GRANDES OPÉRATIONS PRATIQUÉES DURANT LEUR ACTION
RAPPORT DES^ GUÉRISOKS AUX MORTS (i)
PAft
M. £d. SIMONIN
J'ai déjà recherché les causes de la mort qui a suivi un certain nombre de mes opérations, et il a été établi que Téther ci que le chloroforme, dont remploi avait précédé ces faits, n'avaient pas paru avoir eu d'influence sur le décès des opérés.
Dans le présent travail^ cette recherche va être
(1) Ce résumé fait suite aui mémoires inlitulés :
Résumé des faits relatifs à Taction de Fétlier et du chlo-
rolunne, sur Fiiileliigcnce, sur ies sens, sur la cuiistiente, sur la voloDlé Êl sur la sensibilité générale et locale; Mémoires de i' Académie de Stanislas, i-848« — Résumé des faits relatifs à
reprise et agrandie, non plus en s^appuyant sur des faits iudividuels^ mais par une coiUre-épreuve qui
l'actioD de l^lher et du chloroforme sur la drcuktiiNiy mr li
respiration et sur Tappareil musculaire ; mêmes Mémoires, \^^.
— Résumé des faits relatifs à l'action de i'élher et du chloroforme sur les foncUoDs et sur la contractUité de rutérus;sur l'appareil digestif; sur la sécrétion dés larmes^ sur celle de li salive^ sur la sécrétion lnoncliique et celle de la muqueuse buccale; sur la sécrétion du lait; sur la sécrétion urinaire; sur l'état de la peau envisagée sous le rapport de sa coloration, den chaleur et de ses sécrétions ; sur la chaleur générale ; sur la voix), sur l'exhalation pulmonaire. — Persistance de factiou des agents anestbésiques; leur influence sur les faits les plus importants de physiologie pathologique; mêmei Mémoires, 48S4.
— Deux remarques physiologiques propres ù faire éviter daus l'emploi des agents anesthésiques la sidéralion des foDCtions circulatoire et respiratoire; mêmes Mémoires, 1864. — Parai* lèle de Faction de l'éther et de l'action du chloroforme^ tracé d'après deux cents auesltiésiations faites par l'auteur; motifs pouf préférer le chloroforme dans la pratique chirurgicaie; mêmes Mémoires, 1866. Bxeanm des théories relativeBà l'action de Téllier et du chloroforme ; recherche des causes de mort pendant l'emploi de ces agents; mêmes Mémoires, lbt>o. ^ Jlésumé des faits relatifs à l'action d^agents autres que l'éther et le chloroforme employés comme aneslhésiques géoéraui ou locaux; mêmes Mémoires, 1867. — Application des doctrines physiologiques aux principaux faits observés pendant i'éthérisme. — Recherche des origines organiques des foDclioas. Remarques principales propres à servir de guide dans lanfifitlié- &iation> pour le diagnostic des périodes de l'élhérisme et pour faire éviter^ dans l'emploi de l'éther et du chloroforme, laâdération du système nerveux ; mêmes Mémoires, ^868,
consistera à eomparer les résultats définitifs des faits
accompagnés d'aneithésiatioa avec les résuUaU des faits analogues qui ont été observés en dehors de remploi de l'elher et du chloroforme.
L'usage de ces agents remonte à une époque déjà assez éloignée pour que le plus grand nombre des opérateurs actuels ne puisse , dans leur propre pratique, établir ces coaiparaisons et qu'ils se trouvent forcés de mettre en regard des résultats qui leur appartiennent, ceux qui ont été publiés par leurs devanciers. Sur ce point, j'ai ravanlage de pouvoir offrir, dans les résultats de ma propre pratique, les deux séries à comparer* Depuis trente-quatre ans» j'opère dans le même hôpital, la maison de Saint- Charles, srége des cliniques de TEcoie de Médecine et de Pharmacie de Nancy.
