LIVRE SIXIÈME
mal. Huit autres prélats, avant qu'on délibérât, déclarèrent avec chaleur qu'ils étoient de même sentiment et que, ne se regardant plus comme de l'assemblée, ils ne prenoient plus de part à ce qui pouiroit s'y passer.
Par cette séparation, de quarante-neuf prélats qu'il y avoil à l'ouverture, il n'en resta plus que quarante qui composassent l'assemblée ; et, comme ces quarante avoient accepté la bulle dès la séance précédente, ils n'opinèrent dans celle-ci que sur l'insfruclion qu'on ve' noit de lire. Tous l'adoptèrent, le plus grand nombre par complaisance. Le seul débat qu'il y eut entre eux, cl qui fut assez vif, fut de savoir conmient on ajusleroit l'instruction et l'acceptation. Ceux qui avoient été d'avis de recevoir la constitution purement et simplement insistoienl à ce que ces deux actes ne parussent que separement et l'instruction beaucoup plus tard ; d'autres, en plus grand nombre, demandoient au contraire que CCS actes parussent ensemble, qu'ils ne fussent souscrits que d'une même signature et qu'ils fussent liés par la formule ordinaire à ces causes qui lie, dans les mandements, le vu ou préambule avec le dispositif. Cet avis prévalut et fut exécuté au grand regret du Père Le Tellier, parce que la formule à ces causes a toujours été regardée comme une clause relative.
On eut beau faire les jours suivants pour disposer le cardinal et les prélats, ses adhérents, à se réunir aux quarante ; le cardinal voulut si peu y consentir, qu'il lit une ordonnance pour défendre, sous peine de suspense à encourir, par ce seul fait, à tous ecclésiastiques « de faire aucune fonction qui concernât la bulle et de la recevoir indépendamment de son autorité. » Il parloitdans cette ordonnance avec plus de modération que n'en eu-
Do,l,.cdtyGoOglc