‹ Mémoires de l'abbé de Choisy pour servir à l'histoire de Louis XIVChapitre 78 sur 125 · I. De pariare, égaler; pariaient ^ étaient égaux · texte numérisé non relu

I. De pariare, égaler; pariaient ^ étaient égaux

l56 MÉMOIRES DE l'aBBÉ DE CHOISY

courut chez M. de Lionne pour savoir si cela étoit vrai. M. de Lionne lui dit que oui; mais que cela ne lui faisoit aucun tort, puisque le roi, en écrivant en faveur de i'évêque de Laon, renouvelleroit ses instances pour l'avancement de sa promotion. M. le duc d'Albret ne fut point touché des raisons de M. de Lionne, d'autant plus que Ton parloit déjà du mariage de M"« de Lionne avec le marquis de Cœuvres, neveu de l'évêque de Laon. Tout ce qu'il put obtenir de lui fut que, si le roi à la prière de M. de Turenne en reparloit au conseil, il seroit d'avis de ne point envoyer Foucher jusqu'à ce que le duc d'Albret fût cardinal. La chose arriva ainsi. M. de Turenne en parla au roi, et le roi à son conseil; et Sa Majesté fît dire à l'évêque de Laon de ne point envoyer Foucher à Rome. Il l'envoya seulement à Turin, où il demeura deux ou trois mois jusqu'à la promotion du cardinal de Bouillon.

Cependant les Vénitiens, appuyés de la recommandation du Pape, demandoient au roi des troupes et des vaisseaux pour tâcher de faire lever le siège de Candie. Morosini, leur ambassadeur, pressoit fort. Le duc d'Albret lui fit dire qu'à sa prière M. de Turenne y emploieroit tout son crédit, et l'ambassadeur s'en aperçut si bien que, sur son rapport, la République parreconnoissance ordonna à son ambassadeur à Rome de presser le Pape pour

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