CHAPITRE tt îl
quelque nuage de Wsrtéôse éuv sa jolie figure ; je le Iti dis.
— Mon ami, me répondit-elle avec un son de voix Qui allait au cœur, tu dépensa beaucoup d'argent poot moi; et si c'est pour que ie t'aiine davantage, je te préviens qu'il est perdu, ôai» je ue t'aiftie pas plus qu'avant-hier, mais je t'aime de toute mon âlue. Tout 6é que tu fais au delà du simple nécessaire né saurait me faire plaisir que parce que je vois de plUs èft plus dombien tu es digne de moi; mais pour %è éhénp dùtaîné tù le mérites, je û'ai pas besoin de dette cbnyictidn.
— Je le crois, ma ôhère àiHié, et je me féliôite de mon bonheur, si tu sens quë ta tendi^esse ne puisse pas s'augmenter. Mais à ton tour, femme adorable, sache que je n'ai agi ainsi que pour t'àifnet*, s*il m'est possible, plus que je ne fais. Je désire te voir briller dans les atours de ton sexe ; et si j'éprouve un seul sentiment pénible, c'est de ne pouvoir pas ie faire briller autant que tu le mérites. Si cela te fait plaisir, mon amie, ne dois-je pas en être enchanté?
— Tu ne dois pas douter que cela ne me fasse grand plaisir ; et d'une certaine façon, puisque tu as dit que je suis ta femme, tu as raison ; mais si tu n'es pas très-riche, tu sens les reproches que je dois me faire.
— Ah î mon ange, laisse-moi, je t'en supplie, me croire riche, et crois toi-même qu'il est impossible que tu sois la cause de ma ruine. Tu n'es née que pour tnoïi bonheur* Pense seulement, à ne jamais me quitter, et dis-Bàoi si je pmsTespérer?
— Je le désiï^e, mon tendre ami; mais qui petit eomptei* sur l'avenir? Es-tu libre? Dépends- tu de quelqu'un?
-- Je suis libre dans toute racception du mot, et je né suis qu'en ta seule et précieuse dépendanee.
~ Je t'en félicite et mon âme en jotiit ; personne ne peut t'arracher à moi; mais, hélas J tu sais que je ne puis pas en dire autant. Je suis sûre qu'on me cherche, et je sais que l'on aura facilement le moyen de m'avoir si l'on vient à me découvrir. Hélas ! si l'on parvient à m'arracher de tes bra^, je sens quel sera mon malhénr.