‹ Mémoires de Henri de Campion, nouvelle édChapitre 123 sur 150 · Le nuurquis de Châteauneuf · texte numérisé non relu

Le nuurquis de Châteauneuf

5. Pour la baronnie deGany. Le traité ne fut pas conclv. 4. François Poussait , baron du Vigean.

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A HADAME LA DUCHESSI DE MOMTBAZOU.

LETTRE LXXVl.

Ooire ({ne je Yoas ai pranii de toqs écriit} i a serait être trop cnid de Ton fanKT SOI- 1 kment à Rodefbrt * sans cssajcr de oontribuer * iHBire conmanan , ciiMimf vous laief a hoir j |0K quaiKi Toos ciKz a Kans» j aras nasoD, lu- j daflie, de TOiB dkv CHK Yoas anricz ccMHiiaiidfrment feu sortir, puuque Pou est venu ce matin iKiorToaskfinre,et9 si noa avis eAt été aosâ Uen suivi cbez Roiard ^ vous seriez sortieçonr obâràhRaoe; voosiiliabteariezpash maimi de lUidieftrt , et noQsne scrionsim dans le péril dont noQS soodiks menacés. U semble que Diea ne m'ait inspiré de bons avb depms quatre mois

1 . M. de Montbazoa < avoit hït un bâtiment i Rochefort, le pins extravagant qm fut jamais; c'est un château de carte, tout plein de petites tourelles, de lanternes, d'échauguettes et de petites plates-formes. » ( TalUmaM des Riaux, historiette de M. de Montbazon.) Rochefort en I véline, petite ville de Bretagne , avec titre de comté ; aujourd'hui Rochefort-en-Terre, chef-lieu de camon dans l'arrondissement de Vannes, département du Morbihan. Son premier château avoit été détnut après la Ligue par ordre de Henri IV ; il ne reste plus du second que des ruines informes.

2. La Reine avoit agréé que la duchesse de Chevreuse lui donnât une collation chez Renard , dans le jardin des Tuileries. Madame de Montbazon prétendit que, bellennère de la dudiesse , elle avoit le droit de Êûre les honneurs de la fête. Mab la princesse de Condé accompagnoit la Reine , et détoit après l'affiire des lettres de la marquise de Fouquerolles , attribuées à madame de Longueville. Madame de Montbazon, priée de se retirer, refusa obstinément. Elle reçut en conséquence l'ordre de sortir de Paris et de se rendre à Rochefort.

d'Alex, de Campion. 389

que pour avoir le déplaisir de les exposer inutilement. Vous avez vu comme j'ai prédit une partic de ce qui est arrivé, sans avoir été presque écouté , parce que l'honneur imaginaire a toujours prévalu sur le véritable , et qu'on a préféré les apparences à la solidité. Vous direz qu'au lieu de vous divertir je me mets furieusement sur le sérieux; mais j'enrage de voir la plupart des gens que vous savez chercher à s'accrocher à la Cour de toute manière , pendant que nos amis ne savent par quel moyen éviter d'en être chassés. Touteiois , pour changer un peu de discours, je vous dirai que la soirée a été mélancolique à l'hAtci de Chevreuse , parce que vous n'y étiez pas , et il me semble que la même personne qui nous inspiroit les plaisirs les ait traînés avec elle dans sa solitude. Les uns sont tristes par sentiment, d'autres par exemple, et le reste par intérêt. Cependant vous êtes bien heureuse que je vous aie écrit aujourd'hui, car, pour peu que l'eusse attendu, les pleureux eussent été en petit nombre , tout accomplie que vous êtes. Il y a un mois que les rues voisines de vos amis étoient embarrassées de carrosses qui empèchoient le peuple de passer, et , pour peu que le désordre continue, l'herbe percera le pavé dans leurs cours. La disgrâce est une hideuse bête à la Cour, et une petite faveur qui auroit à sa tête madame de '^'^ auroit plus de gens à sa suite que la plus éclatante adversité où vous seriez. Lorsqu'il est ici question de fortune, la beauté et l'honneur perdent la plupart de leurs sectateurs. Il ne faut pas pourtant vous désespérer. Madame : il est encore quelque demi-douzaine d'honnêtes gens qui ne

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se rendent pas, et, pour être bitta une foii, il ne faut pas lanso* de relbiBiier à la gpart. Tonîoan si, par teiûr conseil, nous poQvoRs remonter SOT notre bêle, tout ira bien; car nous nooi assemblons à toute heure, â, hormis que nous ne conduons rien, nous fusons asaes de jiropositions pour fidre la nique aux plus politiqaes. Vous me dhes, Uer au matin, chez majdràoimoiselle de Vertus >, que, pourvu que vos anns demeurassent fennes dans vos intérêts, vous n'auriez point de reg^ à votre âoignement Vous avez votre compte; nous pestons à toute heure, et je cn»s bien que nous aunerions mieoi vous smvre que de vous laisser où vous tes.

Votre illustre amie ne vous abandonnera pas, et 'û baxt espârer que nos fautes passées nous f^ font sages. S'il falioit renoncer à votre amitié pour l'être, il y a des gens au monde aui aimeroient mieux passer pour fous toute leur vie. Vous croyez bien, Madame, que votre pauvre hère ne se dédira pas du service et de l'amitié qu'il vous a promis, et qu'il vous confirme.

A Paiis, ce.... d'août 164).

A M. DU PARC RONSENAY.

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