‹ Mémoires de l'abbé Le Gendre, chanoine de Notre-DameChapitre 32 sur 184 · LIVRE DEUXIÈME. W · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME. W

Ce ministre auroît été le premier homme de son temps, s'il avoit été plus secret et un peumoinsi irrésolu. Devenu chancelier pour récompense de ses services et de ceux de son fils aine, il n'avoit point de plus grande joie cjue de rendre des arrêts pour détruire ou pour interdire des temples, a Je mouirois content, disoil-îl, si j'avois la consolation de sceller un édit i]ui révoquAt celui de Nantes. » (30 octobrel685.} Ses désirs furent satisfaits, il scella cet édit et mourut peu de temps après, disant comme Siméuu : n C'est à cette hewe. Seigneur, que, suivant votre parole, vous laissez mourir votre serviteur en paix, puisque mes yeux ont vu le Sauveur que vous nous donnez '. »

Le marquis de Louvois, fils aîné dece chancelier, étoit un homme à grands desseins, et qui les exécutoil avec autant d'activité que de secret ; homme merveilleux et poit-étre unique pour établir et maintenir la discipline parmi les troupes, et pour régler tous les détails de la guerre. Il fut l'âme et le premier mobile des victoires et des conquêtes qui ont tant illustré le règne de Louis \IV. Il étoit brusque et grossier, féroce même quelquefois, mais il servoit bien l'Etat.

Hugues de lionne, ministre et secrétaire d'Ëtat pour les affaires étrangères, étoit un génie heureux, qui avoit du manège et de la politesse. Formé aux affaires par son unclc maternel, AbelServien, il y avoit été em|doyé et y

' fl Lu vieux chancelier Le Tellier, en sigmnl l'^dil, l'^ciia plein île joie : Urne ditniltia unum luwm. Domine, quia nMerunt eeuli mei ulutare tuam. Il ne mviIi yu qu'il àgnail un des pltn gnnds milheun de 11 Friince. . (Voluirc, Siècle de l/mù XIV.) Que Le Tellier «il dil ceU en «ignint l'édîl, telon Volliire, ou en iiiounnt, ««loa l'ibbj Le Gendre, peu importe.

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