CHAPITRE XXX
femmes et te pl^S (Jéppqrvpe de bon mn^ ; car les deux lettres que j'avais d'elle guffis^-ient pour Ja dé^bonorpr pi j'ayais voulu pe yenger, ^t elje devait s'attendre â. ma vengeance. Pour }a bravej:», i| fallait qu'elle fut folle ; et je l'aurais jugée aiu?i, ^ijQ m l'avais entendue causer avec la comtesse.
Le temps ?bmèuQ QQns^îl, dit-pn ; il amène aus&i le caln^, et la réflexioQ dQPue de la lucidité mi^ idées. J'en vins ^ me dire qu'au fond l'événement n'avait rien que de très* ordinaire, et que je l'aurais imnaanquabJement trouvé tel au premier ajbord sije ji avais été ébloui par les charipes de la nonne et 8i.yeuglé par mon amour-propre. Enfin, je finis par sentir qu'il ne tenait qu'à moi de rire de la mésaventure sans p'il fut possible h personne de deviner si c'était tout de bon, ou si je n'en faisais que le semblant. IjO sophisme est si o^cféu^ l
Malgré tous ces beauT retours, je n'en pensais pas moins à la vengeance ; mais rien 4e bas ne devait s'y mêler, et, ne voulant pas accorder le moindre triomphe 4 cette mauvaise plaisanterie, je pris sur moi de ne pas me montrer piqué. Elle m'avait fait dire qu'elle était occupée; c'était tout ain^ple : mon rôle était îpJQnev l'indiffôrenoe. Sans donte, me dis-je, elle ne sera pas occupée une autre fois ; mais je la défie de me faire Retomber dans le panneau. Je Jui prouverai que je n'ai fait que rire de son mauvais procéder II allait s£}.ns dire que je devais lui renvoyer ses lettres, m?iis non sans être accompagnées d'un poulet dont la galanterie ne la ferait pas sourire de plaisir. Ce qui me déplaisait le plus, c'était l'obligation qti je me trouvais d'aller ^ son église ; car, supposant qu'elle ne savait pas q|ie j'y allai* pour C. G. , elje aurait pu s'ira^giner que je n'y allais que dans l'espoir de la nxettre & même de me faire des excuses et me donner de nouveaux reudezs-vous. Je voulais qu'elle ne pût point douter de mon mépris, et je pensais que les rendez^vous qu'elle m'^'V^t offerts n'étaient que des rendez-vous imp^ginaires pour m'en imposer.
Je me oauchai avec le besoin de la vengeance^ je m'en-
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dormis en y pensant et je m*éYeîllai résolu à me satisfaire. Je me mis à écrire, mais, voulant être certain que ma lettre ne se sentait point du dépit amoureux qui me rongeait, je la laissai sur mon bureau pour la relire le lendemain de sang-froid. Cette précaution me fut utile, car, en la relisant vingt-quatre heures aprôs, |e la trouvai indigne et je la déchirai en mille morceaux. Il j avait des phrases qui décelaient ma âbiblesse, mon amour, mon dépit, et qui, par oonséquent, loin de l*humilier, lui auraient fourni matière à se moquer de moi.
Le mercredi, après avoir écrit à G. G. que de fortes raisons m'obligeaient à ne plus me rendre à la messe dans Téglisede son couvent, j'écrivis une autre lettre à ma religieuse, et le jeudi elle eut le même sort que la précédente, parce ^u*en la relisant j*j découvris les mêmes défauts, n me semblait que j*avais perdu la fsiculté d'écrire. Dix jours après je m'ape****is quej*étais trop amoureux pour avoir pu m*exprimer autrement que par le cœur.
SiBoeram eit nisi tu, quodcaoqne infondis aeesdt (4).
La figure de M. M. m'avait laissé une impression trop, vive pour pouvoir être eifacée par une autre puissance que celle du temps, le plus puissant des êtres abstraits.
Dans ma sotte position, je fus cent fois tenté d'aller me plaindre à la comtesse S. ; mais. Dieu merci, j*eus la prudence de ne jamais dépasser le seuil de sa porte. Pensant à la fin que cette étourdie devrait vivre dans de continuelles alarmes, sachant entre mes mains ses deux lettres^ au moyen desquelles je pouvais la perdre de réputation et faire le plus grand tort au couvent, je me déterminai aies lui renvoyer avec ce billet, après les avoir gardées dix jours:
« Je vous prie de croire, madame, que c'est par pur ou* bli que je ne vous ai pas encore renvoyé vos deux lettres que vous trouverez ci-incluses. Je n*ai jamais pensé à de-
(i) Ce <iue roB met dans un ?aM t'aigrit, qaaBd ۥ vaie B'est pas propre.