‹ Mémoires de Gaspard de Saulx-TavannesChapitre 67 sur 224 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

^r^sauli M. à0 Xerridesqui 6*e6- SQcé avec sa (sooipa^me de gendarmes, togMiM h cenieagiice et de Tealies Dostnw mm , ^ut rencontré par ^de eavaleri^ qni le cbargerent si rii- <|u*il le ssuiva , sans aulre perte que s six dss siens , deu morts et qnalre ieff.

•Kecotion de Bra parachevée et le fort i , doinp Ferrand print la route de uj est eotre Cairas et Hondevis ; mails SI attaquer, trouvant la place si bien l»*i| y avoit plus à perdre qu*à gait Beaamoios durant six semaines il ne ournoyer tout à Teniour , pour donist à la campagne , et par oe moyen ceste place , le Mondevis » Cental et le Baux à lelle extrémité , qu'il peust layer d*aisieger celle qui luy plairoiu i parachevé le degast » et ne voyant luer dans la ville .'que force escar- \, il tourna teste vers le marquisat de , ravageant tout en passant. Mais en ehites , se trouvant pressé d'envoyer es au Parmesan » le duc de Savoye et mf Ferrand résolurent d'essayer de ), comme Hs firent fort aisément , , Veraol , SaUuces et Gardé , et de ledass si bon nombre de gène, qne pis ne peuasent penser ny à Parme re chose plm grande.

qoei*armée înaperinle eut tennué teste , et envoyé des troupes àPnrme , Brisr tout ce qui eefoit dans les tranchées ttgoolles et marcha au recouvrement i ctasteann ainsi reeentement prins.

ni que Dronîer avoit esté le premier MKsi fnt-il le premier assailli et re*- , Palvoisin et Philippe d'Alberac le M. Ib furent somniés de se rendre , aot voulu fajre , Tartillerie futplantée midy et sans gabions ; eUe fit iiresche tre-vingts ou cent voilées. Ceux de craignans d'estre emportés Jetterent is et pondre dans la bresche , qui a tout en nn instant : et tonteafois es nosires ne laissèrent , inconsideonssés par lesiottr fiertin de Moieite,

piedmootoiB, capitnineée cent thet an i i^geN^ de donner dedans sans k» cooamandeannt éA marescbal et premier qu'avoir reûtgnen , e| entre antres le capitaine Lichanx « Basqnn # qtà souioit commander dons Ravel ; tons bs^quels y fnrent mai traictés, mesmeslny qui f mourut d'une arquebusade , et encores Mi douzaine de bons soldais : ce fut grand dommage pour la valeur qui estoil en lny« Im marescbal , an ery de cest inconvénient etd^ celuy qui en avoit esté cause , courut vers ht bresche , dans laquelle le feu estant preaqim esteinct il fitdonner; elle fut emportée dn pmr mier coup ^ les soldats espagnols tnns ^ et kn deux capitaines prias à main sauve» Sondais le mareêchal commanda que le Palvoisin fbst pendu pour la perfidie practiquée par l0y contre la foy donnée au |mareschal lors qu'ë fut faict prisonnier au conliaft des Ongren^ comme vous avez veu cy-dessus i mais » le menant au supplice , par une rage il demi de la teste sur une pierre ou il se tua, pêr^ dant rame pour sauver le corps , qui f tit nenri^ moins attaché au gibet. De meame cewie Yersol et Sallnces furent rendus à hagnel sauves par capitulation.

Ces choses ainsi exécutées « le marescM c| ramée retournèrent à GarmagnoHea , d'et fut depesché le président Bîragne avae dtilt mil hommes de pîed et quatre canoûs psÉT aller battre Gardé , dans lequel s^eatoient km» rés quatre cens tant de bannis qu'antres gntti ramassés^ qui fiaisoient mille mauXi lies fdreaa arrivnns devant , ils vindrent fort hnsvemnot à rescamonefae ; mais estons renriaarrés , en doBun ordre à planter Tartitterie , hMfneiln tira phm de six à sept cens voHiéas devnit qu'elle peusl foire bresche raieannaUe. ht président , voyant robstinntion de eewK de dedans , fit donner Tassaul , qui fut si htiwn» ment et mdemeni sonatenu , qm'aneuns capfo taines des nostves eommençeient à s^en Ins** chôment retirer, lesquels rencontrés par leditt président tenant une baiebapde ^ il les print par la pmng , et leur monstrant la* bresehe « « C'est là , diâ-il, ou il fant entrer avec Imn neur plnslost que s'enfuir avec deshonneng.'H Ils en eurent tant de honte qn'ila tournèrent soudain teste vers la bresche , qui fat tout anssilost forcée et tout tné sanaremisaion^&l

MÉMOIRES DE BOYVlN DU VILLARS.

fabant ceste execnlion , un soldat prenant de la pondre mit le feu aux munitions , ce qui ^sta et luy et une vingtaine d'autres , et le chasteau aussi qui fut tout bruslé ; ceste maison appartenoitaugendre du comte de Tende, le dernier de la légitime race des marquis de Salluces.

