RBUTIVES A L*ÉP]80DB DE CB POEME
■watl. Les ons la fonl époase de firabma ; les aotres, fille el femme de VisDoa. Quoi qu^il en soit, c>sl la Mnémosyoe de Tlnde. Oo la représente assise sor ane fleur de lotos ou sor UD cygne; grave, inspirée, belle et majestueuse» comme Minerve, elle tient à la main une espèce de luth ou de Ijre appelée vlna. Cesl la déesse de Téloquence, des arts et des sciences* Oo loi doit Pinvention des lettres, notamment de la langue sanscrite et de Talphabet dèfanagâri.
Taroiina. Ce nom vient du mot sanscrit Kârt, qui veut dire «an. Cest le Neptune bindoUf Pun des grands dieux de la mythologie brahmanique.
C}aM|r»- Valmiki, dans la Ramaïde (Ramâyana) , célèbre avec une pompe merveilleuse, à la façon d'Homère» la déesse Ganga daignant enfin accorder aux hommes les eaux de son fleuve immaculé. Cest pour récompenser les vertus et les prières du saint roi Bagiratba, que Brabma consent à la descente du Gange sur la terre. Tous les dieux assistent avec admiration ï ce magnifique spectacle. On donne à Siva le surnom de Gangadbara, parce que c^est du front de ce Dieu que le fleuve sacré se répand sur le monde.
C}«BiUMrv«s. Les Gandharvas sont les musiciens célestes.
AçwliM. Les Açwins sont deux frères jameaui qui rappellent les Dîoscares ; ce Castor et ce Pollax, fils de Sârya, diea da soleil, et de la nymphe Açwiot, sont les médecins de rOlympe brahmanique.
ApMurà(i. Dans une lotte terrible des dieux a?ec les démons, la terre et le ciel furent ébranlés, la mer s^agita jusqu'au fond des abîmes. Les immortels étaient è table, lorsque cette furieuse attaque vint les surprendre ; la coupe du festin fut renversée pendant la bataille, et le breuvage sacré tomba dans les eaux frémissantes : de là naquirent les Apsarâs, filles de Visnou-Narâyana, le dieu puissant qui se meut sur les flots. Ces gracieuses déités embellissent le paradis Nandana; ce sont elles qui président aux fêles que donne Indra sous les ombrages de ce jardin céleste. Messagères divines, elles descendent souvent sur la terre, s^intéressent aux destinées des hommes vertueux, favorisent les héros et quelquefois les épousent, comme Tatteste un magnifique drame de Kâlidâsa.
lianlui. C^est 111e de Cejlan, la plus belle de toutes celles que baigne Tocéan y dit le vieux Valmiki; Plie resplendissante, une perle, une grâce, un mystère ; le théâtre épique de la poésie sanscrite ; Tile riche des Arabes ; le Taprobane des anciens ; Tlle des lions, Plie des légendes.
Après avoir construit un pont cjciopéen, qui joignait le continent à l'Ile, Râma vint présenter la bataille à Ravana, le ravisseur de Sila. Le héros victorieux délivra sa noble compagne. Celle-ci jura, sur les ruines du palais de son tjrao au pied d'un figuier naissant qui devait croître pour attester la vérité des paroles de cette chaste épouse, que son honneur et sa fidélité n^avaieni point souifert de son esclavage.
AU. Dans ce noir Abi (c>«y aDgo»)f qaî tombe a?ec ses démons sous les foodres feogeresses d'Iodra, lorsque va s'accomplir Is créatioD, il est possible de Yoir les races ioférienres de Plode, cédant It pièce aai Aryens-sanscrits; les Noirs anéantis oq dispersés par les Blancs, comme les ténèbres s^ffacent detant la lomière du soleil. Qoant à Indra, c*estle diea de Pélber, du jour, des naages, de la fondre, de la pinie; c'est le roi des bons génies ; c'est le prince des dieox secondaires ; son palais, son olympe, c>st le sommet do mont Méroa ; li, toujours environné d^one foule de dieoi et de déesses, il tient une cour éblouissante : c'est un Jupiter 9Mfthiytpinn. On le représente assis sur un éléphant; il a quatre bras, et dans sa main est une fleur de lotus.
