‹ Mémoires de l'Académie de Stanislas (volume 2)Chapitre 49 sur 85 · Notre-Dame des trois épis · texte numérisé non relu

Notre-Dame des trois épis

(3) A la droite de ce morceau, un rustre debout au-delà de son cheval, est saisi d'étonnement à l'apparition de la vierge Marie, tenant de la main gauche trois épis de blé et soutenant de l'autre

pelle de bois, où est une vierge de pitié, tenant J.-C. étendu sur ses genoux. Cette pièce a 3 p. 6 1. de haut, sur 2 p. 3 1. de large, avrc cette inscription au bas : Motre Dame des trois épics au dessus de Mariville en la haute Alsace.

» A toutes ces pièces Callot a négligé de mettre son nom; elles sont pourtant bien exécutées. Ce qui les rend si rares, c'est que l'édition entière du livre dans lequel elles ont servi, fut supprimée par l’auteur, à cause du grand nombre de fautes dont elle était remplie. 11 en donna dans la suite une seconde édition, corrigée et augmentée, imprimée à Epinal par Ambroise Ambroise, en 1633, in-4°, mais il ne mit aucune planche (de Callot).

» Parmi plusieurs pièces de vers à la louange de l’auteur, qui sont au commencement, dans cette seconde édition, on en trouve une avec oæ titre : « Cronographicum bis indicans annum 1625 quo prima operis impressio facla, ei ob lyporum vilia quibus scalebat ab aulore ipso supressa est». La négligence avec laquelle les planches de Callot y avaient été imprimées, répond à l'imperfection de l'édition. Mon grand-père en avait une première épreuve du titre qui, comparée avec celles qui viennent du livre, paraît toute une autre planche ; elle appartient présentement à M. de Lorangère.» — Cette épreuve, qui a appartenu à M. Rossi, est indiquée, dans un catalogue manuscrit rédigé par Picri-Bénard, comme étant avant la lettre. |

un pan de son manteau. La scène se passe en avant d'un chêne, au tronc duquel est adossée une image de la Vierge, tenant l’homme de douleurs. On lit dans la marge : Nostre Dame des trois espics au dessus | de Muriuille en la haulle Alasace. Au revers se lit un texte imprimé. — Morceau anonyme qui se voit à la page 580 du volume.

Hauteur : 93 millim., dont 7 de marge. Largeur : 61 millim.

207-233. Estampes décorant le livre intitulé : VIE DE LA MERE DE DIEV REPRESENTÉE PAR EMBLESMES, in- 4°,sans nom d'imprimeur ni année, composé de quatre feuillets préliminaires, sur le premier desquels se

trouvent le titre ainsi que l’estampe qui s'y rapporte, et de vingt-six autres feuillets, sur le recto desquels a été tirée l’estampe qui s’y rapporte.

Suite de vingt-sept estampes, y compris le titre.

Largeur : 80 à 82 millim. Hauteur : 58 à 62 millim.

On connaît deux états de ces planches, qui sont conservées, à Nancy, dans le cabinet de M. Thiéry.

I. Elles ne sont pas pas chiffrées et le premier titre ne porte ni adresse, ni Cum priuil. Regis. C'est celui que nous allons décrire en nous servant des vers français qui se rapportent à chaque emblème, d'après le livre cité.

11. On lit sur le vitre, immédiatement au-dessus du nom du maître : F. L. D. Il Ciartres excudit. Et vers le bas, à gauche : Cum priuil. Regis- Le titre n'est pas chiffré, mais les autres morceaux le sont de I à XX VI, à la droite du haut. On lit au bas de la planche chiffrée I : Jac. Callot fe. Les épreuves de cet état proviennent de tirages faits après la première édition du livre.

La seconde édition de cet ouvrage a paru avec le titre suivant

imprimé en caractères mobiles : VITA BRATÆ MARIAE VIRGINIS MATRIS DEL EMBLEMATIBVS delineatd. — VIR DE LA BIEN-HEV= REUSE VIERGE MARIR MERE DE Diev. Representée par Figures Emblematiques, dessignées & grauées par lacques Callot. — à pans Chez François Langlois, diet Chartres, ruë S. lacques aux Colomnes d'Hercule contre le Lyon d'Argent, 1646. Cette seconde édition présente quelques différences dans les vers français que nous rapportons ci-après.

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