LIVRE QUATRIÈME
es7
!hal de 'Sainct 'Michel « Espagnol , et oearde Verceil , et lequel en la surs*estoit sauvé en la citadelle , depescha opette an mareschal pour demander Ds prisonniers , mettant au bas de la 9es mots de sa main : Bezo las manoa irû Eceeleneia para la mereed que me b a non tomar Ferceîlo. Geste indigne ente bravade fut rétorquée à sa honte \ mots : « Si tu n'eusses couardement le combat et ton honneur , je ne Teusse os; les armes journalières me donneisez d'occasion pour chastier ton arrost ton audace. »
)e temps Terouenne fut assiégée de la e Tempereur par le sieur du Ruis, esîdans les sieurs duc de Montmorency se. Au premier assaut bien soustenu , r Dessé fut tué ; au deuxiesme , Montcy le soustint fort courageusement; 10 troisiésme , qui fut gênerai , il fut té, n'ayant ceux de dedans aucuns outils e retitincher , comme ils eussent peu Ce sont des Sautes fort familières aux dis, lesquels s'endorment ou relaschent pvision des afiaires, ne faisans jamais {Ba la haste et hors de saison , don- |)ar ce moyen à leur ennemi les advanqu'ils devraient prendre sur luy. ^Ce eigneor de IMontmorency fut prins en ittant, et paya les fautes. d*autruy. Et autant qu'il ~y eut de grands combats , iToyeray le lecteur à ce qu'en [est reaté au conunencement de ce livre quaiie,foict précédemment que j'en eusse mi les extraits. De mesme suite Hes- Qt après emporté « estans dedans le duc eFarnaise, qui y futtué,Jes duc de loD, marquis de Yillars , de Martigues , ieux, et antres notables seigneurs, la ne vallant rien. ;,
semble que ce ^soit ' chose fatalle] aux ois de ne sçavoir jamais mesnager leur ny leur courage ; car , sans considérer places sont soustenables ou non , ils se Imprudemment jetter dans la première bruit court que l'ennemi se veut adreset où ils demeurent tués ou prisonniers , ne firent la pluspart de ceux-cy, et sans
pouvoir rendre ce qui devoit estre de leur valeur.
C'est un abus qui court inconsidérément parmy les François , lesquels sont si bruslans en leurs intentions pour acquérir honneur , qu'à l'envy l'un de l'autre il se vont inconsidérément perdre dans une mauvaise place , à laquelle on s^attaque bien souvent ^his à cause des rançons qu'on espère tirer d!eux » que pour la conséquence ^de la place. C'est chose à laquelle le maistre doit avoir soigneusement l'œil , car ce n'est que deshonneur , perte et ruyne pour luy, et pour Testât aussi.
Environ le mois de septembre, le roy marcha vers Cambray, et de là vers Le Quesnoy, où il trouva l'ennemi fortifié, qui .'refusa fo.. combat qui luy fut souvent présenté. Le mareschal donna advis au roy que les Impériaux avoient une entreprinse sur Menstruel par certains endroicts mal réparés et par Tintel- Itgence d'aucuns, à quoy fut soudain remédié.
L'aimée s'en retournant , M. le connestable tomba en telle extrémité de maladie» qu'on desesperoit de sa vie , de [laquelle Sa Majesté ayant peu d'espérance , elle l'alla visiter , et luy tint ces propos : « Vous savez » mon compère , que], par la confiance que j'avois en votre vertu^t fidélité, je me suis tousjours reposé sur vous du maniment de tout mon estât ; de là considérez , je vous prie , quelle perte ce me seroit si , Dieu vous appellant , je demeurois destitué de secours ; c'est pourquoy je désire encore de vous ce conseil : à sçavoir à qui , à votre défaut, je dois commettre la souveraineté de vostre charge, estant, comme je suis, resoin d'en passer par vostre advis. » M. le connestabte remercia très-humblement Sa Majesté de la grande confiance qu'elle avoit eue en luy , la suppliant , là où il ne s'en seroit autant dignement acquité qu'elle eust désiré , le luy vouloir pardonner. Quant à sa charge , laquelle il quitterroit bien tost pour aller à son créateur , il supplioit Sa Majesté considérer que Testât de connestable estoit de si grande auctorité , qu'il ne jugeoit pas à propos qu'il fust commis à un prince , pour suflBsant qu'il fust, ains qu'il en pourveust quelque seigneur particulier de*valeor et de mérite, et lequel Sa Majesté peust .foire et defaire^à soo plaisir ,
MÉMOinES DE BOYVIN DU YILLARS.
