I. Claude de BuUion, surintendant des finances
Î^S Lettres
jusqu'àcÈ ]u'il eût donné le bonsoir. Je s; qu'il y a peu d'espérance de réconciliation pour vous, après cela, avec M. le Cardinal; mais voiu l'avez désiré , et j'ai porté l'affaire au plus loin. ■ Ce n'est pas que je vois bien qu^I gagnera ît Roi , et qu'il le fera consentir à vous pousser ; mais , comme c'étoit son intention , il vous sera toujours avantageux que Sa Majesté connoisse ses artifices à fond.
Au retour de S '"" " ain , je suis venu « malin par Ruel, t Cardinal, quoique
bien averti de ce c ivois dit hier au soir,
m'a fait cent caresse; non particulier, et m'a dit sur votre lettre qu ii vguloit croire votre innocence, mais que M. la Vigerie, gentilhomme de M. de Soubisi prisonnier à la Bastille, avoit bien parlé Cui.tre vous. Sur quoi l'ayant fort assuré que vous n'aviez eu aucun commerce en Angleterre ni en Flandre , il m'a dit que M . l'abbé de Mersy ' étoit à Sedan , qui venoit de Bruxelles, et a fait appeler M. des Noyers ' ; mais, en attendant qu'il entrât, il m'a
I. Beniiminde Rohan, seigneur de Soubise. Il eii nommi dans la dcclaratioR du loi en date du ; |uin 11141.
1. P. Ernest de Mtrcy. La soiunte'Cinquîème lettre de :c recueil lui cit adressée. Il fut un des ntgodaieurs habi-
tuels de tous ces complots avec l'Espagne, et on verra plus