‹ Mémoires de l'abbé Le Gendre, chanoine de Notre-DameChapitre 156 sur 184 · LIVRE SEPTiiHE · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTiiHE

LaBantédeClétnent XI s'afToiblissant de jour en jour, l'finvie prit i M.de Hailly de partir ponr Borne. Il («péroît y arriver avant la mort du pape, et lui marquer la gratitude. Moins il y a de reconnoissaoce parmi le commun des hommes, et plus elle est à estimer en ceux qui en ont, quand elle est vive et sincère. On applaudit au dessein de M. de HaiUy. Il n'eut pas la peine de l'esécnter, parce qu'avant son départ on reçut la nouvelle de la mort du pontife. Bon bienfaiteur. A cette nouvelle, M. de Mailly, obligé d'aller an conclave, me pria de l'y accompagner; ce compliment me fit honneur, et à lui aussi, en ce qu'il choisissoit un homme fait, au lieu que les autres cardinaux, par complaisance pour leurs amis, ne prennent souvent pour condavistes que des jeunes gens de qualité qui ne leur sont d'auain secours.

Dieu ne voulut point ni que M. de Mailly allAt au conclave, ni que j'eusse l'honneur de l'y acœmpagner. il avoit depuis quelque tempBuiie fistule, sansque personne le sût chez lui. Maréchal ', premier chirurgien du roi et ami de M. de Mailly, venoit le penser à petit bruit, sous prétexte de lui rendre visite. Il l'avoit assuré qu'il pouvoit sans danger aller à Borne et en revenir ; mais cet habile homme se trompa, car la veille que nous devion» partir, M. de Mailly sentit de si vives douleurs qu'il fallut lui faire l'opération le lendemain ; cette opération n'ayant pas été assez complète, on fut obligé, au bout de sept ou huit jours, de lui en faire une seconde. Depuis ce massacre il ne fît que languir, et la fièvre étant survenue environ six semaines .nprès, il mourut au bout de deux jours. Grande perte pour rfiglise de Reims ! Il n'y avoit

< Hiricbnl ((iHirges), ni en 1058, inurt en 1736.

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point de diocèse mieux réglé; grande perte aussi pour l'Église romaine, pour celle de France, et encore pour l'Ëtat. Je n'ai point connu d'homme plus alTectueusement Praufois.

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