• La promptitude de ces heureuses exécutions donna maliere à domp Ferrand d*entreprendre de tourner teste vers Garmagnolles, et forcer la ville et les tranchées ; mais le mareschai, en ayant en lèvent, s'y rcjetta tout soudain, comme il (aisoh à tous les coups que Tennemi monstroit ses armes et qu'il n'estoit pas le plus fort.

• Delà à quelques jours, les Impériaux, B*ayan6 le courage de rien entreprendre sur ■otts , départirent leurs forces par les garniâOBS. Quoy entendu par le mareschal , il délibéra d'assaillir la ville de Busqué , laquelle infestoit tout le Piedmont et le marquisat de Sallucespar courses, voleries et contributions. Mais pour autant que la place estoit assez bonne et qu'il y avoit dedans de cinq à six cens hommes , commandés par le capitaine Scarnafix , créature de La Trinité , il Jugea qu'il la foloit emporter auparavant que TeMiemi vinst au secours , et que pour ce faire il fUloit mener une si grand bande d'artillerie, qu^on eust 'en sept on huict heures fait lellB bresche qu'on peust aisément aller à l'assaut. Par ainsi il fit assembler à Garmagnolles quinze canons et trois coulevrines avec leurs munitions et tout l'équipage nécessaire pour la conduitte ; il commanda aussi au mesme temps qu'on fist cuire soixante dix mil pains en divers lieux, afin que rien ne deCaillist pour heureusement exécuter l'entreprinse. Les choses ainsi ordonnées , le ma« rescbal partit dudict Garmagnolles avec 'quatre mil François , trois mil Suisses , douze cens Italiens et quinze cens chevaux, partie desquels il envoya devant avec un arquebusier en crouppe , pour sur l'annuictement aUer serrer ledict Busqué , et empescher que rien n'en peust sortir ou y entrer. Luy cependant marchoit plus lentement à cause de l'artillerie qu'il ne vouloit abandonner.

. Le lendemain nous arrivasmes devant la place sur les neuf ou dix heures du matin ;

et lors on commença à foire les tranchées e^ ^ approches pour mettre l'artillerie en batterie. , Le mareschal, recognoissant luy -mesme h ^| place, trouva à dix pas du bord du fossé oas \ mestairie toute pleine de paille et de foump, L vers laquelle il fit commander par les rep- r mens qu à peine de la vie nul ne fust â €ii ^ d'approcher ou d'y aller rien prendre; ayiH \^^ projette en luy-mesme de s'en servir.la wàt ' suivante pour planter l'artillerie j et faûrete. terie au clair du feu que feroit ceste graap ' enflammée, qui regardoit l'endroit où tlv»)!. loit battre. Si tost que la nuict fust venne*^ feu y estant mis , les choses réussirent il avoit pensé; car la clarté fut si qu'on voyoit la courtine et les flancs àt ville cojnme de jour, et ceux de dedans contraire ne pouvoient rien voir de ce qui faisoit dehors. Soudain l'artillerie 'co: à jouer, laquelle fit telexploict toute la nn qu'environ le jour il y avoit cinquante pai bresche. Les François et les Italiens se parans pour aller à l'assaut , le colonnd Suisses Fiolic vint trouver le mareschal tranchées , auquel il se plaignit de n'avoir commandement d'aller à l'assaut comme autres , comme si on l'estimoit plus bas force , de courage et d*affection que les Fi çois, auxquels toutefois il ne cedoit; q^^ c'estoit chose qu'il ne pouvoit endurer, « ^ qu'il supplioit que l'assaut fust mi-party em f luy et les François, afin que le courage etià | valeur des uns et des autres fiist visibleaieat * recogneue. Le mareschal , luy tendant loit la main avec une joyeuse contenance^ taf rcspondit : « Je n'ay jamais douté , monsiflV le colonnel , ny de la vertu ny de Tafiectioa, soit de vous ou de vostre nation , siu* la fom de laquelle ceste armée est à demi appuyéa^^ mais je voulois la reserver pour un jour d|. bataille , ou pour quelque autre plus signdi^.l exploit que cestuy-cy : approcbons-nousdft J fossé , et recognoissons comment nous devra*, f ordonner Tassant, et je vous donneray liflf ^ si honnorable que vous^dcmeurere^conteaC.* '^ Ainsi qu'il parloit encores, la ville donna il chamade et demanda à parlementer, le mareschal envoya un trompette poorsçt'! voir ce qu'ils demandoient; ils firent respoM que s'il plaisoit au mareschai leiu* foire coBi'

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