Dans les comparaisons qui vont suivre, je laisse de côté plus de sept cents opérations de toutes na* tures, qui, pratiquées sans l'emploi ou après 1 u^age des agents anesthésiques» ne peuvent ou ne doivent pas être comparées au point de vue dont il s'agit, et qui, dès lors, se trouvent étrangères au sujet qui va être traité. Dans ce nombre se rencontrent de petites amputations; les opérations relatives à l'ablation de lipomes, de tumeurs cancéreuses, diverses par leur nature et leur siège, entre autres Tablation d'une partie des maxillaires supérieurs et celle du col utérin ; l'extraction ^de corps étrangers formés dans rarticulation du genou ; les ligatures d'artères;- les
ponctions de la vessie ; les irachéotomies ; les résections des amygdales; les sections du tendon d'AchilU. de Taponévrose' plantaire , du sterno^ma^toidien, celles des muscles de Tœil dans de nombreux cas de strabisme ; les opérations de bec de lièvre simple ou confipliqué ; les opéraiious de pupille artificielle; les opérations de cataractes, au nombre de 77 ; les réductions de luxations les plus variées: celles delà mâchoire inférieure simples et doubles, du bras« de l avant-bras, du radius, du cubitus, du pouce, delà cuisse, de la jambe, du pied, et dont le total est considérable. Dans ce total se trouvent 70 luxations dont la réduction à été opérée ou tentée sans Taide du chloroforme.
Dans la première série d'opérations, constituée par les douze années qui séparent 1835 de 1847, les opérations ont été faites sans aneslhésiation« et j'offre un premier groupe de 107 opérations dont les plus importantes sont en assez grand nombre pour que les subdivisions établies à leur occasion permettent une proportion sérieuse des guérisons à la mortalité.
Dans la seconde série/due à une période de 22 années, c'est-à-dire de 1847 à 1869, j'offre un nombre de 229 opérations pratiquées après anesthésiation.
En vue des comparaisons à faire, je ne retiendrai toutefois que 247 faits,.bien que le nombre total des aucslhésiations générales pratiquées par moi à Taide de Télher ou du chloroforme se trouve ètre^ dans cette seconde période de 267 cas*
J*ai parlé, plusieurs fois déjà, de quelques conditions relalives à l'hôpital Saint-Charles. Le périmètre » de cet établissement n^a pas changé depuis 30 ans, et ses (rois services se sont accrus constamment. Pour ne parler que des blessés, le service chirurgical qui» en 1835, avait secouru seulement 341 individus, en a secouru 577 en 1868. Pendant que les conditions générales se modifient d'une manière fâcheuse, parfois des inodilicalions intérieures améliorent, passagèrement, les conditions , d'un certain nombre dcmalades. Eu 1 840, les blessés, qui, dans la salle Saint^-Joseph, n'avaient par homme que 27 mètres cubes d'air, en ont reçu 39 1/2 lors de leur transfert dans la salle Saint-Sébastien qui était alors une salle de rechange ; il n'existe plus aujourd'hui de salle de ce genre. La pseudo-pourriture d'hdpilal n*est pas plus fréquente en 1869 qu'en 1835, mais les érysipèles sont apparus trèssouvent depuis 1868, surtout, chez les opérés. Toutefois les soins hygiéniques intérieurs sont doonés par les Sœurs hospitalières avec tant de suite et d*iqtelligence qu'une partie des inconvénients sérieux nés de la situation de Saint-Charles se trouve parfois écartée. Ainsi j'ai noté plusieurs années pendant lesquelles un seul des opérés est mort, et je retrouve dans mes rapports annuels, envoyés officiellement à la commission administrative des hôpitaux, qu'aucun de mes opérés n'est mort en 1852, 1854, 1856 et 1857, et cependant
les opérations lea plus graves ont été pmliquétf
^pendant les années qui ^iconent d*étre citées. Malgré ces succès partiels, il est évideot que Saint-Charles est désormais insuffisant; aussi sua abandon est-il décidé CD principe. Les études pour son déplaceroenl sont aujourd'hui presque terminées, et tout fait espérer que le futur hôpital présentera de magnlliques conditions hygiéniques.
