‹ Mémoires de GoetheChapitre 113 sur 189 · LIVRE XII · texte numérisé non relu

LIVRE XII

SOMMAIRE

Je reviens à la maison paternelle plus sain de corps que d'esprit. — Ma mère s'exerce à cacher et à réparer mes étourderies. — Mon père m'aide à classer mes compositions littéraires. — il parvient à vaincre la répugnance que j'avais à les faire imprimer. — Ma sœur et sa société qui devient la mienne. — La société de Darmstadt. — J'y fais la lecture de me? vers — Ma vie errante. — Les difrOrents genres d'architecture. — Les antiquités allemandes et les éludes bibliques m'occupent tour à tour. — Mauvais succès de mes écrits sur la tolérance. — Haman et ses brochures sibyiliques. — Les ouvrages de Klopstock après sa Messiade. — Leur influence sur la littérature allemande. — L'Almanach des Muses. — Souvenirs de Frédérique et de mis torts envers elle. — Comment j'ai poétisé mon repentir. — Le congrès deWetzlar et les divers rouages de l'Empire d'Allemagne. — Mes travaux et mes aventures pendant mon séjour à Wetziar. — Portrait de Charlotte, fiancée d'un de mes amis. — On me fait entrer dans l'association des écrivains qui dirigent la gazette savante de Francfort. — Un de mes amis me fait comprendre la nécessité de m'éloigner de Charlotte.

Je revins chez moi plus gai et plus robuste qu'à mon retour de Leipzig. La surexcitation de mes manières d'être n'annonçait cependant pas encore une complète santé intellectuelle. Dès mon arrivée, je mis ma bonne mère dans la nécessité de se faire la médiatrice entre mes excentricités et les justes idées d'ordre et de convenance de mon père. J'avais vu à Mayence un petit harpiste dont je m'étais épr-'C au point de l'engager à venir à la foire de Francfort et de lui promettre de le loger et de le nourrir chez moi, pendant toute la durée de cette foire. C'était là une des manie* qui m'ont coûté si cher pendant tout le cours de ma \\>i, et qui me poussaient à vouloir tou' jurs grouper dejeun<.'(» êtres délaissés autourde moi. Grâce à cette manie, je finiii

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