‹ Mémoires de l'Académie de Stanislas (volume 3)Chapitre 19 sur 61 · D.-A. GODRON · texte numérisé non relu

D.-A. GODRON

Il est une famille tératologique dont les botanistes 8e 80Dt à peine occupés et dont il n'est pas même question dans nos traités de tératologie végétale. Il s'agit de plusieurs genres de monstruosités, qui atteignent exclusivement le système axile ascendant de certains arbres de nos forêts. Je veux parler d'abord de ces arbres anormaux qu'on nomme les uns pleureurs t les autres pyramidaux (1)» et dont la direction des branches et des rameaux est complètement modiâée, dans un sens chez les premiers» dans un sens opposé chez les seconds. Ces végétaux ligneux sont aujourd'hui parfaitement connus de

(1) n existe dans la forêt de Gremsey» à 8 kilomètres de Vie»

un pied Isolé et spontané de charme p^amidal. (M. Volland.J

nos arboriculteurs qui les propagent par greffe et les répandent dans les jardins paysagers*

Mais il est une autre monstruosité qui n'atteint pas seulement la dir^tion des raoseauit' cft affeete,

en outre, la forme du Ironc et de toutes ses divisions de la manière ia plus variée et la plus, bizarre ; elle

a jusqu'ici très-peu fixé l'atLenlion des savants et

sera Tobjet spécial de celte notice* 11 s'agit des hêtres tortillards. Il y a une vingtaine d'années que ladministration fcireMière )es signala dans la forêt de Verzy, à 1 5 kilomètres de Rheims, et en fit même transporter un pied en motte au Jardin de l'Ecole forestière de Nancy, où il se trouve encore aujourd'hui. Ces arbres monstrueux ont été décrits» en 18611, par Pépin (1), mais surtout, en 4864, par Carrière {%)• JLe Journal pewr -tous a donné uoe JBgHre exacte de Tun de ces monstres, existattt ôm kfûràt.de Verzy.(3).

Tout le système aiHe ascendant de>oes arbres, depuis la base du .tronc jusqu'à ses demiàres ramifieatîons, est cottlourné, offre .les,. renflements les plus ditlormes, présente les courhuiiesies plus aoûrwaks et quelqn^is les plus brusquée; sèuneatlsB branches, ea se soudant l'une à T^uti^e ou l'une à ipltttteufs ftutcesr kimat des «spi|se»rlsbnss^<biflo

(1) Revue horticole^ 1861^ p. 84* . (î) Jbidm^ l*fe4, p. m.

etr(M»l9CFHft/safts intemption dans leur pourtaur, et représêntMt tantAI ane wrettu^e- oblongve eu thiéatre» tantôt un cercle ou un polygone plus ou if«égiiNer. iM dernières nmtf fleeCiene eont extrêmement nombreuses et rapprochées, comme si l^effort'de la végétation te pontérit pim particulièrement à la périphérie ; elles ont une tendance évtdM«e à^devenevr peMtaitee. CestpaÉBuseules, comme les rameaux, sont enchevêtrés^ forment ainsi une voûta tvès-densa» réguUèreineni hémisph^ique à

Textériaur. Cille*ci/ pendant une longue série d'an* néesj i^fKMe etaclemenUur le aol ftff ta base htam* chue ; mais, plus lard, le tronc principal se dégage par la destruction naturelle de sea branches infé* rieures ; la cime est plus ou moins soulevée, ce qui permet de pénétrer à Taise sous son ombrage. C'est alors qu'on peut observer avec un vif intérêt tous les détaîlë de cette charpente tortueuse^ei^nue qui^ sup^ porte la voûte en parasol ; celle-ci est cou-verte en dehors d'une couche épaisse de leuiilas superpeséos et pour ainsi dh*e imbriquées, qui arrêtent complètement les rayons solaires et produisent, sous cet abri, une ombre qui étonne le visiteur et invite au recueillement*

