AUX RÉCIPIENDAIRES
Messieurs,
Dans la solennité qui nous rassemble aujourd'hui, plus nombreux et plus forts que jamais, notre premier hommage appartient à l'institution des deux Facultés nouvelles, poursuivie avec un zèle si éclairé, acceptée avec tant de reconnaissance, accueillie avec le plus louable empressement.. Cette création généreuse portera ses fruits. Déjà l’Académie de Stanislas peut montrer, à côté des trésors de son passé, ses richesses présentes : l'éclat de notre réunion est un présage et une promesse pour les années qui doivent suivre ; si les limites d'une séance publique ont restreint le cercle des discours, d’autres voix déjà connues, déjà aimées, viendrent plus tard se fire entendre. L'Académie de Stanislas a élargi ses rangs : elle s'est empressée d'adopter à la fois tout ceux qu'elle aurait successivement choisis, et n’a pas voulu mèéler aux prospérités fécondes d’un établissement nouveau, le triste calcul des espérances viagères, trop promptes, hélas ! à se réaliser. L'homme peut éloigner de ses fêtes l’image des morts et des absents, mais il en