CHAPITRE IL
Nouveaux revers. Résignation,
Je vivais depuis plusieurs mois dans la solitude , lorsqu'un exprès envoyé en toute hâte par madame Dumarsy m'apporta la nouvelle que son mari venait dèire frappé d'une attaque d'apoplexie. Elle me suppliait de ne pas perdre un instant ; M. Dumarsy ne cessait de demander son gendre et son petit-fils. Nous nous mîmes en route sur lechamp ; mais , malgré notre célérité , nous arrivâmes trop tard : le bon monsieur Dumarsy n'existait plus C'est surtout de
la situation où se trouve notre âme ?
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lorsque les événemens nous atteignent, que dépend leur impression sur nous. La perte de cet homme à qui je devais tant de reconnaissance, que j'avais tant de motifs de respecter et de chérir t au lieu de m'inspirer tous les regrets qu'elle m'eût causés dans d'autres temps , fit naître en moi une sorte d'envie. « Il est près de Louise , m'ék criai-je ! il est heureux. »
Je prévins la demande que m'aurait faite ma belle-mère de ne point la quitter; je résolus de rester à la ville avec elle. Je ne lui proposai pas d'habiter la campagne :
aurais-je été en état de la distraire ? Du moins, à la ville, elle pouvait voir quelques personnes. J'avoue que je lui fis un pénible sacrifice. Je me sentais également gène par les soins qu'elle voulait me donner, et par les consolations qu'elle semblait attendre de moi. Cependant je faisais effort sur moimême pour essayer d'adoucir le sort de la mère de Louise. Deux secousses cruelles avaient détruit sa santé : elle ne survécut pas un an à son mari.
Combien d eues j'avais déjà vus tomber
l'habitait. Ma femme, en avaient disparu :