LIVRE TROISIÈME
Aucmbl^ ia cl-rgj (>^), r'^Mée par M. dn Harlaj. — Dewcin d'an tode «cclé«t>tiiiue. — Des peiuicas du clcrgi; ailes ns te doDnent qu't la bieur- — Du peu d'aiiliié des aïMmbli'ei du clcrpé. — Portraits des principaui dépuife df l'auemblée de 1G80. — Trisle ateniura de M. de Coinae, DODuné
charges nouvelles au parlemeni et alll«un, — I.D roi onioie son arKentene 1 la MonDOie. — H. Boucherai, chancelier. — H. PviwrI. — ProaperiU dea armes de Louii XIV tl690), ctceplé en Irliude. — Le pMti fkilotopUiie, —
dre Vlll, — EultailOD d'IiiDOcenl lit. — Horl du marquu de Louvoi>. — Nouieani minislres : H. U Peletier. H. Phi^ljpeaui de FonU'h>nr>ln, U. de Barbuieni, H. de BeauTillien, H. de Ponpoose. — Le Vèn Bouboun, jéHiile. eapgédins une iTenlure gtlanlei H. de Barlaj le lira de li. — Boa oBce que H. de Harlay rend I un ancien ami l'abbé de la Trappe. — Suppreuioa de l'eumptioa de Saint-Denit.
(1690.) A peine eus-je pris possession du canonicat de Paris qu'il fallut me préparer pour l'assemblée du clergé ' qui devoit se tenir le mois suivant à Saint-Germain en Laye. M. l'archeïéque souhaita que je l'y ac-
' Le* iiseaiblfee du clergé éUient conroquéet, aou> l'KutoriU du roi. |ianr Initcr de Tnalïèrei ecclésinsLiques ou pourardonner des imposillons. Le aeteinbl^ea générale», comme celle danl il ost ici question, éliienl de deux aortea : les grandei, luiquellet chaque proTÎnce eccUûulique enioyail dpui députés du premier ordre et dcui du gecond ; et ivn petitei, auxquelles les provinces ne députaient qu'un ecclÙBiattique du premier ordre et un du aecond, — Le premier ordre comprenait les •nfaciéquea et éréques, et le leeoDd oixlre tout lea autre* eccléiiultqna. — Le* grande* alseinblfe* ae tenaient Inut les dîi ani. et anq uii Bfiré* U conntcalion de U graode (Heinblée, on convoquiît It petite, où le* complei du reccrcur général étaient euniiaf*.
Do,l,.cdtyGoOglc
08 NÉHOIRES DE L'A;BBË LE GENDRE,
compagnasse ; son intention étoit de m'y faire associer au Iravail de M. Chéron, officiai de Paris, et de m'y, faire donner une pension de deux mille livres, en attendant celle de quatre mille dont jouissoit H. Chéron depuis plus de quinze ans. Le prétexte de la lui donner avoit été de le charger de faire un recueil exact des édits, des déclarations, arrêts, transacUons et autres pièces principales concernant le spirituel et le temporel du clergé, et, de ce qui résulte de ses actes, composer un code pour l'Eglise de France. M. l'archevêque avoit ce dessein fort à cœur, et il n'eût point été lïtché qu'on eût appelé ce recueil le Code de Harlay. Quand je l'appeloîs ainsi, le prélat y prenoît plaisir, et efTecUvemcnt on auroit pu, à juste titre, appeler ce recueil un Code, puisqu'il auroit contenu les maximes modernes du droit canonique fran- {ois, et le Code de Harlay, puisque ç' auroit été principalement des dédsions de ce grand homme sur une inlinité d'aigres qu'on auroit tiré ces maximes.
M. l'archerëque n'ctoit pas le premier à cpii l'idée fût venue de recueillir les actes du clergé. La Meschinièrc l'avoit fait en i 646 *, et Gentil bien plus amplement environ vingt-cinq ans après. L'ouvrage de l'un et de l'autre n'étant qu'unecompîlation et un simple recueil, M. l'archevêque vouloit que des inductions qu'on auroit tirées de ces actes on composât un corps de droit. Ce projet étoit au-dessus de la sphère deM. Chéron; aussi, quoiqu'il eût touché plus de vingt mille écus pour exécuter ce projet, il n'en avoit pas fait la première page quand il mourut.
C'est ainsi que les assemblées prodiguent quelquefois le bien du cl«-gé en donnant des pensions à des gens qui, le
■ Morûri donna i U publieitioa du recueil de U NeKhinière ladite da 1638.