HËMOIRGS DR L'ABBÉ LE GENDRE
dame de Maîntoion put si peu «mtenir sa joie en npprenant sa mort, qu'elle courut à Saint-Cyr Caire mettre en prière sa oonwmnaufé pour demander à Dieu on arche> ïéque de Paris qui ne ressemblât pas à celui qui venoit de mourir. Elle étoit outrée de ce que M. de Ilarlay, en bon eerriteurdu roi et en bon citoyen, s' élojt le plusop* posé à ce que le roi déclarM son mariage avec HIe ; du moins on le disoit ainsi. Je raconterai ailleurs les aran-
qD*nd NI hiine dcpuû qutlquei innâes lui fuI iiersuiilA ie le pi>Hrp. el ellp M CKu de hii procum' da d^pbirir. Cet esprit étendu, jmte, wlidr. et laDteroû fleuri, qui, pour li ptrtwdu ^uienumont, en tiiioitau gnnd dvAque, el pour celle du monde un gruid seifiDenr fort liuuble et un cDurtiun parfiit quoique fort noblenwiit, ne put t'tranulunier t cette McideDce et an dâcrfdit qui l'ictompagru. Le cler^, *|ui ('«a «perfut et i qui l'enrie n'est pu ùtnngère, le plut 1 te lenger de h dominatinn quoique douce et polie qu'il en Broit éprouvée, et lui rétist* pour le plsiiir de l'our et de le pouvoir. Le monde, qui n'eut plui bo- ■oin de lui pour de* iiftkit M des tbbtf ea, l'ilitndiiaEU. Toutw lei I^rlcM de un corp» et de ma e«prit, qui éloient infinies et qui lui ^toient parfutemeDt niturellei te flétrirent. Il ne te. trouva de rc»niurte qu'l te renrermer tvec u bonne imie 1* duchecee ite Letdi^ièrei qu'il TOfoit tous lea Joun de n vie, ou chei elle ou à Canflios, dont it iTolt hit un jardin di^lîrieuE et qu'il lenojt ai propre qu'i maure qu'ili b'I pronienoienl toua deui, dei jardiDien le* suiToient i distance poor elbcer leun pu nec de* nliaui.
(Les Tspeun gagnèrent l'arcbeTique ; elle* l'iugmentèreot bienlIU et >e laumèrenl i^ légèrea iltlquei d'épileptie. Il le sentit et détendit a étroitement i m domeMiquea d'en parler et d'iller cbercher do lecoan quand lli le verraient en cet étal, qu'il ne fut que trop bien obéi. Il pana ùoti tes deui ou trois dernière* année*. La chagrins de celte derniirc aaionMée l'achevèrent. Elle Bnit Jvec If moii de juillet; auuitAt apré* il a'illa repo«er i ConBans. La ducbeve de Usdiguièrat n'j concfatnt jamais, mau elle j illoit toute* lea aprèi-dlnée*, et toujours tous d«ii lool Mula. Le 6 aoitt il pasta la matinée 1 son ordinaire jusqu'au àtaet. Son Diahre d'bAtel vint l'avertir qu'il était servi. Il le trouva dans mo [*tiinel assis lurun ranapé et renversé; il Ëloit mort. Le Père Ciillinl CI son oraison funèbre à Notre-Diune; la matière était plus que délicate et b fin terrible. Le célèbre jé*uiie prit son piitt; il loua tout ce qui méritoit de l'être, puis tourna coortsur la mortle. Il fit an chef-d'œuvre d'éloquence pt de piété. * {MémMm de Srinl-Simon, édition Cbirwl, I. JS»-1«I.)
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tures de ceU«.(tame et fkar quels degrés elle parrintà être remme ou bonne amie de Louis XIV '.
Ce déchaînement m'atlerra le premier et le second jour ; au troisième l'envie me prit de le braver. Pour cela, ayant détaché quelques endroits choisis du panégyr rique que j'avois présente à M. de Barlay il y avoit trois ou quatre ans, je fis imprimer un premier éloge et par les bctenrs de lettrée j'en lis répandre dans Paris sept ou huit cents e.n même jour. Dans ce premier éloge, sans louer le prélat, Je représcntois simplement ce qu'il avoit fait de grand dans son pontificat de Paris et dans celui de Rouen. Ma témérité fut heureuse : bien loin qu'on me blâmât de m'èlrp opposé au torrent et d'avoir ose m' élever contre un déchaînement si viT et si universel, l'éloge fut foit hien reçu ; chacun voulut le lire, le monde cummença à revenir de ses préventions et à rendre son estime à H. de Harlay. Je fis deux mois après son épitaphc <^n latin ; au bout de l'an je fis en françois un nouvel éloge complet, j'y semai des (leurs, rien n'y manquoit des beautés de l'art; l'année suivante j'en lis un troisième en latin. Quoiqu'on ne goûte guère volontiers cette multiplicité d'éloges parce que le plus souvent ce n'est que la même chose aux expressions près, ceux-ci ne laissèrent pas d'être applaudis, tant parce qu'il y avoit du ncui dans chacun des trois que parce que Paris et la cour re- . grettoient M. de Harlay. De ce qu'il y avoit d'historique dans ses panégyriques, des jugements qu'il avoit rendus sur les aiïaires supérieures qui lui avoienl été renvoyées et de ce que j'appris avec le temps des gens graves et vrais qui nvoient été en liaison à Rouen et à Paris avec ce
* L'abbé Le Gendre n'i pu tenu puvle, du moins daiu le> prj«enli Kémoirtt : il n'^^wrlc |>lu*qu'eD intMDl de madime de Haintenon.
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904 NÉMOIRES DE L'ABBË LE GENDRE,
pi-élat, j'ai fait sa vie en lalin. Les coDnotsseurB l'ont esttm<^c bien au delà de ce qu'elle vaut ; l'édition en fat enlevée en moins de trois mois.
La mort de ce grand homme fut un coup de Toudre pour moi. Que ne pouvois-je pas espérer de son amitié et de sa protection? Quoique son crédit fût bien tombé depuis que le Père de La Chaise et la cabale des dévols avoient pris le dessus à la cour, il en avoit encore assez pour me mettre en place. J'y perdis plus que des espérances, et vraisemblablement, s'il fût mort Iroissemaiues plus tard, j'aurois eu l'.nbbayed'Anberive, dont le brevet fut donné à un abbé Le Gendre, (ils d'un maitre des requêtes et secrétaire du cabinet. Le Père étoit un homme sans considération et le fils un sujet indigne si fort, qu'à quelque temps de là, le père et la mère, de l'avis de la parenté, quoiqu'il fdt prêtre et docteur, l'aîné même de sa famille, le firent mettre à Saint-Lazare, maison de coi^ rection où il est mort. Ni lui ni son père n'avoieut rien demandé, et loin de s'attendre à rien avoir, ils témoignèrent l'un et l'autre être si suqiris de la nouvelle que, quand le lik la porta au père, celui-ci dit naïvement au valet du Père de La Chaise : « Ne vous trompez-vous point? est-ce assurément à mon fds que cet avis est adressé ? » C'est du valet même que j'ai appris cette circonstance. Ce n'étoit pas la première fois que le Père de La Chaise avoit fait pareille bévue ; mais le roi qui l'aimoit, et qui d'ailleurs ne vouloit pas qu'il parût au dehors que lui-même eût été trompé, feignoit de n'en rien savoir.
J'nvois fait l'histoire du règne de Louis XIV par ordre de M. de Harlay ; par son ordre j'y avois mis des lleurs, parce que c*étoit un bouquet que M. de Ilariay vouluit
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