‹ Mémoires de l'Académie de Stanislas (volume 3)Chapitre 47 sur 61 · THIERRY M · texte numérisé non relu

THIERRY M

La numismatique des seigneurs de Heinsberg ne commence véritablement que sous le règne de Thierry 11. Nous donnerons la description de la monnaie unique que nous connaissions de ce seigneur, c'est une imitation des esterlins au lion de Jean I^' de Brabant.

M"^ 440. Txx>» xa+:oxi B%>7mB {ThioDeHicus o(h mimts ne nernsbenj) écu triangulaire chargé d*flii lioa debout à gauche. — t • uo^x-em-t^n-^^ (Gangein) croix à doubles branches traversant la

Tbierry m, fils dw prMdents, 4339-4361. Ge fut ce pe^

sonnage qui fonda la troisième race des comtes de CIiiDy et de Looz^ dont la durée fut si éphémère.

Godefroy lil, i36i-i395, petit-filB de Godefroy li et oeieu de Thierry III.

Jean 1*% 1395-4438, fils de Goaelroy;

Jean II, 1438-1443, fils de Jean l";

Jean Ul^ 4443-1448, ftk de Jean H;

Jeanne, 4448-4409, fille de Jean III; elle eut deat ttle>> Elisabeth et Jeanne, qui renoncèrent à leurs droits et les vendkteat le 40 mn I4S3 au duc de Juliers et de ikrg, leur beau-frère*

— Wff -

légende et Mptowie. des lettres x e..& v ptoim^ blement j^m. (Pl. XXIX^ fig^ ^*)

QOOEFROY (il

Ce seigneur continua le système de ses prédécefiiëtti^en iârfiteiit le& zoeuïmies de m votons. On toit par la grande variété dés types, qti'il n^a pas Tdutu eit^tér m setiî pays en y doftûadl cottfs à

ses espèces, trïais plusieurs pays à la fois. Il a imité foiir à tour tes monuaîeà fratiçaise^iP ies BMMoates

de Flandres, de Brabaul, de Cologne, etc.

N*" éii . ,0éx>PmaoY»muMamM}fme: ( eaiint i^iem

Qiuibé, à mi-corps et de ïace, tenant une a*oii et iifie illef ; au>^8iottËî?6D éeosëoD chargé d'im .aigle à deux tètes. 9^. MOHt-e:ra6-tix»6:-ïaïîX», croix oatttoonée de dioïKie globules et traversant la légende*

(Pl. XXIX, y.^. J.)

Cette monnaie est une imitation de celles de Frédéric III, archevêque de Cologne (1370-1414)

et de celles de Conon deFalkenstein, archevêque de , Trêves (1362-1388).

N* 442. Variété de cette pièce <y<KOF»TOV ioe.\ nexxxBBi, même type, seulement Técu est un peu fruste et ne permet pas d'y reconnaître la présence

— 4Sd —

de raigle.— t^. wmS-Grmc-xnx m», type aux

douze besaaU. (Pl. WIX, fig. 4.)

(Sèm fiMmm. Mgêf 4863.) •

A partir de Thierry UI» la suite des comtes de Looz et de Chiay et des seigneurs de Heiusberg se confond quelque temps sur les mêmes tètes et présente des difficultés sur lesquelles tous les généalogistes ne sont pas d'accord. J'ai indiqué, en parlant desesterlins de Looz et de Cbiny, quelle était la succession, dans ces derniers comtés, en m^autorisant de docuiaeutsqui m'avaient été fournis par M. de la Fontaine.

D'après M. Piot, auteur d'une excellente notice sur les seigneurs de Heinsberg, et M» Perreau» auteur d'une monographie des monnaies de Looz (1), Godefroi UI de Dalembrouck (fils de Jean de Hein»berg-Dalembrouck et petit-fils de Godefroi II seigneur de Ueinsberg), loin de mourir en 1353, comme je le disais ailleurs (2), aurait vécu jusqu'en 139â et n'aurait recueilli la succession de Thierri III qu'à la mort de ce dernier en (361, Ce ne serait qu'à cette époque que Févèque de Liège ayant refusé è Godefroy Tinvéstiture du comté de Looz^ celui-ci aurait commencé la lutte avec les

(t) Rw, numism. belge, U II, 1843 et même série t.V, 1849. GoofronU Art de vérifier les dates, t. lli^ comtés de L002 et de Chiny.

(2j Comlé de LooZ| Mém, de VAc. de Stan, 1868.

Liégeois et aurait ^ deux ans aprèS| en 1563» vendu tous ses droits à Arnould d'Oreye. siredeRutnmen. Retiré dans sa seigneurie de Heinsberg, Godefroi demeura sur un pied d'hostilités presque continuelles avec ses puissants voisins, et mourut en i395. Il avait épousé Philippine, fille de Guillaume V, duc de Juliers, dont il laissa Jean qui lui succéda et quelques filles.

8EIGNSURIS! DE FAUQUEMONT.

La petite viUe de Fauquemoat ou de Vaikinbourg

était, au moyen kge, le chef>lieu d'une seigneurie assea^ importante, dont les possesseurs» ont^ pendant quelque temps réuni les deux territoires de Fauquemont et de Ueinsberg et joui d'une certaine cclebrilé parmi les baronnets d'Entve-Meuse et Rhin. Suivant Bulkens la ligne directe s'étei* gnit avec Goswin IV, au commencement du XIII* siècle» qui institua comme héritier» Henri de Limbourg, son beau-frère. Vers ^352, à la mort de Jean, dernier représentant màle de la lamille» la terre de Fauquemont passa aux mains de Philippine, sœur ainée de Jean, qui, malgré les prétentions de son cousin germain Yaléran, sire de Born, vendit successivement ses droits à Renaud, seigneur de Schoonvorst; à Guillaume, duc de Juliers» et enfin à Venceslas et à Jeanne, ducs de Brabant (1362). De là, des démêlés sans nombre sur lesquels notre intention n*est point dUnsister (1). Plus tard, en

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(1) Conf. BuTKKNS, t. I"% pages 484 et suivantes. — Rev, belffe,i,\i, série, page 4; et t. I, 2* série, pages 108 et 384.

1416, cette même terre fut prise en engagère du comte de Flandre aux maïus duquel elle était tombée, par Frédéric II, comte de Moers et de Saarwerden, frère de Thierry IL archevêque de Cologne.

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