»i Bénarès est la ville sainte, la cité religieuse des Hindo-Sanscrits, la Rome et PAthènes du brahmanisme. Les dévots s*y rendent en pèlerinage , comme ailleurs on visite La Mecque ou Lahssa. Maintenant encore on y possède les temples les plus révérés; on y célèbre les fêtes les plus grandes, celles de Krisna, de Râma, de Si va ; de Kali même, la fatale déesse de Pamoor et de la mort.
AyedlUa. Si Bénarès était la tète de Tlude, Ayodhia (Aouob) en était le cœur : c'était la ville guerrière, aristocratique et royale, la ville de ce Râma, dont les esploits , chantés par THomère aryen, ont fait le héros national du peuple sanscrit. Par un revirement assez ordinaire dans les choses humaines, c^est de ce sol épique, d^où jadis avaient surgi le triomphe des castes, la victoire de la race blanche sur la race jaune et la race noire, la domination définitif e du brahmanisme, c'est de là que sortit, bien des siècles après, la doctrine du boud-
dha Çakii-Moanii da prince qui se fit moÎDe poor prêcher régalîté de tout les bommes de? tnt Dieu ; do fomeoi réfbrmateor dont la parole confuDdil Torgoeil des castes et porta des coops terribles à ce brahmanisme qui croyait ses institiH tiens ao-dessos de tonte atteinte.
Mailianu Cette rille antique, nommée aojoard*bai Mattrah, est la patrie de Tillastre a? entorier Krisna , dont les brahmanîstes ont fsit un dieUf principalement dans les derniers temps et pour Topposer an bouddha Çskia-Houni. Cest dans le Mabibharata surtout qu^on peut étudier la vie de rApoUon de Tlnde. Rien de plus romanesque, de pins fécond en é? énements bicarrés» de plus accidenté, que lliis* toire de ce personnsge, réputé Tune des incarnations de Visnn. Nulle difinité qui soit plus en honneur, nulle qui sache «citer autant d'enthousiasme que Krisna. Proscrit, paire, guerrier, législateur, amoureux de la nature et de Taction , poète , sa? ant , plein d^énergie et de feu , c'*est rhomme complet, c^est Tapothéose de la race sanscrite.
Msis, à nos yeui, Mathura se recommande par quelque chose de plus parfait que la légende de Krisna : Nous foulons psrier de Tépisode touchant qui se trouve an livre III delà Bharatide (du Mshàbbarala) . Dans cet admirable passage, oii la grâce de Virgile est taincue, où tout est frais et simple comme les sentiments du cœur le plus naïf et le plus pur, on lit de quelle façon Yàma, le dieu des Mânes, rend le jeune et brafe SatjaTan, qui vient de mourir, aux éloquentes prières de Taimante et belle Savitri. C'est Eurydice, une Eurydice meilleure et plus heureuse, obtenant pour son Orphée le retour k la vie.
