‹ Mémoires de GoetheChapitre 112 sur 189 · LIVRE XI · texte numérisé non relu

LIVRE XI

A peine la porte de la salle des antiquités s'était-elle refermée sur moi^ q^ie je cherchai à me retrouver moimême, en débarrassant mon imagination de toutes ces grandes figures, et ce ne fut qu'après un détour immense que je me trouvai ramené vers elles. Au reste, ces impressions que n'éparpille aucun jugement étranger, finissent toujours par produire des fruits inappréciables. La jeunesse peut goûter le bonheur de ces impressions, toutes les fois qu'elle se dépouille de tout esprit de critique, et qu'elle laisse le beau agir sur elle sans examen et sanj classement.

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