérité ; et le troisiesme par de pieuses fondations , ({uoy que tous ces moyem soient vains et non sanspesché de perpétuer sa mémoire , ce qui ne nous appartient point, ains à Dieu , auquel est deue là gloire ca toute éternité. Et entre ces trois moyens ioinommés les bastimens sont fort à estimer , d'autant que c'est faire.. gagner le paavre peuple , et leur rendre les tailles et rentes qui sortent d'eux ; et ce. qui faict que cma des princes et seigneurs sont imparfaicti, c*est que l'envie de bastir ne vient qu'en h vieillesse : tellement qu'avant que les bastimens soient parfaicts la mort advient. Ainâ est-il advenu à mon père , lequel avoit seokment tracé le bastiment de Suilly , lorsqu'il estoit mareschal de France , gouverneur de Provence , et avoit <;ent mil francs d'eslat da roy. Moy, sans avoir fort peu de bien-faidi de Leurs Majestés , et beaucoup de malveillance d'eux , enveloppé dans les guerres civiles , plusieurs blesseures et prisons , fai quasi parachevé ce que mondict père avoit , desseigné , qui ne se feroit à Paris pour cent mil escus. Bien est il vray qu'il avoit basti une autre maison nommée Le Pailly, à h forme (rilalic , toute voûtée ; et si elle ne se peut dire des belles maisons, du moins la jos liveté et commodité en est fort remai*quablc. En eflocl , ces bastimens , et ces escrits , et ces fondations , tout |)erit par le temps ; et de mille belles maisons qu'il y a en France, on ne sçait plus le nom de leurs aucteurs.
Les rovs dcvroicnt vivre de leur domaine, payer la gendarmerie des tailles , et faire b guerre des nydcs. Le peuple croit participer du gouvernement , si les levées se font par le consentement des estais, qui accordent pour une jnst<» (guerre autant ou plus qu'il est nécessaire , dont les sag(»s roys se peuvent dispens(»r , pourvou qu'ils ne jettent sur leur peuple que ce qui est raisonnable. Les
aces et leurs conseillers «jui jetlcat des «des pour des despcDces iuiililcs, cnrcs- , idroDt en leurs consciences. Les roys sont es des peuples pour udmlnislrei' la justice Im derendrc d'oppi-ession , non pour les 'onner, pour sulisfuîre à leurs pbîsirs et à s mignons : il vaut mieux estre en la cour cbez SOT , qu'en celle où l'on prosiîlue sou aux mauvais desseins des princes. Les Tosicot en guerre , les scrgcns en la , les pauvres et misérables payent. Les es , les «lEciers du roy et plus riches ci- » , se deschargent sur le plat pals ; les is sont les pauvres, auxquels ne reste leurs justes plaintes pour déposséder les des sièges du ciel et de la terre.
Les finances avaremeui levées mettent l'ame VesUt des roys en péril ; ils doivent les sans donner ny prodiguer plus qu'ils pcuTent , et se reserver des trésors pour lenement des guerres. Les millioDS se defestins, bnsiimeus , dons immenunours, desquels liuict jours après la Hre est esleincte ; les larmes , le sang tOMir des pauvres saccagés , et la ven- ■KC en demeure éternelle. Ne vient-il point devant de ces conseillers les lîcls, les , les biens vendus par les sergens , partes rompues, les pilleries sur les veuf- 'n sur les onfans orphelins , auxquels on iche le pain de la main , et comme espon- K}!!! sucent le saug et la sueur du peuple? h sçavoir si un gênerai doit désirer d'estre ■crainlqu'aymé. La ferme amitié procède I bienfaicts passés , la crainte des punitions Minlinn qui ont plus de force ; l'inclination !$ est plus au mal qu'au bien , à qu'autruy. Il n'y 3 rien si comî*ingratitud<^ il se trouve plus de its par des eliefs redoutés que par les qui n'est craint est mcsprisé. Se faire cruauté, se garder sans soupçon, CKÙnte cl amour ensemble , s'ayder de ri de l'autre à son tour est nécessaire ; 1 faut perdre une, vaut mieux pour le il que ce soit l'amour que la crainte. La liberté ne se peut assez acheter; plupeupk's l'ont préposée à leur vie. Il doit touhuitler désire sous un juste gouoù le bien , la vie , punitions et
:esK.
