CHAPITRE XXm
pour pFëvenip le fatal ômbonpômt, 30 li^ vidai ^t je nais c^ Ters à la place du ¥pl :
Enfants de Tamitté, ministres de la peuf, Je suis l'Amoar, trembU», laspMtes la voleur El t^, fftwma da Bien , ne epaina pas d'être ip^rf t Car si |a le deTieQs, p|c» seul sera je père. S'il est dit cependant que tu veux te barrer, Parle ; je suis tout prêt, je me ferai châtrer.
Moi^ amante ne tarda pas k reparaître mise comme u^a nymphe. Une robe de mousseline des Ipdes, brodée en fleurs de lis d'or, dessinait à ravir ses formes yoluptueu** ses, et son bonnet de âne dentelle était djgne d'une reine. Je me jetai à ses pieds en la. suppliant de ne plus retarder mon bonheur. Modère ton feu quelques instants encore, me dit-elle; voilà Tautel, et dans deùii minutes la victime sera d^ns tes bras.
S'approchant alors du secrétaire : — Tu vas voir^ me dit-elle, jusqu'où va la délicatesse et le soin de mon ami. Elle retire la boîte, l'ouvre ; mais, au lieu des chemisettes qu'elle y cherchait, elle en retire mes vers. Après les avoir lus et relus tout haut, elle m'appelle voleur, et, me donnant une foule de baisers, elle me supplie de lui rendre le larcip, mais je fais Tignorant. Alors elle relit mes vers, ré* fléchit un moment, et sous prétexte d'aller chercher une mpilleure plume, elle sort en me disant :
— Je vais te payer de la môme monnaie» Elle rentre on instant après et écrit ce sixain :
Sans rien 6ter au plajsip amoureiii*
A l'abri du dang^ri ^on âme satisfaite
Savoure en sûr té la vciupté parfaite;
Et si tu yeux jojir ayec sécurité,
Rends- moi, mon doux ami, ces dons de l'amitié.
Après cet exploit, il m'était impossible de résister en core, et je lui rendis ces objets si précieux pour une nor n qui veut sacrifier à Vénus.
428 UÉMOIliBS B8 CASAKOVA.
Blinuit étant sonné, je loi montrai Tactear sonpirant; et elle se mit & arranger le 80&« disant qne l'alcôve était trop froide et que nous coucherions Ift. La véritable rai« son de cet arrangement était de noos mettre en évidenco pour satisfaire Tamant curieux.
Lecteur, il îaut des ombres aux tableaux et rien de si beau sous un aspect qui ne demande parfois à être voilé sous un autre. Pour vous peindrela scène variée que nous jouâmes jusqu'à Taube du jour, il faudrait épuiser toutes les couleurs de la palette d'Arétin. J'étais ardent et vigoureux, mais j'avais affaire & forte partie, et le matin, après le dernier exploit, nous étions positivement épuisés, et à tel point que ma charmante nonne en fut alarmée pour moi. Elle avait effectivement vu mon sang jaillir sur son sein pendant ma dernière libation ; et comme elle ne soupçonnait pas ce phénomène, elle en fut pàledefrajeur. Je dissipai ses craintes par des folies qui la ârent rire de bon cœur» Je lavai sa superbe goi^ avec de l'eau de rose pour la purifier du sang dont elle avait été teinte pour la première fois de sa vie. EUe m'exprima la peur qu'elle avait d'en avoir avalé quelque goutte, mais je lui persuadai facilement que cela ne tirerait pas à conséquence quand bien même cela serait. Elle s'habilla en religieuse, et après m'avoir coivjuré de me coucher et de lui écrire avant de retourner à Venise pour lui &ire savoir comment je me portais, elle partit.
Il me tat £acile de lui obéir, car j'avais le plus grand besoin de repos : je dormis jusqu'au soir. Dès que je fus éveillé, je me hâtai de lui mander que je me portais â me^ veille et que je me sentais disposé à recommencer notre délicieuse lut«e. Je îa priai de m'écrire conunent elle se trouvait, ensuite je retournai ft Venise.