8an0 incQaveoieat on hasard; que de tons ceux qu'il cognoissoit il n'en Voyoit aucun plus cajpable que le mareschai de Brissac , par la promotion duquel il supplioit Sa Majesté pourvoir àe sa mareschaussée et gouvernement le sieur de Chastillon son neveu. Le roy, tout attristé , luy rcsponait : « Je vous asseure que vous avez frappé au mesme but où je visoiSf et ainsi en sera-il ; mais j'esperè que nous ne serons point en èeste peine. » Toutesfois, dès le Jour mesme Sa Majesté depescha Te secrétaire Sarret vars ledict sieur mareschal , pour luy donner advis de Teslection qu'elle avoit faicte de luy , cas que Dieu appellast le cônnestable , le priant se tenir prest pour s*en venir au premier advis , après avoir bien ordonifé tout ce qui seroit delà les monts , pendant qu elle choisiroit un successeur eà sa charge. Mais Dieu , rendant bientostla convalescence à^ce grand personnage, tira ie roy de peine et le mareschai de Tenyie des grands , qui n estoit desjà que trop forte contre sa vertu.
. ânr la fin de ceste année , le roy /désirant ^àire qilelque gr^nd effort en Italie pour donner occasion à l'empereur d'y transporter 'toute la guerre , ordonna au colonnel Recrot, ^ûli aVoit trois mil Allemans , vieux routiers , et au sieur die Velleron, qui avoit huict enseignes françbises , de venir au Piedmont ; âont il donna advis au mareschai , qui ne teust pas plustost receu , qu à huict jours de là âa Majesté changea d'opinion, et print resolution d'envoyer par mer ces deux reliiheiis au sieur Strozzy , pour le secours du iiennois , avec promesse de renvoyer bien tost en l^Iedmont , au lieu d'iccux , les regiinens (fe Roquendolf et Riffenberg , qui arrivèrent en Piedmont sur le commencement de Tafnnée 1554, beaucoup plus tard que Sa Majesté n'avoit promis.
Suir la fin de l'année , M. de Guise , par lettres fort courtoises , et quej'ayen main, se . congratula avec le mareschai de ce que madaîrie sa femme estoit accouchée d'un fils; que la sienne s*attendoit d^entrer bien-tostcn mesme caitiere ; que si Dieu ùe luy donne qu'une fille y qu'elle sera bien-tost preste à marier avec son fils, au m'oins s'il commence d'aussi bonoé heure que le père à tirer ses chausses.
Si ces galanteries o'eoaiett esii i\fj^ renversées par le cardinal de Umiie i frère , de naturel par trop rea«afli,(ût mieux qae il ne fit depuis; um kâ J de cour sont variables et iocertaiiei
De mesme suite , le roy manda stm chai que l'empereur assembloit ht% tous costés pour dresser la phis f armée qu'il eust jamais , et que foret toit de faire aussi de mesaie de tous et qu'à ces fins il luy renveyast diiij le colonnel Recrot, luy coounaiMbm barquer à Roanne pour venir plus loi à son aise ; et que durant ces orages il se resserrer sur la defiensive sans rien rer d'elle , laquelle totftesfbis , sdoe currences, eslargfa*oit ourestraindroit royes de ses moyens.
Que les ministres que Sa Majesté Italie feroient aussi tons leurs efforts de la Gôrseqoe pour travailler les à fin qtt*ils ne pnissetft secoorir (k les affaires de l'empereur , et d^aiDem pré du tout la navigation et le d'Espagne avec l'Italie. Aais il adrim contraire de ce qvfe te rôy et eu en recoeillir ; car la crainte que oes remuemens engendrerait d« craintives amfes gennolses , ;<tiB i que l'escu , les ptsSsirs et les detm. soudain , et par commune conôoràiit, impositionde douze ceds mn escdiMj secoorir Tempereifr comité po»k<f grandes forces à la conservationdebi et pour le recouvrement de la Gonedii doit apprendre à mieux digérer qoe vent nous ue fai^ns pas les choses par la conséquence et du passé et d^ fi nir aussi , et de main en main à m que Dieu seul est celuy qdl mf^oap k toirès et les alRÉires , n(m setoû la de nos conseils et de nos delibmtifli selon ce qu'il sçait en estre utile ei«« ble, et qu'il ne faloilpourcesCeaniiètiàE secours de l'armée (urquesquet qm)]!
Grand Seigneur luy eust Daguiere$[< Sur ce propos il me sera permis de comme en passant, queceuxlàsootbo»
gonds , lesquels tiennent qu'il estperist s'aider de toutes sortes d'araie$ et d ar