‹ Mémoires de Gaspard de Saulx-TavannesChapitre 88 sur 224 · LITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LITRE QUATRIÈME

s'il est qaestion de terrasser son en-i de ls( conservation de Testât : pari iiifidelles cela pourroit estre soustemais non jamais envers un prince t tiltre de Très-Ghrestien et de Premier e TEgiise , et d*aatant moins qné la I expérience nous a apprins que le ! secours que le roy François premier rirer de l*afrtliée tnrqaesqne arhena raodes ruynes : lâ première, que TAlte , qifi eot crainte que le paquet ne sast à eux , contribua à îémperéùr ces grandes f(](rces et deniers , avec (à II donna de grands âf&irés à là Frandeoiiesme , que ceste armée consta up au rOy, et ne luy servit d'atrtre (oed'attaqder Nice , où elle ne fit rien ; iesïïie, que virigt-ctaq lAfi âmes cHres- ; furent emmenées esclaves , crians ifice à Dieu conire Tauteirr de ces maux, fest point sans cause qtie j'apf(elle nos ^ sonds^tûS et sotrvent irral digérés ; car ks de rien votis avez cy devant veu un jndement an marescTial pour descendré Fraoche-Cottlé , pett aprèà un antre tutoyer eh France le coloririel Recrot, (fie bouger et se tenir sur la defeni nn quatrleàme portaift de contribuer rie de Tende !es forces qu'il luy déni poof entendre au secours des àiïàlb Corse. Je confesse bien que c^est de prudence de changer d'advis et de elon la variété des occurrences ; mais B doit entendre pour les propres choses «us sont présentes et (|ue manuellement AuiODs , et non pour les esloignées ,

d'autant que le temps qui court k donner des advis , et la diversité des çommandemens , renverse bien souvent ce qui a esté utilement et prudemment acheminé. Et puis qu*il est ainsi que la guerre se iaict k Foeil ; il s'en iâut fier et remettre à celuy qui commande, lequel sçaura , s'il est bon capitaine , bien mesnager le talent qu'il a en main ; s'il ne l'est pas , mettez y en un antre plu^ recommandable par sa vertu que par la faveur, qui faiet souvent de lourdes bresehes.

Sur le commencement d'aoust, le roy donna advis au mareschal que le sieur d'Oisel , son aîrtbassadeur en Escosse , àvoît en g*en revenant esté saluer la royne d'Ân|;leterre , laquelle TaVoit grandement honoré et prié de faire entendre à Sa Majesté que , quoy que l'empereur luy sceust persuader , comme il feisoit tous les jours , qu'elle ne violeroit jamais la paix qui estoit entre leurs roydun^es ; qu'en ceste a^^eurance et en la iftesme confiance que Sa Majesté avôit que le rMarèscluA fèr6!t de (]|rands remuemens en hâtliè , è((ë entreprendrait bien tost et de meîtletir cè'firage le secours qu'elle avoit promis aux prhîces de la Germanie qu'elle avoit reèeus en sh protection, faisant estât de mener en ce Voya** ge septante cinq enseignes frànçoises , trente sept de Suisses et Grisons , vingt-quatre de lansquenets , dix-huict cens hommes d'armés, deux mil cfaevaàx de t'arriereban , trois tiiîl chevaux légers, quatre cens drchers de sla garde , et de sept à huict cens seigneurs et gentils-hommes j)Our la cornette blanche ; et quarante canons bien èqhrppés, lai^ant la royne régente en France ^enddnt te V(]^f afge.

MÉMOIRES DE BOYYIN DU VILLARS

Page 1