MÉMOIRES DE L'ABBË LE CENDRE
commission qui n'occupe qu'une fois ou deus : (elle est celle des archives, où l'on ne va que pour diner ; telle est celle des jetons, qui consiste à examiner la devise qu'on y doit mettre ; telle est la révision du procès-verbal, qui ne coûte à ceux qui la font qu'une bonne après-dînéo. Il n'y a de commission qui paroisse de quelque importance que la commission des comptes et que celle du don gratuit ; car à l'égard des commissions de la juridiction, des dîmes, des pbintes des provinces, il n'en fut presque plus question en 1690. Ces sources, autrefois si fécondes en affaires de toute sorte, éloient tout à fait taries par les édita et arrêts rendus la plupart sur l'avis de M. de Harlay. Le grand objet d'une assemblée, c'est le don qu'on y lait au roi ; mais comme, avant qu'elle commence, ce , don ordinairement est réglé entre le ministre, le futur président de cette assemblée et le receveur du clergé, il ne reste, quand elle se tient, qu'à en faire la répartition et qu'à trouver les moyens de payer promptement la somme que l'on a promise. Cette commission est la plus recherchée, parce qu'elle donne occasion de témoigner au roi le zèle qu'on a pour son service. La commission des comptes ne donne guère plus d'emploi, les auditeurs que l'on choisit du premier et du second ordre ne sachant la plupart ce que c'est que compter ; c'est le receveur qui dit tout haut ce qu'il faut mettre à l'apostille à mesure que l'on appelle ou les articles de recette ou les articles de dépense. Aussi, à proprement parler, le compte est clos et arrêté par le comptable qui le rend. Dangereux effets du peu d'expérience de ceux qui en sont les oyanis ' et de la complaisance qu'ils ont pour le rece-
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