‹ Mémoires de Gaspard de Saulx-TavannesChapitre 85 sur 224 · MI · texte numérisé non relu

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MMasMUt hrcÊt'fÊt mt amiit ri bijare et 1 d'emporter le Sainct Saaire de Hoetn Sri^

si ipoerlain que seroh cettuy là; et que^ là oti ils seraient repousses, oonmie il y atoit apparence qa*ils seroient, ^oe tonqours se flindroit il retirer en crainte et en confusion» ayant perdu , comme sans doute on ferait » trois on quatre cens des meilleurs ]bommes, qui rendraient la retraicte moins forte et moiqs courageuse « mesme ayans à passer une ritiere impétueuse à gué , et l-ennemi sur les liras; qu*à son advis il ialloit» en un affiire ri douteux et de telle importai|ce que cestpylà, autant mesurer les choses présentes qu^ la conséquence de| future^ , et avoir toujours ce but devant les yeux que Fenuenu estoit le plus fort, non pour le craindra toutesfbis, mais pour ne rien hasarder mal à propos en une vacillante txilance ; que toi|s les environs du pays luy estoient favorables , et contraires à nous ; etqu*à ceste semonce tout ce qui estoit en UNUbardie tomberait ;sur nos bras, soit pour regaigner b ville ou nous attrapper sur ceste desadvantageuae retraicte ; qu'il les priait d*alier tous donner encore un tour aux environs de ceste citadelle, et que luy iroit au duwteau , et que smr le soir îh se rassem* Ueraient pour encores phis meurement délibérer sur les necesrités présentes.

La compagnie n'estant despartie, le capitaine du chasteau , de la maison de Valpergne, fut tellement persuadé et intimidé par aucuns de ses parens qui estoient parmy nos trouppes,qu*il le rendit au marescbal, lequel cosh manda à Montferrand , maistre des requestes, et à OKxy, d'aller faire ouverture des coffres de H. de Savoye , et de faire emporter les plus pnecieux meidiles qui y seroient, et bisser le r^ aux rieurs de Birague et de Salvesoq. lies clefs que j'y portay furent les cognées « par la faveur desquelles nous tirasmes environ la valeur de soixante à quatre vingts mil escus en pierreries et autres bagues , sans en ce comprendre la licorne, que j'eroportay sur mon dos , ayant huict pieds et demy et un poutce de haut. Ayant porté le tout en la chambre du mareschal , il me promit quatre mil escus, que je n'eus toutesfois jamais, ores que j'eusse esté si consciencieux , que dans ce grand butin je ne voulus faire aucun butin. En ces entrefiûctes , le mareschal fiu persuadé

gneur qui estoit dans Teglise cateilnile di

VeraeO , disans que les Savoisiens luy en don-

neroient quatre mil escus.

Saresponce fut que , depuis qurnanln su

qu'il arait commencé à porÂr les nnBaa» l||

n'avoit, nyausripmnis à d'antres de Èomdm

aux choses sacrées; q»'il ne vonloît pas tBSfl

vieillesse donner ce mauvais exempie à

mée , croyant que Dieu, es ce i

en expieroit le sacrilège et sur elle eis

ausri , et qu'il fvoit tonsjMrs délesté le

loge commis par le piinœ d'Orange et

qnis duGast, de la chasse d'aifeatçamismi

Louis X avoit desdiée à l'Aqnila , viHe deW pies, qu'ils desraberent sur le soir. AinriflÉ

ces seigneurs se rassembloîent chei le watui dial pour adviser sur ce qui estoit à fiAii nous ouîsmes an mesme instant le tinfamm de toutes nos places qui tiroieot en bnilmii^ et sur tout Verrue , qui est sur le hnet^ fm nous donner l'adviadupartemeat de rennei pour tomber sur nos bras embni i asséi ém la ville. En fin , tout bien ddnttn , et lecskil foict du temps auquel l'ennemi poomUanl ver, on trouva que sur les dix heores de tin il pourroit tomber sur nos bras, il fut résolu qu'à minuict tons les c^itaines et soldats , se trouveroieni eaè place de hi ville , equippés , pour eo di||{g« en bonne ordonnance et coinbattre s'il |ÉI|| besomg. L'heure approchant de ce rmévo) vous , et me trouvant sur la place avec Jedit val sur lequel mon frère soldait sur lequel j'avois chargé six pièces de série d'or et de soie , vallans ploe rie mil escus, l'amour fraternel toutesfifns ne poussa à recognoistre que j^hasardeufés ■ frere plein de vie pour une chose mncle si insensible , et que peut estre encor pourwis je perdre avec la vie eu la retraicte ; je |b]|n couper les cordes qui tenoient le butin §h roté , et le fis jecter au milieu de la (tas pour faire remonter mon frere sor le cbsisL Le mareschal , se trouvant en ces eniBSr faictes sur la place , demanda ri le presàisBt Birague estoit là ; nul u'en sceut donner dM nouvelles ; là dessus il me fit appeler et m commanda de prendre ses gardes et de l'aller quérir et desengager, comme je fis

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