‹ Mémoires de l'Académie de Stanislas (volume 3)Chapitre 48 sur 61 · JEAN · texte numérisé non relu

JEAN

Jean succéda à son frëre Thierry II!, tué en 1347, à la bataille de Yaliben, près de Liège. Ces deux princes n'eurent pas de postérité. Leur succession donna lieu à des coateslations dont nous signalions tout à rheure rorigiiie«

M!" 443. >if^m>nGXi^l\:»7aKB:eont, Hon debout i queue fourchue 4tns un cercle pet lè« ^ ^ . ddpwï- »€C0.»'e:.vjaï2-Ke:»o^ croix paltée coupant la lé-i gende {Vaikebor fouv Valkmbaurg).

(Pl. XXIX, fy. 0.)

(Rb9* nmmm. belge, U l^, ^rim, i851, pl. VUI^ fig. 5.).

Ce denier est unité d'iin type adopte par plusieurs autres princes : Jean III de Brabant, Thierry de Heinsberg, Renauld de Gueldie.

COMTÉ DS GLËVES.

Clèves est une ville des Etats prussiens, ancienne

capitale d'un comté du mêaie nom situé le long de la Meuse et du Rhin, entre révêché de Munster, les duchés de Brabant, de Gueldre et de Berg.

11 est assez difficile d'établir d'une manière pré* cisc la liste chronologique des premiers coiutes de Clèves. Depuis 1150 jusqu'à 1305, la plupart des seigneurs de ce pays portèrent le nom de Thierry. De 1305 à 1309, Oihon, fils de Thiéry VII, occupa le comté et eut pour successeur son frèreThierryVIlI doai la fille Marguerite épousa, en 1332, Adolphe 11, comte de la Marck (i). A ce Thierry succéda son frère Jean qui mourut sans enfants en 1368. Alors commença en la personne d'Adolphe de la Marck(2), une deuxième maison des comtes de Clèves, connue sous le nom de maison de Clèves et la Marck, sous

(1) Thierry YIU, avait eu lui-même pour épouse une Marguerite, fille de Renaud I*% comte de Gueldre.

(2) Cet Adolphe, qui fui Adolphe 1", de Clèves, était le deuxième ilis d'Adolphe II} de la Marok, et pelU-neyeu de son prédéoeaseur Jean

C) AH dt véri/hr iet daitê, t. HI.

laquelle rempereur Sigismond, au concile de Constance, le 28 avril 1417, érigea le comté eo duché. Au commencement du XVP siècle, Jean III, duc de Clèves^ réunit sur sa tète, soit de sou chef, soit du chef de sa femme Marie de Berg, les trois duchés . de Juliers, de Clèves et de Berg, les deux comtés de la Marck et de Ravensberg et les seigneuries de Ravenstein,'de Winneiithal et de Breskesand. Sa descendance s'éteignit elle-même en ld09« C'est alors que s'ouvrit ce qu'on appelle la succession de Ju- Uers et qae commencèrent des démêlés qui ne se terminèrent qu'en 1624, par un partage des provinces'contestées, entre l'électeur de Brandebourg et le comte palatin de Neuboiirg. Conquis par les Français en 1794, le duché de Clèves fut compris dans le département de la Roer. Au moment de la Restauration, cette province fit retour à la Prusse rhénane.

On connaît plusieurs monnaies des comtes de

Clèves, calquées sur le coin anglais ou sur celui de Brabant.

THIBRRYT

La pièce que nous allons d^abord décrire donne uu nouvel et curieux exemple de ces imitations» Elle appartient à Tun des princesdu nom de Thierry

qui se sont succédé dans le duché de Clèves de 1203 à 1365* \jà soin qu'on a pris de se rapprocher

dans les légendes de la pièce originale que Ton

contrefaisait» a dû souvent la taire confondre avec, les véritables monnaies anglaises.

N° 444. n€ixinxa\& naxmcx, tète de face sur le modèle des esterlinsde Henri lli. — Çf. c[|lX-T«n^' a\G.-xoxi, double croix longue, cantonnée de globules. (Pl. XXIX, fig. 7.)

Poids : 1 gr. 40.

(Revue numism* belge, 1856^ pl. IV, fig. 5,)

D'après M. Renier Chalon, à qui nous devons la description de cette pièce» la légende peut se lire de la manière suivante, en avant soin de réunir celle des deux faces et de n'en faire qu'une : Einmers jiEx Theodemci comitù clefe lOHannes [inoneiarius). A l'aide du mot theodoriei^ on imite le terci du prototype anglais. Le nom du monétaire lo/ianiws est également celui d'un monétaire de Henri III, et les lettres eve du mot Cleve (Cleve, Clevae» Cliviae, se rencontre dans plusieurs chartes latines), rappellent la ville d*Tork.

L'usage de placer au revers le nom du monétaire, généralement employé en Angleterre à cette époque, n'est pas sans exemple dans les imitations. On le trouve sur quelques esterlins, notamment sur ceux que nous reproduirons plus loin en parlant des monnaies de Gueldre et de Cunre (1).

(i) Nous rappelons ici que Henri iil, roi d'Angleterre, irap|)a des estertins à la croix brève et aui seiie besanfs jusque ven

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