Mais» à côté des réflexions relatives aui^conditions dans lesquelles les opérés dont il va être queslionse sont trouvés placés» il convient de pi>ésenter quelques considérations sur les méthodes principales du chirurgien lui*mème, et de dire quelles modihcatioos importantes ont été introduites dans sa pratique. Je me bornerai, ici» a ce qui concerne les ampuU** lions et les opérations de hernie étranglée. En 1835» la tradition àSaiot-Charles était» pour renouveler le premier pansement, après une amputation, d^attendrc que Tappareil» placé primitiven^eat» iài imbibé de fluides, de telle sorte que son enlèvement pât se faire sans douleur. Cette méthode d'expectation qui reportait le premier pansement à 4» à S ou à 6 jours après une* amputation^ était, encore, à celte époquQ un témoignage de lleffroi qu'inspirait, jadis» aux malades la levée du premier appareil, dans des coudi* tiens de pansement bien différentes de celles qui existent aujourd'hui. 11 résultait de cette méthode que les bandelettes agglutinatives creusaient un profoi^d sillon sur les moignons tuméhé^j, rougis et
douloureux, mi^ qu'il y fût porlé remède, et que les opéréSi privés de somoieil et tenus en même temps à un régime débilitant, étaient exposés à des accidents nerveux bien redouiebles. Is délire trau-
malique était alors d'une fréquence extrême. J'ai dit, ailleurs, la disp^ition presque complète de cette complication si grave, pendant laquelle la camisole de force devenait indispensable, et n'empêchait point, cependant, les amputés de se livrer aux mouvements les plus désordonnés et les plus dangereux pour les plaies résultant des opérations* Vers 1 840, cette méthode a été abandonnée : f ai continué à faire des réunions exactes des solutions de cooti^ nuité à Taide des bandelettes agglulinatives^ sans avoir recours, même pour les plus grandes amputa*-
i\ou^, à l'emploi des sutures. Mais dèsle lendemain de ropératiou. Je panse le blessé, et par suite des incisions faites chaque jour aux bandelettes, le gonilement du moignon peut se produire, sans que la présence de ces bandelettes devienne un motif de douleur, de déformation des parties et d'érysipèle consécutif. En même temps, Topium joue un grand rôle, et les opérés, avant Tapparilion de la fièvre, sont alimentés autant que la prudence le permet, et, en général au début, à l'aide de potages au moins et d'eau vineuse.
En ce qui concerne les opérations de hernies, le changement de théorie a été radical» Au lieu de nombreux taxis, au lieu d'un attente indéfiniment
prolongée, née de l'espoir du succès de nouveaux taxis, et du résultat de médications très-diverses, et sans nier quelques succès dus à cette méthode, je suis arrité à la théorie suivante ; premier taris lans l'aide des anesthésiques ; en cas d'insuccès, deuxième tatis pendant Téthérisine le plus complet dû au chloroforme. En. cas de non-réduction, opéraùoa immédiate pendant un nouvel éthérisme. Lorsque les étranglements sont récents, les résultais de cette méthode sont des plus avantageux, et il est bien à regretter que souvent, encore, les malades arrivent à la clinique après un retard considérable motivé tantôt par la distance à parcourir, lorsque le malade n'habite pas Nancy, tantôt par la crainte de Tinconnu et par celle, aussi, d'une opération, tantôt, enfin^ par le désir d'attendre le résultat d'un traitement institué, déjà, au domicile des malades.
Les opérations qui vont être comparées sont au nombre de 249.
Je vais commencer la recherche des résultats définitifs des opérations en étudiant d'abord ceux des opérations pratiquées sans Temploi des agents anesthésiques. Des 107 opérations de cette série, je négligerai 19 extirpations de cancers divers et le lipomes, etc. , et je ne m'attacherai qu'aux résultats des amputations des membres et à ceux des opéra* tions de hernie étranglée, de la taille et de quelques extirpations de cancer.
