‹ Mémoires de l'abbé Le Gendre, chanoine de Notre-DameChapitre 110 sur 184 · LIVRE CINQUIÈHE · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈHE

Ce problème n'étoit pas <le nature à pouvoir ee résoudre et tendoit inanifestement à faire pageer H. de Noail- )es ou pour un chef de jansénistes ou pour un homme d'une doctrine chancelante et contraire à elle-même. Le prébt, au lieu de songer à y répondre, en rendit plainte en justice comme d'un libelle difîamatoire. Eh I par où, disott-on, est-il libelle diffamatoire, puisque les faits sont vrais et si bien constatés qu'on ne sauroit eu disconrenir? CeptHidant, pour sauver l'hoimeur du prélat, du moins i l'égard du peuple, et* jeter de la poudre aux jeux, le Proft/étne par arrêt fut lacéré et brûlé par la main tbi bourreau, comme libelle diffamatoire, dans le parvis de notre é^ise. Je me trouvai par hasard à la cérémonie, et je me souviens que, pour la rendre plus pathétique, le greffier qui y présidoit, c'étoit N. Dongoîa', qui, l'ayant été soixante ans, a laissé deux millions de bien, (it amasser la populace avant que de commencer et lui fit un petit discours, par malice ou par un faux z^e, sur l'outrage qu'on faisoit à M. l'archevêque et sur le respect qu'on lui devoit.

On n'a jamais bien su de qui étoit le Problème ni de quel parti étoit l'auteur. Ce malicieux écrit, qui étoit proprement une satire ingénieuse de la conduite de N. de Noailles, pouvoit venir également des molinistes et des jansénistes, parce que les uns et les autres éloient également aigris, les motinistes de l'approbation donnée au livre des Réfiexions, tes jansénistes de la condamnation

' Sûnt-Simon a fait i Dongois l'Iiaaneur de pirler de lui k l'occuiiKi de !t nrart. irriTée en 1711. C'étoil, dit-il, un Irèt-homtete bonune, ti4«-droil, eilrfmenient iulniil el MpiUe, qui Ikiwit Irèa-MipirienreoKPl FI ïlurge, fart obligeant, Irà-coniidfrf du parlement, qui «voit recoun ■ les lumières en beaucoup d'ocdsion», cl qui «foit lu Miorr d parmi les seigneun et à la cour beaucoup d'uni». •

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du Km de l'Exposition. Oiaque parti attribua le Problème i ses adversaires, aiee cette différence qu'il y avoit des jansénistes, même des plus considérables, comme le Père Gaberon, qui soutenoient que cet écrit, dont ils âésoiait grand cas, ne pouvoit être que l'ouvrage d'un augustimeo'.

H.rarcheTéque,qui, par le malheureux penchant qu'il avoit pour les jansénistes, ne poovoit leur vouloir du nul dans le temps même qu'ils lui en faisoient, étoit prévenu au contraire que le Problème ne venoit point d'em, mais d'un jésuite, nommément du Père Daniel, dontnous avons déjà parlé, qui, depuis un long temps, étoit l'AcbiUe de sa compagnie envers et contre tous. Ce Père ayant écrit à H. l'archevêque qu'il étoit prêt d'attester avec serment qu'il n'avoit jamais lu ni les Réfiexùmi noralet ni l'Exposition de la foi : « Peut-on en croire, dit le préJat, un jésuite à son serment, et n'est-ce pas, 8|jouta-t-il en s' adressant k ceux qui lui avoient présenté la lettre, une de vos maximes qu'on peut jurer à faux avec des restrictions mentales? » Ces pauvres Pères, c'étoit le provincial et le supérieur de la maison professe*, quoique confus et humiliés des reproches qu'on

< le Père Gerberon «nit nisoD : l'ooTragc esl de VaugiattHÙK don TfaierryFignier deVùiuie*. < Oawit aujourd'hui, 1 n'en pts doulor, q«e leProAUme est (ledom Thierry, et lui-même, dit le chancelier d'Ague»seau dans ses B^moireB, en a f»il l'aveu. > (Article Viaixua, de li Bwgraphie Hicfaïad.) Ikim Thierry était ud h^uédiciin de la ooa^gitna de Eliot-Vanne et de Siinl-H]dulphe. Chaud jintéoiale, il Nibit plut d'une foie U pnson, plus d'une foia l'eiil. Né à Chilons-sar-Manie le 18 mara 4fi5Q. il monrut en Holluide le 31 octobre 173S.

■ L'ordre de* jiiiùtea eal AintA en aMÙtaDces — il y en ■ cinq : lli' lie, E*pifne, Allemagne, France el Portugal ; — le> auiilaDces «ont diti' ■éet en provinces, et lei proTiDces en dilTérentea maison*. Chaque prolinceut |oDTern£eparuiipniv»>ct«Ietcb*(|ae maiwn parnnnfMMnrr.

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