«SiNir» AneiflOiit ctpiuU da Bengale, première ? îUe bâtie dani l'Iode par les Arjeos .vaÎDqaeors, celle graode cilé , longtemps opolentei n*esl plus qo^one roioe eosetetie sooa lesbaotes herbes, où les reptiles pulluleDt, et d*où les tigres 8S glissent à la recbercbe de leor proie. Dans ces ttotes« ezdosifemeni consacrées am soafenirs mylhologiqoes de riode ancienne, non pins qoe dans nos fers, nous n*anrions pas éfoqoé Tombre de Goar, si la disparition d^one riche capitale cnglontie par an fleote, lorsque cette Tille étalait arecorgoeil le triomphe d^nne race coDqaéranle, si cette origine et cet anéantissement n^afaient point qoelqoe chose de fatal, on plotôt de soQferainement religieni*
Bllora. Ia journal ^un w^age dam fJfuh, par Victor Jac-» qa9moni;\t Tabieaupiitore$gu0 de PInde, par Bockingbam; rindê anglaiêe en i8à3 , par M. Edouard de Warren ; VIndô eoniemporaine^ par M. de Lanojs : tons ces li? res et beaucoup d^otres disent infiniment mieux que nous ne saurions le laire, la grandenr prodigieuse, rétonnente majesté des chefsd^œoTre plastiques d^Ellora. Temples teHIés k pio dans les flancs des montagnes, souterrains Immenses, cours fastes et sombres, colonnades gigantesques, dédales de ? estibnles et de Molptores, statues colossales, corniches découpées at eo une patience infinie, éléphants serrés les ans contre les au«» très et fléchîManl sous le poids de l'édifice qu^ils supportent et qu'ils gardent, salles spacieuses, frises chargées d'imsges, bas-reliefs représentant les scènes variées des erojances brahmaniques : telle est Ellora, dont ni le temps ni les hommes n'ont presque rien détruit, quoique ces tra? aux datent de plusieurs milliers d'années.
VadArit. Le Vadari , doot les espèces différentes sont nombreases, doos est coddu soqs son nom africaîD de jojeiHer (Zizyphuêjujuba). Le saral est an arbre résineos (Pinut iM^t/b/ia). Lepannâgs, ?Qlgairement|»oimii4^9 est la RottU' ria iinetoria. La végétation de Plnde est opaleote^ sa flore est bien riche. Un grand nombre des plantes de ce pays sont acclimatées ches nous. A6n de les popolariser davantage, ponrqooi ne s'emparerait-on pas des beaux noms sanscrits, comme on Ta déjà fait pour quelques arbres et poor quelques fleurs, et comme M. Emile Burnouf en donne Tezemple dans son Nàl» f Ce serait an moyen, entre mille, de tra* ▼ailler en faveur de POrientalisme, ainsi que le souhaite M. de Dumast et que nous devons tous le désirer, dsns l'iulérèt de notre pays, dans Pintérèt du monde, La plus âryeDue, comme la plus grecque, des nations modernes, l'béritière d'Athènes et d'Ayodbia, c*est la France.
avmti. C*est une ville infernale, nne cité souterraine, babitée par les serpents, les reptiles, les monstres. Ce mot vient d'une racine sanscrite, d^un verbe qui signifie ployer, courber, d^où dérive le substantif Bhoga^ serpent. Là demeurent les Nàgas, génies méchants, à forme humaine avec une queue de couleuvre : ils ont pour roi Vâsoukî. CVst la terreur qui plaça dans le panthéon hindou , parmi les demidicui, et le bon long de quarante pieds, et la manilia grosse comme un Gl mais dont la morsure lue en quelques secondes et la cobra eapella qui décrit de hautes courbes perpendiculaires et dont le venin décompose en deux heures le corps de lïomme.
9u Les Raxasas sont des géants, ennemis des dieux et des hommes; les Asouras sont les démons. En Zend,
attira qoe l'on écrit ahura, veot dire ùku; êl U mol unicrit dêva, qoi signifie Dt^ii, y a pris soos la forme dœtwa, le sens de démon.
. Cesl dsns cette ? sllée qoi établisse doocement ▼ers h mer, soos le sixième degré de Ittitade, en fiice de nie de Cejlan, de U côte des perles, dspais le Csp Comorin josqo*! la pointe de SoamSi entre deox petits fleafes qni sortent de Textrémîté mourante des monts Ghate», c^est là qu'on troofe en qoelqoe sorte la terre poétique des Hindous; Krisna semble 7 sToir fixé son séjour au milieu des Gôpis, Quoique nous sscbions que les anciens appelaient cette contrée Regnum Pandioniê^ nous ne ? ojons le rien qoi se rapporte aax deux poissantes djnasties dont la lutte est le sujet du Mabibbarata. D^aillenrs, les Pendons régnèrent è Delbi, c*cst-i-dire, à cinq cents lieues an nord du Cap Comorin.
