‹ Mémoires de Godefroi Hermant sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 2)Chapitre 342 sur 432 · Ces mots ne sont pas au ms · texte numérisé non relu

Ces mots ne sont pas au ms

Père supérieur en cetle affaire, et dans celle d'assister le dit Père dans tous ses besoins. Que s'il fait tant d'opposition, il vous sera facile, Notre Très Révérend Père, de lui donner ordre pour Angers, ou pour l'y disposer pendant ces deux mois qui restent à faire la rhétorique. C'est, Notre Très Révérend Père, la grâce que nous vous demandons très humblement.

a Notre Très Révérend Père,

« Vos très humbles et très obéissants enfants et serviteurs.

Cette lettre fut cachetée au nom des Pères d'Almas, Fauconnier, Coquery, Le Roy, d'Aprieux, tous de la maison de Saumur. Deux autres Pères écrivirent en même temps pour le même sujet, l'un au Père Général pour le prier de donner quelque délai au Père Chaix, l'autre au supérieur de La Rochelle pour le prier d'interposer son crédit auprès de ce général, afin de conserver ce professeur de rhétorique dans leur congrégation. Mais le Père Bourgoing, dont apparemment ils n'avaient pas encore vu la lettre circulaire, demeura ferme et inflexible dans la résolution de le pousser à bout, et leur fit cette réponse :

« A nos Pères de Saumur qui m'ont écrit sans seing.

« Mes très chers en Notre Seigneur,

« Je vous aime et vous chéris tous selon Dieu, comme vrais enfants de la congrégation, et j'ai une grande douleur en mon cœur de la rencontre que vous avez eue avec votre très bon supérieur. Je vous embrasse avec lui et le bon Père Chaix in osculo sancto, en témoignage de réunion et de la paix de Notre-Seigneur J.-C , que je supplie de répandre en vos cœurs en votre communauté.

Considérons je vous prie ce que vous mandez et en la chose même, et puis dans sa forme. Pour le premier chef, une loi ou un mandement de sa Sainteté exprès étant reçu par les évêques et publié aux diocèses et en chaque paroisse oblige tous les fidèles en conscience de s'y soumettre et y obéir sous les peines portées. C'est une maxime certaine en l'Église, et en l'usage et pratique. Concluez de là maintenant que la bulle d'Alexandre VII ayant été publiée (ce que je prie le bon Père Chaix de considérer) et les peines et excommunications qu'elle porte ipso facto ensuite, de ne se pas porter

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