Mais ce n^est pas seulement dans la forêt de Veizy que ces arbres ont été observés. Il en existe •ttussi, non loin de Nancy, dans les bois qui domi^ nent les coteaux de la belle et riche vallée de la Moselle. Us sont parfaitement connus de nos paysans

sous les noms de Tortus-Fougsei de TortuS'Fays[[)\ ils sont pour eux uue des merveilieH du pajs et ils deviennent le dimanche, pendant la saison d'été, le but de promenades assez fréquentes. On m'a même affirmé que les jeunes gens se f5nt un plaisir de les escalader, ce qui est généralement facile, et de s'asseoir sur le sommet de la cime, comme sur un fauteuil élastique. Mais, en ma qualité de sexagéoairei

(i) GeànonM de Fwig^ Fou, Fayt^ «mtceui par lesquebOD désigne le hêtre dâos l'ancien patois lorrain ; ils dérivent sans aucun doule du mot lalîo Fagus, comme les mots Fayard^ Foyardy Faulx, Fmiteau, etc., usités dans les patois d'attUes parties de la France. Plusieurs anciens villages de la Lorraine, situés dans le voisinage des forêts de hêtres, lui doivent aussi leur nom. Tel est celui de U-Fou-le-Grand, à 2 iieues de Toul^ que le continuateur de Frédégaire (C^on. continuât,, part, secund., cap. 97), à la fin du yi* siècle, nomine Lato-Fao^ti les mots LmsofaguB f Leueofaui , sont aussi mentîoonés , pour désigner la même localité, dans Yfftsimre des Bvêqm d'Auxerre {Conj\ Uugueoin, Histoire du royaume mérovingm d'Austrofie, JAeU, 1862, in-a% p. â65). Le village de Foug, i une lieue de Toul, est aussi indiqué, en 770, dans uo titre de Pabbaye de Gorze, par Angehamc, évéque de Metz, sous les noms de t'aho Qi Fao (Conf» H. Lepa^e, Statistique de la Mewfihe^ Nancy, 1843, in-8% p. 197). Le nom de Fays est encore celui de plusieurs localités des Vosges, telles que Pays près de Bruyères, Fays-Ricliard près de Xerligny, et de la Haute-Marne, teUes que Fays près de Va88y,et Fays-fiiliot. Us hêtres de Yerzy sont connus dans le pays sous la dinominatimi de Faulx de saint Basie,

il ne m'était plus permis de vérifier expérimentale* ment cette dernière assertion.

J^ajouierai que radministratioa forestière et les particuliers possesseuirs du sol conservent générale-* ment ces arbres bizarres lors des exploitations et leur permettent ainsi d'atteindre l'époque de leur décrépitude ; c'est une condescendance aux sentiments de respect ou à quelque idée superstitieuse qui s'attachent à ces arbres dans l'esprit des populations*

J'ai visité tous les hêtres tortillards qui existent dans cette partie de la vallée de la Moselle, qui est comprise dans le département de la Meurthe.

Il en existe quatre, assez distants les uns des autres, dans le bois du Four, près de Cuslines. Le propriétaire de cette forêt, M. Chariot, conseiller à la Cour impériale de Nancy, a eu l'extrême obligeance de ne diriger lui-même dans cette exploration. Deux d'entre eux sont de taille médiocre et leurs troncs, qui paraissent avoir été dégarnis de leurs branches inférieures par la hache, ne mesurent que 0" 30 et O"" 25 de circonférence à la base. Le troi* sième est un peu plus gros et s'élève à près de 3"". Le quatrième, enfin, est le plus beau que j'aie observé jusqu'ici : la circonférence du tronc près de sa base est de V 65 ; l'arbre entier a près de 8" de haut et le diamètre transversal de sa cime en atteint presque 10. [Le tronc, un peu incliné sur sa base épaissie, est flexueux et gibbeux jusqu'à 2 mètres

de sa liaulcur ; là II forme un coude à angle droU qui offre, à sa partie sailiaole, par suite de pourriture, une cavité où uichent quelquefois les hiboux. Puis le tronc se divise en branches divergentes» arquées cl tortueuses ; sur ces branches j'ai observé deux exemples de flexioti tellement marquée que la partie supérieure prend en réalité une direction brusquement récurrente.

