LIVRE DEUXIÈME. ftS
', qui avoit l'air d'un paysan. Ce prieur, en le haranguant au nom des coRimunautés, lui dit d'un ton élevé que ce qui faisuil la gloire et la sûreté du clergé de Paris, eeil qu'il était présidé et conduit par un préiat dont Ug conseils vahutnt presque un eoneile et dant la science va/oit une Sorbonne entière. Il se ût à ces mots un bruit sourd el confus, moins d'applaudissement que de surprise et d'indignation. Comme jesuis persuadé que moins les louanges sont raisonnables, moins elles Tont d'honneur aui grands qui les souffrent et au harangueur qui les donne, ayant de la répugnance à mettre celle-ci dans le procès-verbal que je dressois de cette assemblée, j'en parlai délicatement à H. l'archevêque; raaisd'unair assez froid le prélat me dit pour réponse : a Le bonhomme est charmé et croit avoir dit merveille ; voulezvous le mortiGer jusqu'à supprimer sa harangue ou à en retrancher ce qu'il croit avoir dit de mieux? » Tant il est vrai que quelquefois tl échappe des petitesses aux plus grands hommes.
Ce ne furent ni l'appel au futur concile, ni les précautions qu'avoit prises M. l'archevêque qui désarmèrent Innocent XI ; au contraire, plus il trouvoit de résistance, plus son zèle s'allumoit. Ce qui lui fit tomber la foudre des mains, c'est qu'il eut honte de la lancer sur le roi et sur le royaume dans le temps que ce prince en employoit toutes les forces à rétablir un allié qui venoit d'être détrAné pour la reUgion,
En vain les presbytériens avoient-ils fait tous leurs efforts pour exclure le duc d'York du trdue d'Angleterre, il y étoit monté sous le nom de Jacques II, faisant profession ouverte de la religion catholique, apostolique et romaine. Cette noble fierté de ne point masquer sa religion
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avoit rassuré ses peuples et leur avoit fait croire que sa parole royale serait une sauvegarde et un asile intiolablc pour les rrancbirics du pays. Cotte condance dura peu. Son trop d'empressement à avancer les catholiques, sans garder de règle ni de mesure, fit appréhender aux An- ^lois que son dessein ne fAl de renverser leurs lois et de régner sur eux avec un pouvoir arbitraire ; il se fit un parti où les principaux des Communes et presque tous les grands seigneurs entrèrent si secrètement, qu'ils demandèrent aux HoUandois et en obtinrent des secours sans qu'on en eût rien découvert que quelques mois avant la descente du prince d'Orange. Ce prince, neveu par .sa mère et gendre du roi d'Angleterre, ayant abordé en cette ile avec moins de vingt mille hommes, la noblesse elle peuple allèrent au-devant de lui, les villes lui ou^iircnt leurs portes, les années de terre et de nier se déclarèrent en sa faveur, de sorte que le roi, trahi ou abandonné, fut contraint de s'enfuir en France, pour n'être pas expose ou à tenir prison le reste de ses jours ou à avoir le cou coupé comme son père l'avoit eu. Terrible exemple de l'instabilité des grandeurs du monde' !
< L'histoire de la tbote du dernier des Sluirts * été écrite de nom tempipirV. Kaaulaj, aujourd'hui membre de la Chambre des lordadi Angleterre, et celte bialoireeUentmis immdIi ud chcT-d'œuTre. Leiùil dea bit*, l'eipoiition el l'anal jse des ciuers qui lei ont amenés, les caraclfres dn penonoagea qui j oui participé, l'esprit public, l'esprit de* Mare et le jeu des passions, l'idion de la diplomalîe. celle des •nnies. l'adminialrallon, la justice, la religion, l'industrie, le commerce, la marine, les mœurs, la lilléralure, enfin taules les pièces donl se composa un (trand empire, une grande ciTÏIÎHlion. ces milliers de faces 1 un ni£ine ahjel, toul est eiposé, anilifsé, discuté et jugé aTBC une acicoce. une force de raison, un éclat, une mélbade, un libénlisme profixid et généreui. an talent de composition, un godl el uD slyle qui ne sauroieut élr« dépassés. Cet admirtUe liirc, l'un des plus bcaui qui eiis-
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