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^leidant ^e Le eCoî JMÎéya SficBâ et les oafr- 3XXS Arras. Le Roi. icrês zvair pm StaBÎ, a çarir le zc scût.
l'éxûis rsTziu d'Evreax diez aïoi ao Bosderd . Gu i'ii Téci iepds avec one eraxde dooanr, le ^mcignant rieâ de aa mâancoise. fréqooH :an£ mes çarens et voisins, et Tarant de teops s teaips le cac de LongneviOe. qm me traita toooars rort ocJTgptfniiiinif. Voïii ce qoi iir*est arriré de cLns rezorzuable depois ma «nmaniT, k i : février : r î : iusqu'ax 2C août i6 %4. qne il ruarôntî et .::: in passes, et :za femme trecte-GB^ le la Mizieiaine ierttièrc . J'imagine, raztpar .e scuhaiî que j'en ùls que par Tètat ces choses. raiser Le rêstî ie ma vje ei repos djcs xna pro- TÎnce . ma: s t^uTours séasmoins dars le ressexH ximesi de La perte de ma chère niie Loofse-Aane. çcuvant assurer que je n'ai pas encore été mie heure sans j penser, quoîqali t ait plus d^m an que ie V3I perdue. le nai point décrit beancoop de choses qui me sont arrivées en ma jeunesse sur deux matières c'a j'étoîs fort endin : l'une, les démêlés parnoiliers que j'ai eus souvent tant pour mo: que peur mes amis, et dont je suis toujours
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avantageusement sorti, ayant honte de dire que ^ j'ai cherché des choses que tout le monde doit ;^iuir avec soin. L'autre, sont les inclinations d'a- ^ mourettes sans lesquelles je n'ai guère été jus- >. (Ju'à mon mariage ; ce n'est pas que tantôt la : timidité, tantôt le respect et souvent la paresse : et le bonheur ne m'aient empêché de faire rien de criminel , mais je ne laissois pas de Pêtre de Volonté. Ce que j'ai écrit suffit pour faire contioître à ma famille mes mœurs, inclinations, fortunes et actions. Je ne désire aujourd'hui que de {)ouvoir faire instruire mes enfans selon leur quaité , de les voir en âge et en état de se passer de moi, et ensuite de sortir du monde, pourvu que ce soit avant ma femme , pour rejoindre ma fille -chérie, enfin que nos corps soient enterrés au Thuitsignol auprès du sien.
Le régiment de Longueville, que je commandois toujours, fut licencié à la fin de 1655. Depuis ce temps je ne me suis mêlé que de mes affaires et de celles de mes amis quand ils m'en ont prié. Malgré mes efforts pour être bien avec mon voisinage , j'eus quelques différends pour le logement des gens de guerre et pour la chasse , mais sans outre-passer jamais la raison et la justice , et en usant toujours avec fermeté à l'égard I de ceux qui prétendoient, par leurs biens, cnarges ou autres avantages dont l'on ne dépend point , faire les entendus , l'ayant toujours pris , partout où nous nous sommes trouvés , plus haut qu'eux, soit comtes, marquis ou autres, et ayant voulu que ma femme fît de même avec les leurs. Peut-être m'en aimoient-ils moins, mais ils nous ont cependant plus recherchés que le reste de
leurs voisins. Pour les gmitilshoinines communs, « j je les ai toute ma vie traités avec tous les égards I possibles et en suis fort aimé. Je pense que, comme je ne tiens nul gentilhomme au-dessus de moi , je n'en tiens nul au-dessous » et )e me suis toujours bien trouvé de cette conduite, qui est juste. Les seules inquiétudes oue j'éprouvois dans ma retraite étoient le peu ae santé de m femme, et, en me voyant beaucoup d'en&ns, h crainte de la nécessité, à cause de mon peu de bien, et que je ne pouvois me résoudre, noo plus que ma femme, à diminuer notre tnûn et à chanser ma façon dr vivre. La possibilité d^ être réduit, quoique cela ne soit point arrivé, m'a fait passer de mauvaises heures.
Le jour des Morts de l'an 16^8, je me piomenois hors de l'enclos de mon logis, lorsqu'on j vint me dire que des gens de guerre pilloient les maisons qui sont le long du chemin qui passe assez près de la mienne; j'entendis en même temps tirer plusieurs coups. J'appelai mes valets, dont deux sortirent avec des fusils; je courus au lieu où l'on tiroit , et vis en arrivant cinq ou six cavaliers, en attendant un grand nombre d'autres qui approchoient, et un goujat qui tira une poule dans l'enclos d'un paysan où il étoit | passé. Je criai à celui c^ue je pris pour le chef db J cavaliers que je le priois de faire cesser le désordre. Il répondit qu'il s'y en alloit; mais un de mes valets voulant faire le brave , quoique je lui ordonnasse de demeurer, passa où étoit celui qui avoittiré , et, prenant la poule qu'il tenmt à la main , la lui voulut 6ter, l'autre essayant de la retenir. Durant cette contestation, celui qui vour
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loit rétablir l'ordre vint à eux , les croyant l'un et l'autre de sa troupe, mit l'épée à la main et les frappa. Mon valet, sans considérer autre chose, lui donna du bout de son fusil dans le visage, le mit tout en sang, lui cassa deux dents et le voulut tirer, mais le fusil rata. J'arrivai en ce moment, et ne pouvant passer à cause d'une haie, je menaçai seulement mon valet s'il ne s'arrêtoit. Les ' troupes survinrent en même temps , faisant bien cmq cents chevaux , et commencèrent à crier qu'il falloit faire main-basse ; car celui que mon valet avoit blessé étoit malheureusement le commandant de cette cavalerie et chef des gendarmes du cardinal Mazarin '. Je me trouvai fort mal à l'aise , à pié sans autre arme qu'une canne au milieu de ce monde , et considérant que si je me retirois ils tueroient le valet. Je restai donc, et leur parlai si hardiment , et avec un si grand sang-froid , que malgré l'animosité du chef et la leur, ils lâchèrent mon homme et suivirent leur route. Je me suis trouvé durant dix ans dans de grands hasards pour ces passages de gens de guerre, y en ayant eu beaucoup, tant de cavalerie que d'infanterie, à l'entrée et à la fin de chaque campagne, sans que mes paysans aient quasi rien perdu; mais cela s'évitoit avec bien de la peine, à cause de la licence des troupes.
Le 31 janvier 1059, ma femme, étant grosse,
, tomba malade, se rétablit un peu, puis retomba
d'une pleurésie , et ne fit que languir jusqu'au
premier juin, qu'elle parut en grand danger. Le 4,