La première série, c'est-à-dire celle pendant la«
quelle les opérations furent pratiquées sans Temploi des agents aneslhésiques contient 88 opérations*
La deuxième série qui renferme les opénlions accompagnées d'une anesLliésiaiion contient 159 opérations. Dans cette seconde catégorie, il n'est ques« tion que des ancstbésiatiûns générales» les atiestbésiatîons locales en ayant été complètement écartées»
Je dirai, tout à l'iicurc^ les opérations de cette série qui ont été, aussi, écartées dans les comparaisons à faire.
OPÉEATIONS PS4T1QDÉE8 SANS L'EIPLOI DBS AQEHIS ÂfiLâTH£SlQU£S. Ampstmioil circulaire de ia cuisse.
7 amputations. — 4 morts. — Mortalité, 57 p. 100.
De ces amputations, 6 motivées par des tumeurs blanches et des caries du genou; la 7% motivée par de vastes plaies à la jambe et à ta cuisse, et pratiquée huit jours après raccident.
Ampolttion de la jambe.
i 1 amputations. — 5 morts. — Mortalité, 45 p. 100*
10 amputations circulaires de la jambe; une dé» sarticulation de la jambe, méthode dite à lambeaux, suivie de guérison. 10 opérations motivées par des tfecidents, une motivée par la carie du tarse.
Amputation partielle du pie4.
Une snuie sérieuse (amputatioQ médio^tarsieane»
motivée par un broiement du pied). — Mort«
3 aroputtlioDs et désarticulations du premier mé^ taiarsien ; 3 amputations du gros orteil. — 6 gué^ risons.
Résection de frigments de rhuinénis.
A la suite de fracture non consolidée. — Coiiser-
vation d'une fausse articulation. -
AnipuialioD circulaire du bras.
S amputations., — 1 mort. <— Mortalité. 20 p. 100.
4 amputations motivées par des accidents; une motivée par tumeur blanche du coude. (Cette dernière amputation est celle qui a été terminée par la mort.).
Amputation eircnlaire de l'arant-bras.
4 amputations. — 4 guérisons.
Hésection partielU du cuôiiut pour affectim cancéreuse*
i cas. — Guérison.
Ampulaliou parlieiie de ia main»
4 opérations. — 4 guérisons.
Une désarticulation du premier métacarpien; 2' désarticulations du deuxième métacarpien; une amputation partielle de la main.
<- ut ^
10 désarlkulatioQS. — 10 guérisoos.
fiemiet élrtngléei.
25 opératioB». ^ 9 mortt. ^ Mortalité, 36 p. 100.
Hernies inguinales. 10 opéraiions. — 2 morts. —
Mortalité» 20 p* 100.
Hernies crurales. 1 5 opérations^ dont un cas chez un homme. — 7 morts. — Mortalité, 41 p. 100.
Sur les 6 premières opérations de hernie pratiquées (1837-1839)» un seul mort.
Taille laUraiisce.
Une opération. — » Une guérison.
ÀmpuUtiita <iu seio.
7 opérations. — 7 guérisons.
Ablalioa de laïueurs volumineuses diverses» caacéreu&es ou aulres.
4 opérations, — 4 guérisons.
OpèralioDS 4Werses.
Une extirpation de 1 œil cancéreux. — Lu aiorl. Une amputaiion de la verge cancéreuse. — Un mort.
OPÉRATIONS mTIQD££fi FENDAHT L'niFLlI£NC£ D£ L'£TH£R ET W
Cette série offre un nombre d'opérations beaucoup plus considérable que celui de la première catégorie.
