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tlisoit d'eux? Je n'ose dire qu'il n'y en eût poiiil, ce seroît démenlir le public qui se trompe rarement '.
Le plan dressé, on forma pour l'exécuter une coniinisaiott et pour donner plus de relief à celte commission, il fut dit qu'un de MM. les cardinaux en seroit le chef. H. de fiissy suroît fort souhaité de l'être, il y étoit propre. M. de Rohan, par jalousie, pria si fort que ce fAl lui, qu'on ne put le lui refuser. Las de s'entendre reprocher qu'il n' étoit bon à rien, D crut releiersa réputation par la réforme d'un grand ordre ; c'en étoit une occasion s'il avoit su en profiter. Jamais homme de qualité n'avoit donné dans sa jeunesse plus d'espérances que ce prélat. Né avec beaucoup d'esprit et porté de cœur à l'étude, il y fit de si grands progrès qu'il devînt savant avant l'âge ; beau et bien fait, libéral, gracieux, bien disant et bel esprit comme il étoit, il auroit été les délices et l'admiration de son siècle, s'il eût continué dans ses premières inclinations. Le monde le gflta, l'amour des plaisirs lui fit perdre le goût de l'étude et celui des choses sérieuses; le jeu, la table, sa toilette et la con-
■ C'£Uit choie populaire, en tHet, que l«a niceun rellchées dei eordelicn. Hoa* iwui coDlenleroni de rapporter ■ oe iqjet le mot de Rînon de L'Enclos, d'eprtaSiml-Siii»ii:< Le bruit <jue Gtmtdentoiielledeli'Enelai, et ploi Encore le dfaordre qu'elle ciuu parmi li plui biuleet It plu» brilbnte jrnnnun, (orgi l'extrême indulgence que, non uni ciute, le reine m^ noit pour le* pertonnes gilintes et plu que ^eliDlei, de lui en>- TOjer an ordre de le retirer dam un couvenl. Un des eiempla de Paria loi portail lettre de cichet , elle li lut, et remarquant qu'il n'y «voit pas de coulent d£ai|:n£ en particulier : ■ Honsienr, dit^le i l'eaempt nns se
* déconcerter, puisque I* reine ■ tant de bonté pour moi que me laiaser le ■ chcni du couTenl où elle *cut que je me retire, je tous prie de lui dire
* queje choisit celui da grand* corddierBde Paris, leleUelui rendit la lettre de cachet i<ec une belle ré*éreace. L'eiempI, stupéfait de cette efTronlerie atna (areille, n'eut paa un nwt à r<'pliquer, et la reine la Iruu» « pltiiairte qu'elle la taiisa en repos. >
U3 HËHOIRES DE L'ABBË LE GKNDRE.
vfiraaiion des dames devinrent son occupatimi. IJuel dommage qu'un homme à ai grands Ulrats ne les ait pas employés à se faire une gloire immortelle I
Il demaada pour collègue deas la commission M. de Tressan, archevêque de Rouoi. M. de Tressan est de ces gens qui sont lùen aises d'être de tout pour s'en faire honneur et eu même temps de ne rien faire. Aussi, en le danandant, H. de Rtdian sosgeoit-il moins k s'associaun travaillair qu'A détourner adroitement qu'on ne lui donnât un seoind qui ne fikt pas aussi disposé » laisser faire et laisser dire que M. de Tressds. Cet arcbevèque lui étoit attaché au delà dece qu'on peut dire, et peut-être au deli de ce qui couTenoit à un homme de sa dignité. Quelque honneur que ce fût pour moi d'élre em|^é en cette afbire et de l'être avec deux prélats d'un nom et d'un mérite si brillants, je ne laissois pas d'y avoirde la répugnance, parce que jepréroyoisque, n'étantpoint de leur choix et ayant des principes dilEéroits des leurs, j'aurois de leur part bi«i des pointillés à essuyer. J'«i parlai au cardinal-ministre, et sa réponse fat : m AUei votre chemin, gardez les bienséances; du reste, usez-en comme si vous étiez seul* Commencez par legrand couvent de Paris et arrangez-vous de manièie que ce que vous réglerez pour cette maison puisse être ordonné pour les autres. » Il se r^>entoit dqà d'avoir mis i la tâle de cette réforme deux hommes autant du monde que ces deux prélats eu étoient.
