OTHON
Yoiei un esterlin frappé par Olhon successeur de Thierry IX, en imilaiion des pièces de Jeao P% de Brabaut.
445. fiioxi exact ïzeyan', lion rampant dans un écusson triangulaire. — 8 . ot-tqo- ctofii€L&, croix à doubles bandes, angice des lettres nr m a\ (Pl. XXIX, fig. 8.)
Poids : 1 gr.
Collection de M. de CiosTii.
Les lettres placées dans les cantons de la croix, indiquent que celle monnaie aélé frappée à Huùsen, près de Nimègue , petite localité appartenani au comte de Clèves. Quant à la légende monetj cle-- VEysis, qui se lit sur la face, elle signifie non pas que la pièce a été forgée à Clèves, puisqu'elle ne peut ravoirétédans deux villes à la fois» mais bien qu'elle est à la taille et à la valeur des monnaies de. Clèves,
iWtf époque à laquelle il adopta la croix longue et les douze besants, tout en conservant les doubles bandes.' Le mot on qui^ sur les moiiiiaies anglaises de Henri, se Uouve entre le nom du monétaire el celui de la iocaiité : dàti.ok.bvbh, eicârii.on« CAH,— piGOT.ON.KORy etc. Semble être une forme anglo-saxonne «lu nrioi aiighis niuderiie m, à ; David a York, — Jiu chard à Cantoràéry, etc.
comme un gros tournois^ frappé peu importe où, était une monnaie de ïours« un pamis, une moniiaie de Paris, etc. (1).
(1) Rev» numim, belge, 1. 1, 4* série^ (art. de M. Rbh, Chalom).
COMTÉ BE MOERS.
La terre de Moers ou Meurs située en Westphalie»
entre Cologne, Clèves, Berg et Gueldre fut longtemps pQssédée par des seigneurs qui joignaient à leur principauté celle de Saanverden (1) et prenaient le titre de comte de Moers et de Saarwerden. La seigneurie de Moers était un fief de Clèves institué en 11 87* A la mort de Hermann, dernier comte de Moers, Guillaume, duc de Clèves, voulut se mettre en possession de cette baronnie comme d'un fief ouvert. Après bien des contestations élevées entre la maison de Clèves et celle d'Orange, Moers tomba au pouvoir de la Prusse. En 1706, la ville de Moers, ancienne capitale du comté, fut érigée en ville impériale et son territoire, en principauté par Tempereur Joseph.
M. Dannenberg m'a adressé Tempreinle de deux semi-esterlins, au type des pièces de Conon de t al-
(I) La seigoeurie de-Saarwerden (en français Saveme) était située dans la Lorraine aHemande el relevait de l'évéché de
Metz. L'écu, déjà indiqué plus haut,élait une aigle à deux têtes d'argent sur m champ de sabie.
kenstein^ archevêque de Trêves et de Frédéric de Saarwerden, archevêque de Gologoe (1), frappés vers la fia du XIV** siècle par un comte de Moers du nom également de Frédérie.
N''446.p»»KQXccv0*-«ccoiie:0 uox^bustede saint
Pierre tenant d'une main une longue croix, de Tauire la clef, et surmontant l^écu de Saarwerden qui sépare la légende. — 6 • Mo»-e:rao-iEi»eie-ï2»e:», croix cantonnée de douze besants.
(Pl. XXIX, /î^. i?.) GoUeetioo de M. DjumBNBiftG.
Cette pièce a été frappée à Gangelt, petite ville du duché de Juliers, dépendant autrefois du comté de Moers (2).
N** 447, F»x»BXav-iSsao/aG:ST i (sic?), même type ; seulement Técu de Moers (3) remplace celui de Saarwerden, — ç/. Monei^a; Moe:»6e:N6:â, même type.
Dessio de M. Reistorfp*
C<)N»* 335 à 348 et 360 4 368.
(2) Le bourg de Gangelt ùi longtemps parlie de la seigneurie de Heînsberg. Les deUes que Godefroy III avait contractées
poui obtenu la succession de sou oucle, robligèrent, en 1363, à engager quelques terres^ entre aulres ceile de Gaogelli à Edouard^ duc de Gueldre, qui s'en défit l'année suivante en fafeur de Jean^ seigneur de Moers (*).
(3) Les armes de Moers éluieiil d or au chevron de sable- (*} <^ri dê vérifier Uê dates, i. iUj sappl. p, IV*
COMTÉ DE JUIiIERS.
L'histoire du comté de Juliers est liée d'une manière si intime à celle des puys de Clèves, de Berg, etc., que nous nous croyons dispensé d'entrer dans de longs détails à son sujets d'autant plus que nous n'ayons à en parler ici que d'une manière tout à fait incidente^ les comtes de Juliers ii'ayaiil pas frappé, du moins à* notre connaissance, d'esterlîns au type anglais. La seule pièce que je pourrais à la rigueur citer^ serait un denier au lion au type des u^' 1 i 6 et 443 frappé par Guillaume V. Ce prince» simple comte lorsqu'il prit possession de la terre de Juliers en 1329, fut élevé à la dignité de mar^rav^, ou deman^uù^en 1336 par l'empereur Louis de Bavière et à celle de duc par Tempereur Charles IV en 13o7.