Elle comprend 1 59 faits subdivisés ainsi qu'il suit;
Amputations *. 78
Opéraiions de hernies étranglées i9
TaUles , 7
AblâlioDs du sein.. 10
Abinliou de testienle 8
Ablations de vastes tnmeors eaneèrevses SI
Âblaiiuuâ de iipumes ou de (nmears lllireuâtâ 9
Ont clé laissées de côté, pour les comparaisons a faire, les opérations suivantes :
30 réductions de luxations diverses; — galvanoponcture comme traitement d*un anévrysme ; ligatures d'artères; — amputation de la verge; — section du sphyncter-anal ; — opérations du phimosis, du paraphymosis; — ruptures de cal vicieux; — réductions de fractures; résections, ablalionsde polypes naso-pharyngiens , de lèvre cancéreusCi de cancer de la peau, de lipome, d'élépbantiasis;
— opérations de strabisme, de pupille arlificielle;
— arrachements de Fongle incarné; — extractions de corps étrangers de Toeil, de l'oreille; ~ ablations de polype de Toreilie; — extractions de séquestres»
de dents ; ~ dilatations de l'urètre chez la femme
et chez l'homme; — cathélérismes, etc.
Voici Tanalyse des opérations de la 2' catégorie, suivie immédiatement de la comparaison des résultats des opérations de cette série» avec les résultats des opérations bites sans remploi des moyens anesthésiques.
Ampulaiiou de la cuisse. — Méthode circulaire.
3 fois sous l'influence de Téther.
20 fois sous l'influence du chloroforme.
En tout, 23 amputations. — 8 morts (une fois par phthysie, immédiatement après la guérison de la cuisse). — Mortalilé, 35 p. 100.
Pour cause traumatique récente, 9 fois. — 3 moris.
Pour lésions chroniques, 1 3 fois^ — 5 morts. Comparaison. — Sans l'emploi des aneslhésiques,
4 morts sur 7 amputations. — Mortalité, S7 p. 100*
AmpnUitioii de It jambe. — Uéthode eircolaire.
Sous l'influence de l'éther ; Néant.
Sous l'influence du chloroforme: 14. — 3 morts. — Mortalité, 21 p. 100.
Pour cause traumatique : 8 fois. — 2 morts. Pour lésions chroniques : 6 fois. — 1 mort.
Ici doit L'tre placée, sans comparai^^ûii possible, une double ampulatioD de jambe et de bras^ faile pendant leinplui des anesthésiques et suivie de guérisonr.
n doit en être de même pour une amputation des deux jam'* bes^ suivie de luorl.
Comparaison. — Sans Teniploi des aneslhésiques : '
5 morU. sur i 1 ampiitaiîoM. *^ MorlaUté, 45
Ampuiaùoa de méuursieo ei da gros orteil. !
Sous l'influence de Féther: Néant. i Sous Tinfluence du chloroforme : 6.
Métatarsiens ; 4. I Orteil : 2.
6 guérisons^ 1
Comparaison. — Sans remploi des aneslhésiques : 6 opérations. — Mort : 0.
ÂtspuUlion sitdio»Ursi«in«« -
Néant.
' Je repousse l'antpufatîoii inédio-tarsîefmé et je lui préf^
ramputalioo de la jambe au lieu d'élection pour les malades èes classes ouvrières, le travail étant iafiaiment plus facile pour eui avec une jambe de bois, et cette quesUon étant pour ces
ainpulés exlrêincment luijjorlaule pour la vie de la famille.
Comparaison. — Sans l'emploi des aneslhésiques: 1 amputation. — 1 mort.
Ampatalion da bras — M^Uiode cirenlaire.
Sous l'influence de Téllier • %
Sous rinfluence du chloroforme. 12
14 — 3 morts.
MorUlité, 21 p. 100.
Pour cause traumalique : 12 fois. — 2 morts,
Pour affeotioDS chroniques ; 2 fois. 1 mort.
CoMPABAisoN. — Sans remploi des anestliésiques : 1 mort sur 4 amputations. «—Mortalité» io p* 100.
Ici doit être rappnh'^ encore le cas heureux, cilé plus haut, d'une double amputation de jambe et de braSj suivie de guériflon et pratiquée durant l'aneslbésie.