récompenses soient asscurées. C'est i une tyruDoie , si les richesses sont aux n leurs chicaneurs, favoris et mignons, que 1 les supérieurs en disposent , et que les cliaa> 1 limens et récompenses ne soient donnés i [ ceux qui les méritent. Ueureux ceux qoï J peuvent dire : J'auray du bien le bien , et da j mal le mal, sons laveur ny miséricorde. 1 Ceux qui sont conlraîncts d'aller à la coiut; ' des roys pour conserver ce qu'Us possèdent ' ne sont libres : qui entre en la maison d'm mauvais prince devient scrfi si l'ambilioa 1 nous y mené, les maux qui s'y endurent ] nous punissent. C'est se lluter de croire que 1 les alfaires n'estaos bien admiminislrées , 1 et nous presupposans capables d'y mettra | ordre, que nous allions pour le public à 1 la servitude de la cour ; nous sommes mauvais juges de noslre capacité. Quand l'intention seroil bonne, c'est il sçavoir si Dieii benist nosire labeur, ou s'il veut chastier son peuple par les imperfections et fautes des princes qui ne veulent cslre corrigés. Les conseillers de Galba ruynerent l'empyro , par précipitée reformution ; ceux d'Otlion et J de Vitellius par liceuce elTrenée. A la couc I on est contrainct suivre les vices dn maisire, et louer ses mescbans conseils ; les blusmer est dangereux. Les princes sages n'ont besoin da ] nous, et nous n'avons que faire des mauvais: | l'envie circuit les , courtisans ; ils n'ont point d'heure ù eux, sont contiaiucis de rendra compte où ils ont esté , en perpétuelle crainta d'altération de faveur ; moulés en grand crédit , l'eschelle se rompt ; pour en descendre il faut se rompre le col. Ils combattent ea tin, non pour la faveur, mais pour la vie, qui y est attachée : avant qu'y venir iofiuif alTi'onls et l'ebuts sont préparés, les portes fermées . voir apeller et entrer les moindre! et plus vicieux , prostitué à la mocquerie des , regardans, se retirer plein de desdain et da ■ vengeance , abstraint de courtiser , non les \ plus gens de bien , mais les plus favoris , qui ne parlent qu'en picque , quoy qu'ils soyent loués et admirés de leurs mensonges et foibles inventions.
Les rebuts aux courageux sont autant de l poignards : mentir , feindre , dissimuler , cher sa religion, son courage, sa prudence,
HISTOII
I confusion , cl n*.y a que la it belle , la seconde sans a> siesme partie ovale, trian.j u lout imparfaicte : il ne h je si les gentils-hommes , s , font des fautes en leur^ e celles dès princes n'en sont nd bien on auroit construicl (î ^mbrables baslimens, lesvo rs c'est une mesme chose qm lesprisables.
i roy Henry IV eust vescu , ;u ens comme il faisoit, il po m remarquable , achevant le • u Louvre , dont le grand es»
e que la moitié , et au boni me mesme gallerie que celle <i ie de sa chambre en tirant v( é f et depuis à faire une parr [uo celle qui regarde sur la rivi' Snir entre le pavillon des Tuill' las faict , et l'esçuyrie ; et au e s'y pourroit construire des lo; les ambassadeurs; et ruynant isons entre les deux galleries , (
les Tuilleries , se fust trouN s cour admirable , et au re(; r du Louvre. L*autrc moitié di is au costé de rescalicr estant in pareil corps de logis que cv i royne , et au costé du portail i
de paume faire une grande ter uellc pourroit descendre par d< î d*un théâtre , les degrés deçà q portail qui seroit au milan, qn }it en longueur les deux tiers de '
oster la chappelle de Bourbon < stimcus qui sont entre lo Lou Germain de TAuxerrois, qui S( ance de la chapelle des roys; ni laisser la salle de Bourbon s r , se contentant de ceste grande roit depuis le Louvre à SainctGcn
la vérité , pour faire de tels bastii roit que le roy de France fust au ■ ur de tous les Pays Bas , et b- Lat de la rivière du Rhcin , occup:
î de Fcrrclte , de Bourgongne qui scroicnt Tes limites devers le
d'Italie , et d'autre part le coi
rov<
ff wdaitc
de Me . ujr de } ^ tmÈOtis lés vi «ÉgKrre df
A te
an ^C-
V fremi-r
tl ifc *--
^^ktit^^*- BÈGNB DÇ CHARLES IX.
kspOùrdaé^*^^ Ire» Saipa Michel
Mf es Jemi eÊÊoie^* i-ompease pour tant
^- paries po» •*•* ^ « il cinq roy^ fidele-
^feodrv d'appita^-* avec booneur en 1»
ler, pour sausââvi''
'ga0tÈf : U TXBI ■(■••^ luy dOBBA H fille k , i^u'eii ceU*i«l f^** .1.111 laiit \tow l'an- ■ les Lii'u', qu'il
Jeww ^^
Lftovrcs * & ■Brirri. dt rcy ^leicfcartmi sr ^■attetpfMUTrt..-
■■ ;;c;ill.ii' \uleiV
■Jig
i dr;
kl M'iiii paier-
IMmKBHinvnaM' .leurs jjcliis ôa-T ■ i«n M péril; aié^» Cer, ftu oi sang ■^ ieeslev;ii'i iioiir- Lil « mnnrdët »m*»» des i;mrc|îi-is«i fksemr». hmaitm**- - ii..urs i sjjrite, [oui ii.iiilrugej 'i> lOLis |j(iui' sa ;kibm«.ira« ikc.
