‹ Mémoires de Godefroi Hermant sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 359 sur 524 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Suite de plusieurs ouvrage? qui furent publiés cette année aux mois de juin et de juillet pour la défense de la doctrine de saint Augustin et de la morale. Diversion dans l'assemblée de la Faculté, au sujet du livre de la Singularité des Bénéfices, par M. de la Place. Lettre du roi d'Espagne à l'archiduc Léopold.

Cette année fut extraordinairement féconde en livres sur la matière de la grâce. M. de Bourzeis répliqua par un grand écrit à celui que le P. Petau, jésuite, avait publié en latin contre la lettre de cet abbé à un évêque, et qualifia son traité : Apologie du concile de Trente et de saint Augustin. La querelle s'échauffa entre eux; et le P. Petau, qui avait si mal réussi en répondant en français au livre de la Fréquente communion par celui de la Pénitence publique, n'osa plus se servir d'une langue dans laquelle il paraissait si peu éloquent. Il appela à son secours celle qu'il avait enseignée autrefois avec réputation dans les classes des Jésuites, mais il reconnut tout de nouveau que l'on ne peut rien contre la vérité, et fit connaître à tout le monde qu'il avait plus de passion que de force.

Au commencement de juillet de la même année, il arriva dans l'assemblée de la Faculté un incident assez extraordinaire, qui donna l'alarme aux défenseurs de Molina, et ne servit qu'à découvrir le fond de leurs cœurs. M. de la Place1, qui avait autrefois enseigné la rhétorique dans le collège d'Harcourt, et qui depuis ce temps-là l'enseigna

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