‹ Mémoires de l'abbé Le Gendre, chanoine de Notre-DameChapitre 91 sur 184 · LIVRE CtNQDIÈUB. Ml · texte numérisé non relu

LIVRE CtNQDIÈUB. Ml

pour en foFmer un de sa force ; fiBssi voit-on que la nature se r^se après avoir enfanté de ces honuaes extraordinaires et que de loDgiempe après elle n'en produit que de médiocres.

Quelque mérile qu'eût H. de Harlay, qudque bien qu'il eùtfaità unoinBnitédegwset queToIontaïronent il n'eût fait de mal à personne, la cour et la ville ne laissèrent pas également de se déchaîner contre lui immédiatement après sa mort. Tant il est vrai qu'il y a dans les hommes une source intarissable de jalousie contre ceux qui excellent et qui valent mieux que les autres. Ce fut à qui le déchireroit ; il n'y eut pas jusqu'au jésuite qui fit son oraison funèbre qui ne parlât de lui en des termes à faire croire que le prélat étoit damné. « Quels talents n'eut-il point ! dit ce pitoyable rhéteur (c'étoit le PèreGaiUard), qud usage en fiuil 1 Dieu le sait *. ■ Ma-

' Le Gendre le Uiite emporler ià par lei lenlimeoti de reconpiisunee qu'il hbII vouéa 1 son prolecleur el à » mémoire ; il eit hononblenienl pirlûl. Skint-SiinoD. dtiu une belle page que oout devons ciler loat eU' lièrc, n rél4blir ]■ lëritf loucbint M. de Hirlij : f 11 iTOit prtiiidé. dit-il, i celle atsembli^e (du clergé), el lui qui iToit toujoura r%né iur le clergé par It faveur déclarée el la confiance du roi v «Toit ewujé louie aorte de dégoûta. L'eiduaion que, peu i peu, le P£re de La CluiiM élwl parrenu ji lui donaer de toute concurrence en la dtalribuliiai dei béoé- £ces l'iToit déji éloigné du roi ; et niadaoM de Haiiitenan, k qui il «loit déplu d'une manière implacable en a'oppoMnt k la déclaration du œ>riage dont il avoit iU l'un des trois témoin», l'avoit coulé à Tond. Le mcrile qu'il a'éloit acquis de loul le ropunie et qui l'aioit de plus en plus ancré dam la faveur du n>i, dans l'auemblée fameuse de 168S, lui fut tourné à poiton quand d'autres maiimei prénlurent. Sou itfofsod (avoir, l'étoquenceel la facilité de asssermons.l'eicellentclioii dea sujets et l'habile («nduiie de ion diocèse, jusqu'à sa copacTlù danslei adiires et l'autorité qu'il ; avait acquise dans le clergé, tout cela fut mis eu oppositioD de sa conduite particulière, de se* iMBun galauler, de lei manières de courtisan du grand air. Quoique toutes cea dioses ea->ent édî inséparables de lui depuit son épiscopal el ne lui eussent jamsia nui, elles darinrent des crimes entre les nnins de madame de Mainienoii,

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