CHAPITRE III
QUI CONTIENT DES CHOSES AUXQUELLES ON NE S ATTEND PAS, ET QUE JE N'AVAIS PAS PRÉVUES MOI-MÊME
Il n'était plus question que d'imaginer des moyens de nous voir commodément dans la maison où nous logions, et de dérober aux parents de Julie notre intelligence et nos rendezvous. Soit qu'elle eût plus d'esprit ou plus d'amour que moi, ce fut elle qui en trouva un. Elle me dit que tous les soirs elle mettrait sur sa fenêtre un petit étendard, dont la destination serait de m'avertir du moment que ses parents seraient couchés.
A minuit, dès le lendemain, le signal paraît; je le vois et je vole dans sa chambre, où je me flattais bien delà trouver seule; mais mes emportements de la veille l'avaient effrayée; et, pour ne plus faire courir de risque à sa vertu, que j'avais plus houspillée que poussée à bout, elle avait pris le parti d'associer sa sœur à nos entretiens.
J'avoue que je tombai de mon haut, quand, après les idées flatteuses qu'elle avait paru me donner, je vis qu'elle me mettait, pour toute nourriture, à la conversation. Il fallut pourtant m'y soumettre, et, de tout ce que j'avais porté à ce rendez-vous, ne montrer que le sentiment ; si sa sœur, la meilleure créature du monde, et pleine de confiance pour son aînée, n'eût eu quelquefois la complaisance de dormir.
Cette façon de vivre dura trois mois, non sans inquiétude : le moindre bruit nous alarmait; nous étions souvent surpris
Je nie rappelle
pouf
ne
\c de I .1 • une jeu;
fille dui le
■ nous n'a tint
•.•rudence pour no attira t. Mite Cette n l
un gl e le 'cur.-
pour
un paniei
quem la chacal
homme naturellement
■ vement et fort
le par huissier, di
■<i bit ort.. <••, ..»•»-. r •« .•
'•♦• par *ffo
partout; mais malgré sa défense, et les soins qu'elle se donnait pour l'observer, je recevais des lettres qu'on me faisait tenir par toutes sortes de ruses. Je donnais les miennes à la loueuse de chaises de S. Sulpice qui, par parenthèse, accordait ses bonnes grâces à un cousin de Julie, sculpteur de sa profession.