Mon collègue, M. Renard, a bien voulu me servir de guide pour visiter un hêtre tortillard très-vieux, qui se trouve dans la forêt de PuveneL à proximité de Jézainville et de Blénod-lès-Pont-à-Mousson. Ce

représentant de la monstruosité dont nous nous occupons, mesure i 52 de circonférence à la base du tronc et s^élève à 5" 60 de hauteur. Mais cet arbre terminera bientôt sa longue carrière , il est creux et trois branches principales mortes et frappées de pourriture se sont brisées cette année près d^ leur origine au tronc ; il n'en reste plus qu'une qui continue à végéter.

APagny-sur-Moselle, prcsqu'au sommet du coteau qui domine à droite rentrée de la valléCi à Topposé des ruines de l'ancien château de Prény, se trouve aussi un hêtre tortillard. M. Fabvier, conseiller à la Cour impériale de Nancy, qui m*a indiqué Texisience de cet arbre, a voulu m'y conduire lui-même et j'ai accepté cette offre si obligeante. Placé au bord du bois et dégagé de tous côtés, il se trouve dans des conditions d'existence et de prospérité bien plus

favorables que tous les autres liùlres luonslrueui qui existent dans la vallée de la Moselle. Il est très^ Vigoureux ; son tronc mesure à la base 2" 60 ; la hauteur totale de Farbre est de 6*" 20 et le diamètre transversal du parasol est de 8° 80. H promet encore une longue existence.

Il en est encore un autre, que j'observe depuis longtemps ; je veux parler du hêtre tortillard transporté de la forêt de Verzy au jardin de l'Ecole forestière de Nancy, où il se maintient en parfaite santé. II est bifurqué dès la base et forme deux troncs qui se soudent à 0°" 13 de l'origine de la bifurcalion, en laissant une petite fenêtre oblongue, puis redeviennent libres ; le plus fort des deux troncs a 0" 60 de circonférence et le plus petit 0"4o. Sa hauteur totale est aujourd'hui de l"7â et le diamètre de sa voûte hémisphérique est de 5"° 20. Ses branches sont très-rapprochées les unes des autres, tortueuses» enchevêtrées; les inférieures sont étalées sur le sol. L'ensemble est à peu près impénétrable et c'est avec peine que j'ai pu mesurer la grosseur des deux troncs ; car la cime est appliquée sur la terre.

On connaît encore d'autres hêtres tortillards en Lorraine ; mais ceux-ci je ne les ai pas vus. M. Hussenot, juge au tribunal de Nancy, en connaît un pied dans le bois de Sauvigny, canton de Vaucou« leurs (Meuse). MM. Simon-Louis^ pépiniéristes à Metz, ont constaté Texistence d'un certain nombre de ces arbres dans la forél de Uemilly (Moselle).

Ils les décrivent dans leur Catalogue de nouveautés pour 1868 et signalent ce fait que leur cime est appliquée sur le sol et que le tronc n^existe pour ainsi dire pas* Ces hêtres de Remilly sont donc encore à leur première, quoique déjà très-longue, période d'existence.