^|Haiflca0ê>, «fa*- -.OUÏ i-'^ioir da ~c.5en*âfM i;oiiii;i]ues ^ |èM iWHAn k> fak, toi 'ntirs , tli^ que-
COQiplUEIt VMt
i.ietHbnsflvWnrf' ■<! siJ^je* t au tôte c^Mm, an^a* . ullej^ncs dw ||Mfcl>M>i,ttc>"Btqi^'»' moindres, et |Mk noc alawtvdifc^'l^eui j)['umolin
)<' lion- Jics du
fi'ifW. U fcnK aaitiépnDè 4v du :
t.litniuedapMiB iu'id\ir jimptodebairadoiM'ii ^;<.'j> ni i|H'nilivi,iki'<|iiiii hfM'aoMj.Da'yariasia- f ■^'^ <} WiÏM trcan rbièA '" irdMcMinàoMii^lvb^ : '1'' |f ■<« miu si ■■^né.StlàE,^ ^'<:
■wttBiBoarcBKmlile,Vi]4nèi^ '' '■ ik l'utn i aos UHir otAHasitlçK '^'' iU|*enlreaM, tant inm|vt^ "■ ■ytecc Mit rtnmr ipeiiaà;^ "> pvlè new peatM■nld«B;f|^i|^ ''- '' «ii(ifesTQtt|rtfaiteit(titr^ " MbùUcr f can Mos BB jiÉ ^w m, wW«,Uiîe,ftitai^
■). di
j Jamac li'scoaiL'i d4 la l'ji ceata Ij'aDM, iv lefea
II Mayee
III Verneiiioai Bf
sitm plapea , W&ves q»'il f^st {^jé , piwac^ et perwïdé ppur «strp de U lisUA, p'y vpi»lut «dtfierer, deiaeqr» swriteiu* <i« H)y> cS coBQfirv* U viUe de iBeauite , «eule r^uie sr U proviiwe , »vpc (Moq , ww l'Ql>^»aw.« de S» Maje^.
£o )'«o liiâS, que U mort H»! y emej^tJia de ICH. de Guiae aux e»(aU dfl ËloU enftlDHU et jeUa les am^ f u la buîb île tQiw les Frgt* cois , o'^taat au dttcM de Siourgongae um WttU yille du pviy du roy qui a'eaoii iDliné ft Tmu* , quasi «wle à luy de fouie» ntâUel d« 8oa royaume , ledia .sieur de TavaDaes-ta mit en .caii4>aeae av£C vingt clievouiL , prit les villes de FlavignyiSaiaa Jeao de Laosne, Sanur, Hootcenys, Saulx-Lieu, loutu IWr quelles places foiUes, «uparavani inutiles et sans nom , il fortifia , esgala et opposa au* grandes viUes du duché de Bourgongne ; C|S qui luy donna moyea d'astre (élément aar sisté, qu'il combattit par deux Eois le sieiir de Farvasque , lieutenant de U ligue audict païs , accompagné de toute la noblesse , in-* faUerifi et iârèâi dudict païs , qui n'empmla rien sur luy ; et le mit ledict sieur de Tavan- BU «n tel soHpçou , que ceux, de son bwsbh perly Ift fwuathnp'^''' pntionniBr dnit le cbafr Uuu de Dijon. '
Ledict sieur de Twannes ^verisa le pas* sage des Suisses et des reistres, qui doMr narent pouvoir au roy Usnry troisiesme da se remettra <■ campAgne et assi^sr Paris, et au rgy Senry qaatriesme à^ se desgagsr du siège de Dâ^ avec l'aide J'icena oondakis par H. de Loigae^lle; lesquels estraageis ne fussent entras ditas la FFanca sans l'ayde et assistance dudict siaur de Tapvannes et places qu'il ayoit recenqoises ea Boorgoagne. Le* bdles «elioDS, le bien Aura, qui porte toosjoun l'envie ik ses eostés , M que oeuK qui ne respiroieut que par la he~ veur et ayde que lediot sieur de Tavaunae leur avwt domé , les ayant eslevés de la poudre , tiré des caTcroes où ils s'esloient muss^ ea ce grand DHNivement , par trahison el me»ehueelé essayèrent de le mellre en soupçon du rey Henry quatriesme , ce qn'ds n'eussent peu du vivant du roy Henry iroisiesme son maistre, et lay proenrereot un successeur «H MmnHodainent de Beurgengae, qui fuc
Aéi