LIVRE CINQUIESME
Menées du cAmte d'Àigaeroont , envoyé en Angleterre poor traîcter le mariage de la royne d Àngleten domp Philippes, Gis de Tempereur Cliaries V. — Siège deValfenieres par le mareschal de Brissac, 1 fust en fin contraint «le lever par la perte de la Xiataille qoe fit le mareschal de Strozzy en lulie. — ^Entre siège , batterie et reddition de la ville d*YTrée an mareschal de Brissac ; suy vie de celle du fort de i paYs de Bicllois. — Ambassade des Suisses au mareschal de Brissac pour retirer ses armées de la vallée avec la responce dwlict sieur marcsclial. — Autre ambassade de Valcisiens audict sieur mareschal , responoe dMoeluy. — Diverses remonstrances do mareschal de Brissac an roy et à M. le connestable su
! cessité des affaires dn Piedmont. — Prinae et fortification de Santia. ~ Menées du comte de Chalaat faire déclarer de mauvaise prinse. — Entreprinse des ennemis de fortifier Gatinarre , d'où le maresi contraint de deslogcr. — Entreprinse et execnlion sur la ville de Casai nar le mareschal de Brissac— I
^ expugnations de .la citadelle do Casai , qui est en fin rendue au mareschal de Brissac. — Demandes et sirances du mareschal au roy.— Entreprinse double sur la ville d*Ast.— Desseins et propositions du ce Ctuilant pour réconcilier les princes chrestiens. — Amples responces et remonstrances du mareschal i jorté , avec un estât des places que le roy tenoit en Piedmont , et des forces qu*il y folloit entretenir.
Entrans en janvier 1554 , le comte d'Aiguëmont passa en Angleterre , ou il fit tant de poursuittes et d^instances de la part de Tem* pereur à Tendroict de la roync d* Angleterre pour le mariage d'elle et de son fils domp Philippe , qu'elle y consentit , et en juillet de ladicte année il passa en Angleterre pour consommer le mariage.
Siu* le commencement de 155&, Theode Bedaigne, Albanois, vaillant capitaine « fut adverty que trente cellades de domp Alvaro de Saude, maistre de camp impérial , e9^ toient sorties d'Ast pour aller à la picorée. Il les alla rencontrer sur le chemin de Tiglioles , où il les défit tous sans autre perte que celle de trois des siens.
, Sur le mois de février Sciplon Vimercat estant monté à cheval avec quatre-vingts cellades et cent arquebusiers , conduicts par le capitaine Rousset , ils furent rencontrés près de Monleil par les ennemis , qui les traicterent si rudement , qu'il perdit douze des siens ; le capitaine Rousset demeura blessé et prisonnier valeureusement combattant.
En ces entrefaictes le mareschal eut nouvelles que le baron de La Garde, s'estant jette en mer avec les galleres du roy, avoit esté si combattu de divers orages , qu'il avoit perdu deux galleres, et qu'en se laissant emporter par le vent , il avoit rencontré deux navires venans de Naples , chargés de six cens Espagnols) qu'il avoit combattus et prins. Ce
fut un remboursement de perte et m n chissement de chiourmes.
Aussi que Montalcipo , ayant esté assi< battu par cinquante jours , avoit esté si défendu , que Tennemi avoit levé le siq
En ce temps le duc de Ferrare maiN mareschal qu*il estoit si mal assisté de capitaines « que force luy estoit de le J de luy prester pour im temps le sef Francisque Bernardin Vimercat ; dont il i ciisa le plus courtoisement qu'il pei Turgente nécessité des affaires. Cehb partie cause de son advancement; cv qu'il y pensoit le moins le roy le voulut s en son armée , le fit mareschal de caB| de main en main chevalier de l'ordre sont grâces et faveurs concédées, a t que j'escris , à peu de personnes de yû toutes choses estans [aujourd'hui si cm pues et desguisées , que j'ay quasi r d'avoir tant vcscu.
En may le duc d'Alve partit d'Espagn quinze galleres, qui eurent le vent orages si contraires , qu'il fut conU^lascher à La Croiselte , à trois lieues di seillo, oii j'ay esté; dont le baron ùardo ayant eu advis, sortit du portville avec quinze galleres en intenlioft combailrc ; mais luy, le voyant venir d^ se sauva par un vent favorable à luy e< traire aux nostres, qui furent trop ttl vertis par le chevalier d'If.