lAwamen que j'ai fait de tous ceux de la vallée de la Moselle m'a permis de suivre les diverses phases de leur végétation et de reconnaître leurs causes de dégradation* Les branches inférieures d'abord étalées sur le sol ont à la fin été étouffées sous Tentassement des branches supérieures, dont les rameaux pendants ont ûni par les priver d'air et de lumière, ces deux agents indispensables à la vie.dcs végétaux. Mais leur destruction successive n'a d'abord en rien compromis l'existence de Tarbre et les plaies peu étendues se sont cicatrisées; leur chute a eu pour eifet de favoriser la circulation de l'air sous la cime dégagée de terre. Les branches médianes ont considérablement grossi; mais' dominées à leur tour par les branches supérieures et enveloppées parleur épais feuillage, elles se sont peu à peu détériorées et ont péri, laissant, au moment de leur chute, des plaies larges et difficiles à cica* triser, bientôt cause de pourriture. L'arbre devient creux et, par ses progrès, cet état pathologique finit par déterminer le dépérissement irrémédiable de l'arbre, comme nous l'a montré le Tortu^-Foug de la forêt de PuveneK

La croissance des hêtres tortillards parait infiniineot plus leole que celle des bélres normaux, à eu juger par le développement assez restreint qu^a montré celui de TËcoIe forestière depuis vingt ans qu'il y a été transporté ; il se trouve, cependant, placé dans de bonnes conditions de végétation. H. Mathieu, le savant professeur de cette éfole, estime que, d'après les progrès évidents, mais peu saillants, qu^îl a vu se réaliser sous ses yeux pen* dant cette durée, l'arbre devait avoir une soixantaine d'années lorsqu'il fut transporté à Nancy. Le plus gros pied du bois de Custine, ceux de la forêt de Puvenel et de Pagny, doivent être très-anciens et sont connus dans le pays de temps immémorial. Tout nous porte à croire qu'ils ont au moins cinq à six Siècles d'existence. Mais il serait difficile d'en préciser l'âge exact; ce n'est qu'en les sacrifiant et en comptant le nombre de leurs couches annuelles de bois qu'on pourrait y parvenir ; et encore, cette détermination est loin d'être aussi facile que pour le chêne et le sapin.

Ces hêtres singuliers ne diffèrent des hêtres ordinaires que par les modifications subies par le système axile. Les feuilles et les ûeurs. n'offrent aucune anomalie et il en est de même des fruits et des graines. La fructification, toutefois, ne parait se dé« Velopper que frès^tardivement chez ces arbres anormaux. L'exemplaire de l'Ecole forestière n'a jamais fourni de faînes. Celui de Pagny, le pied le plus

ancien du bois de Custines et les plus gros de la

furèt de Yerzy en produisent, maiâ uoa pas, à beau* coup pTès, toutes les années, ' 11 ne faut pas, du reste, s'étonner de cette interruption dans la fructificatiiHi des bètres tortillards. Les hêtres ordinaires ne se comportent pas autrement, du moins dans notre région. C'est un fait généralement connu ca Lorraine, où Ton recueille, pour en extraire Thuile, les faines lorsqu'elles sont

abondantes, (juc ce n'est que tous les six ou sept ans,

que les hêtres fructifient, mais alors à profusion.

Cependant dans les mêmes forets, les chênes, les charmes, les ormes, les érables, etc., fournissenti

tous les ans chez nous^ des fruits plus ou moins

abondants. Mais on a observé que la récolte des

faines était généralement abondante, lorsque. Tannée précédente. Tété a été très-chaud. Ce fait semble démontrer que la fructification du hêtre est bien plus fortement sous i'inlluence des agents météorologiques que celle de nos autres arbres forestiers.

Cette monstruosité serait-elle le résultat de Tiafluence du sol, comme on Ta dit de. ceux de la forêt de Yerzy. Mais à Sauvigny [coralien], à Rémilly {marnes imées), sur les côteaux qui dominent la vallée de la Moselle [oolithe inférieure), le sol est d'une nature différente dans ces diverses stations, et celui du plateau de Verzy [calcaire grossier) ne diffère pas moins des autres. On ne connaît pas, du

resie, jusqu'ici les causes qui délerminent les monstruosités végétales.

