‹ Mémoires de Jacques Casanova de SeingaltChapitre 173 sur 235 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Croce chassé de Venise — Sgombro, — Son infamie et sa mort. — Malheur arrivé à ma chère C. C. — Je reçois une lettie anonyme d'une religieuse et j'y réponds. — Intrigue amoureuse.

Mon compère, comme je l'ai dit, correcteur adroit et déterminé de la fortuné, faisait richement ses affaires à Venise, et, comme il était aimable et ce qu'on appelle, dans le monde, de bonne société, il aurait pu continuer longtemps sur le même pied s'il s'en était tenu au jeu, car les inquisiteurs d'État auraient trop k faire s'ils voulaient s'occuper d'obliger les fous à ménager leur fortune, les dupes à être prudentes et les fripons à ne pas duper les sots ; mais, soit folie de jeunesse, soit perversité de mœurs, la cause de son exil fut d'une nature extraordinaire et infâme.

Un noble vénitien, noble de naissance et fort ignobk

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