LIVRE ClNQUlfeHE. S
leur fiisoit, ne laissèrent pas que de répondre, quoique tautilemenl, avec autant de Tennelé que de respect, que le Problème certaÎDement ne veaoît point d'en». H. Tarchev^uc ne crut pas moins qu'il en venoit et, à dire la vérité, il y avait fondement, sinon de le croire, du moins de le soupçonner; car il étoit certain, de l'aveu mémo des jésuites, que le Problème fut envoyé de Paris en Flandre à un des \&in nommé Souastre, jésuite jusqu'au bnatîmie; que ce Père Souaatre sUa exprès â Bruxelles pour le faire imprimer ; qu'il en envoya à Paris un très^grand nombre d'exemplaires et que ces exemplaires furent distribués par les jésuites â la cour, à la ville et dans \ei provinces. Après cela, comment ne pas croire que cet écrit ne fût d'un des leurs? Quelques preuves qu'on eât dans la suite qu'il n'en étoit pas ainsi, H. l'arcbevéque ne revint point de ses préventions et crut toujours qu'il étoit des jésuites, ne pouvant pas s'imaginer qu'ils eussent eu tant d'empresaonent à faire imprimer et k répandre cette pièce s'ils n'en eussent été les auteurs.
Hem-oix l'homme qui fait attention sur ses fautes et à qui elles inspirent le désir de n'en plus faire! M. de NoaiUes n'étoit point de ce caractère. Le bon seigneur versoitdes larmes quand il lui afrivoit quelque échec; mais à peine avoit-il essuyé ses larmes qu'il s'étourdissoit sur les événements et que, n'y pensant plus, il reprenoit son train ordinaire. Le Problème l'avoit fait pleurer; quel bonheur si le chagrin qu'il lui donna lui avoit des* sillé les yeux et qu'il lui eût fait voir que la gloire et le repos de tout homme dans une grande place, et principalement d'un archevêque de Paris, qui a à conduire un nombreux et savant clergé, dépend de ne se point corn-
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mettre, de contenter tout le inonde, autant que la religion et la justice le permettent, de concilier les esprits et de s'en attirer l'estime, l'an'ectîon et la confiance, de manière qu'il en soit toujours le guide, l'oracle et le pèrel 11 faut pour cela que le prélat s'élève au-dessus de ses passions et qu'il en soit si fort le maître que jamais il ne lui échappe rien qui puisse aliéner le cœur et l'esprit des gens qu'il a à gouverner. Le malbeur de M. de Noailles étoit de ne point réfléchir, mais de suivre précipitamment ce que lui inspiroit son inclination, sa haine ou son amitié ; aussi, loin de profiter des fautes énormes que jusque-là le parti lui avoît fait faire, il n'en fiit ni mfùns disposé ni moins vif à le soutenir.
Ceux de nos confrères * qui étaient zélés pour ce parti, ils étoient en grand nombre ou plutAt presque tous l'étoi«it, charmés d'avoir réussi à faire plusieurs changements, en entreprirent un éclatant sous la protection da prélat. Une des choses qui leur faisoient le plus de peine étoit l'honneur particulier qu'on a toujours rendu et que l'on rend dans notre église aux reliques que l'on y conserve. Le jour de la fête du saint dont nous avons quelque relique, cette relique, pendant la grand'messe, est apportée comme en triomphe du trésor sur le grand antel par un bénéficier*en dmpe et précédé d'enfants de chœur, dont deux portent des cierges allumés. Cette petite procession entrant par le bas du chœur, le dergé, pour faire honneur à la relique, se met à genoux quand elle passe. En quel siècle, à quelle occasion cet usage s'est-il établi? Nos registres ne le disent point, la tradition de notre église ne nous en apprend rien. Cet usage
* Nos confrirM le< chinoiriM île Poriit.