AmpQliUoB de i'avaot-bras. Méibode eircnlaire.
Sous l'influence de Tétlier Néant.
Sous riafluence du chloroforme. 10 — 1 mort. — Moiialilé, 10 p. 100.
Pour cause traumatique : % fois. — 4 guérisons. Pour affections chroniques : 6 fois. — i mort. Comparaison. — Sans l'emploi des anesthésiques : 4 amputations. — Mort : néant.
DésartienlalioB de dolgla.
Sous rinfluence de Téther 2
Sous l'influence du chloroforme . 9
11 — Mort:0.
Pour cause traumatique : 3 fois.
Pour lésions chroniques : 8 fois.
Comparaison. — Sans Teraploi des anesthésiques : 10 opérations. — 10 guérisons.
Opéralioo de bemics élraoglces.
Sous l'influence de réfher 1
Sous Tintluence du chloroforme . 9
10 — i niorl.
Mortalilé,10p. 100.
Hernies inguinales....... 2 — 0 mort.
Hernies crurales 8 — 1 mort.
Comparaison. — Sans l'emploi des agents anesthésiques : 9 morts sur 25 opérations. — Mortaliléi
RédocUon ou Unlalive de rédaclioa de beroies élraogléeSi
Sous rinflueiice de Téther 2
Sous riofluence du chloroforme. 7
9 — Aucun mort.
Hernies inguinales ..... 5 fois.
Hernies crurales • 4 fois.
TaUlcs.
Sous rinfluence de Téllier 1
Sous riniluence du chloroforme. 6
7 — 2 morte.
Mortalité, 27 p. 100*
Taille hypogaslrique : 1 . — 1 mort.
Taille latéralisée : 1. — 0 mort.
Tailles bilatérales ; 4. — 1 mort par résorption purulente, le malade étant considéré comme guéri*
Taille recto-vcsicale transversale : 1 . — 0 inorl. Comparaison. — Avant remploi des anesthésiques •
Un seul opéré. — Guéri.
Cancer da sein.
Emploi du chloroforme. ». 10 fois. — 0 mort.
CoHPARAisoN. — Avant l'emploi des agents an-.
esthésiques : 7 opérations. — 7 guérisons.
Giocer dn tesUcoie.
Emploi de l'élher 1
Emploi du chloroforme . • 4
5—0 mort.
Vastes lamcurs cancéreuses*
Emploi du chloroforme • 31. i mort. - Mortalité» 3 p. 100.
Comparaison. — Avant l^mploi des agents anesthésiques : 4 opérations. — 4 guérisons.
Lipomes.
Emploi du chloroforme. ..... 9 opérations —
0 mort.
relatives aux principales opératioiiB*
OPÉRÂTiOI^S PRATIQUÉES
SANS AMESTHÊSUTION.
AYEC ÀMESiaÊSUTIOR.
AmpuulioQ de la cuisse*
7 amputations. 4 morts. Mortalité, 57 pour iOO.
23 amputations. 8 morts.
Mortalité^ 35 pour 100.
Aiu|)ulalioa de i« jambe.
i 1 amputations. 5 morts.
Mortalité^ 45 pour 100.
i i amputations. 3 morts.
Morlatilô, 21 pour 400.
Ampntalion «lu bras.
4 amputations. 1 morU BfortalHé^ 35 pour iOO.
14 amputalioDS. 3 morts.
Mortalité, 31 pour iOO.
Ampalation de l'avant-bras.
4 amputations» 0 mort.
10 amputations. 1 mort.
Mortalité» 10 pour 100.
Beroies élraDgIées.
S5 amputations. 9 morts.
Mortalité^ 36 pour 100.
10 opérations. I mort.
Mortalité^ 10 pour 100.
Tailicâ diverses.
1 opération. 0 mort.
7 opérations. % morts.
Mortalité^ 27 pour 100.
MAÛMË m lA MIETTE
Par m. a. de MARGERIë