Les hêtres tortillards se rcproduisent-iis de graines? Celte question est intéressante au point de vue de la formation des races, qui ont quelquefois pour origine une monstruosité ; je puis citer le Datura Tatula fructibus imrmihm que j'ai fait connaître ( I) et qui continue à se reproduire intégralement. Cette dernière monstruosité, devenue permanente, constilue une véritable race.

Des quatre hêtres du bois de Custines, assez éloignés les uns des autres, un seul fournit des graines, mais n'a point dans son voisinage immédiat de représentants beaucoup plus jeunes et qu'on pourrait supposer en être issus. Mais ce bois est trèstouffu et si quelques petits pieds ont levé de graines à proximité, ils ont pu, dans ces conditions et, à raison de leur croissance extrêmement lente, ètreétouffés par les buissons et les arbres d'une végétation plus rapide. Us ont pu aussi dans leur premier déve-* loppement être coupés comme broussailles au moment des exploitations. Le tortillard de la forêt de Puvenel ne montre pas non plus autour de lui de traces de sa postérité. Celui de Pagny, placé sur le bord de la forél et parfaitement dégagé, ofTrc des conditions plus favorables de reproduction par graines. Il y a six ans, à quelques mètres au-dessous

(1) Méfnoirei de V Académie de Stanislaê jfom i96l, p.Siâ.

de lui et sur une pente dégagée, existaient quatre hêtres tortillards bien caractérisés, déjà assez développés, mais ayant encore leur cinae couchée sur 1^ soL Us furent déterrés par M* Gourier et transportés dans son jardin au village dePagny; mais Tarracbage fut diflicile dans un sol rocheux et l'on fut dans l'obligation de couper le pivot de la racine. Un seul a survécu et il mesure aujourd'hui i^.SO de hauteur; le tronc à sa base a 0",24 de circonférence. Dans la replantation les branches inférieures ont été coupées. 11 présente une parlicularîlé que je dois signaler, c'est qu'à partir de sa base, le tronc est contourné en spinale et cette courbe . forme un tour et demi.

Au bois de Yerzy les conditions de reproduction ne semblent rien laisser à désirer ; la végétation arborescente y est disséminée et les hèires toriillaids y sont répandus çà et là et en très-grand nombre sur une surface de plusieurs kilomètres carrés. On en trouve de tout petits et de toutes les tailles jusqu'aux plus gros^ qui dépassent peu du reste celui de Pagny et le plus gros de Custines. Ici il n'est pas permis de douter que ces monstres nes'y reproduisent de graines. Hais constituent-ils une race permanente? Une expérience direcle peut seule conduire ici à une conclusion rigoureuse. C'est ce qu'a fait M. Mathieu en 1863; il s'est procuré des graines des hêtres tortillards de la forêt de Yerzy, il les a semées au jardin de TEcole forestière et voici le résultai

qu'il a obtenu : les 3/5 des pieds ont été des lorliU

laids francs i quelques-uns n'en différaient que par une ou deux branches qui se sont développées dans

une direction droile et dressée; tous les autres

étaient des hêtres ordinaires. Cè n*est donc pas

encore une race et pour la fixer il faudrait, pendant

plusieurs générations, procédèr par voie de sélection. Mais comme ces arbres ne fructifient qu'après plus d'un siècle d'existence, il est évident que M* Mathieu ni moi, ne pourront suffire à cette tâche. Toutefois )'ai bit planter dans Yarùoretum du Jardin des Plantes de Nancy > deux pieds bien éaradérisés» provenant du semis de M* Mathieu» Dans la suite des tenipa tios afrière-petits^iieireoK pourront hitisi con^ tmuer cette expérience intéressante» si ce jardin, l'ude des nombreuses ciréatîons du roi Stanislas, plusieurs fois uienacé dans son existence depuis sa fondation, trouve grâce dans Tavenir et continué à fournir à renseignent et à l'étude de la botanique les éléments que cette science y a trouvés depuis plus d'un siècle et qui se sont bien augmentés depuis Une qaaifantaitie d'années.

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