Snr les premiers avis que les cordeljers eurent de la commission, ils mirent tout en œuvre pour la taire ou révoquer ou échouer. Leur principale batterie fiit de ga* gner M. de Rohan. Ils y parvinrent par madame de Ventadour, gouvernante des enlante de France et belle-mèr«
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du prince de Rotian, et par d'autres personnes de nmg qu'ib surent mettre dans lairs intérêts. Comment M. le cardinal de Rohan eôt-il résisté à des recommandations si fortes? Il me dit : « Si tous voulez, nous pouTons finir en une heure. Faisons venir chez moi les plus notable» des copdeliers, faisons-lew une mercuriale sur le passé, menaçons-les s'ils ne font mieux à l'avenir et demeurons-en là. » Surpris de cette proposition : « Ehl monseigneur, lui répondis-je, que diroit-on si une commission si grave et que le Conseil n'a ordonnée qu'après y avoir bien pensé, se lerminoit si promptement et à si peu de chose? Peut-on guérir le mal sans le connoltre? — Oh bien I dit-il, faites donc comme vous l'entendrez, je ne destine point mon temps à fatiguer des moines, «
J'allai le lendemain au grand couvent, et qu'y vi»-je? Des hommes alarmés, incertains s'ils dévoient parier ou se taire, flottant entre le oui et le non, quand ce venoit & signer leur déposition, des bnnmes passionnés qui se déchiroient lea uns les autres. Les plus animée étoient deux ou trois dévots qui originairement étoient les instigateurs de la commission. J'entrevis biralM que ceuxd étoient plus hommes que dévots, et que, dans leurs déclamations, il y avoit moins de zèle que d'intérêt. Ils ne décrioient la maison que pMV s'en rendre les maîtres, sous prétexte de la réformer, qae pour en remplir les places par eni ou par leurs amis, et que pour se perpétuer dans ces charges par l'autorité de la cour. Dès que j'eus connu leurs allures, je leur coupai chemin an désabusant le ministre de sa prévention pour eux. A quoi je les Gonnust c'est que, bien qu'ils ne parhissent que de réfoime, réellement ib n'en vouloicnt point. « Vous allez nu-pieds, leur diaois-je, je vous en loue, mais vous
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portez du liuge, vous couchez dans des draps, vous avez de l'argent, choses au moins aussi peu admises dans un religieux de Saint-François, de l'étroite observance, que d'aller chaussé, u Cet évangile leur déplaisoit fort. Ils tâchèrent, par tous moyens, de me rendre suspect; ils se plaignirent au ministre que je leur disais des duretés ; ils appeioient ainsi les avis charitables que je leur donnois avec politesse, afin de les engager à pratiquer une réforme aussi sincère que complète.
Sur ce qui résultoit de mon procès-verbal, je oressai un projet d'arrêt qui contenoit les règlements que je jugeai les plus convenables pour rétablir, dans ce couvent et dans les autres du royaume, une régularité durable. Ce projet fut fort critiqué chez le cardinal de Rohan par ses hommes de lettres et par d'autres qu'on y appela. Si j'eusse trouvé dans leurs remarques de quoi glaner, j'en eusse fait usage avec plaisir. Ces remarques étoient peu de chose, k l'égard des changements que H. de Bohaa vouloit que je tisse dans mon projet; je le suppliai de m'en dispenser, parce qu'ils ne me parurent ni utiles ni praticables. Sur cette contestation, nous eûmes recours à l'oracle. Le ministre eut la complaisance de nous donner deux heures de son temps. Il nous écouta, et son jugement fut qu'il ne voyoit rien à ajouter ni à retrandier â mon projet. L'arrêt fut imprimé au Louvre et fort bien reçu du public.
L'arrêt fit d'abord peine aux cordetiers; ils s'appliquèrent à l'éluder. Il pensa leur en coûter cher, car, à cette occasion, ceux d'entre eux qui avoieut été les principaux instigateurs de la commission surprirent du Père général des patentes qui les érigeoient en iiupeelewt de dt<ci}i/ine, avec pouvoir de corriger supérieurs
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