IVéméale. La Némésis de Tlode, cVst Bba? soi , femme de Siva. On rappelle auui Parfati/Son premier nom feot dire qui donné VeotUtenee; le second signifie déêiêê des monU» Elle a boit et même seixe bras. Elle poursuit sans cesse le mal et les mécbanis. La ? acbe loi est consacrée.
Les Taxas sont les ministres de Ku? èrsi dieu des ricbesses; les génies des cbamps, des jardins ;le9 demi-dieux des montagnes, des antres, des forêts. Cest une tribu fort nombreuse, dont cbaque famille a sa pbysionomie distincte et son caractère spécial.
Celte déesse est tout k la fois Vénus, Ops, Cérès et la Fortune. Elle naquit des flots d^un océan de lait. C^est U difinité de TAbondance. Elle tient à la main une fleur de padma, et f erse les ricbesses sor le monde. Le lotos et le
ffliDgliêr lai md4 coBNcrét. Elle dooiif U Mnté^ U piii, le bonheor, loot ce qol peal arriver de bien tar U terre.
Kanuu Kama-dèva, dont les nombreoi sornoms iodigaent ioas les effets de Tamoari sartoot de Tarnoor noble, est le fils de Krtsna. Selon les Hindous, c^est le moteur des grandes tertas et des grandes actions. Son principal samom est jinanga^ c^est-k-dire incorporel. Quand tootefots on loi donne une forme fisfble, on le représente sous les traits d'un beau jeune bomme, tenant dans la main gauche un arc en canne à sucre, et de la main droite on faisceau de toutes sortes de Heurs. Il porte sur la poitrine, i gauche» an csr^ qoois de pétales de roses. Par une allégorie charmante, ce carqoois renferme uniquement six flèches, dont les cinq premières, figurant les sens de Thomme, n^ont point de dards: la siiième, placée au milieu des autres , est acérée, mais sa pointe est recouverte de miel.
Krisna. Nous avons déjk^ dans ces Notes, parlé plusieurs fois de Rrisna, fils do roi Vaçoodéva et de la belle Dêvaki. L*imagination s*est surpassée elle-même dans les fables dont elle a composé Phistoire de ce dieu, qui est en même temps l'Hercule et TApollon de Tlnde. Protecteur des Ptmdmn, dans le M abâbbarata i il est le héros de plusieurs autres grandi poèmes , par exemple du Bhngàviu-PQwràm^ et do
liCfl Qôpis. Ce sont, en quelque sorte, les Muses, puisquelles accompagnent Krisna. Ici, ta mythologie sanscrite n'a pour nous ni rélévatîon ni la grâce de la fable hellénique, car G^i veut dire VachIre ; mais rien de si noble, aux yeux des Hindous, que les idées qui s'attachent à la race bovien.
mkjwu Cest la Nalare divinisée , la mère des Eires, le principe de )a Féeonditéi rillusion personnifiée , la déesse des chimères et des rêves» Des aUribots si divers sembleraient eiiger qne de ce personnage on en fit deoz , mais il n^est pas étonnant que les HIndoas, qui regardent le monde comme une ombre et la vie comme on songe, aient chargé la seale Ifâya de fonctions si difiéreoles en apparence* Pour enz les réalités de la vie, prêtant pas la Divinité, ne sont qii*QQ rive* TontefoiSf dans cette manière hyper boliqae de considérer les choses, on aurait tort de voir une doctrine effective, qo^ils aient jamais prise an pied de la lettre. Car aai actes de cette vie d'icibas, poétiquement réputée par enz si vaporeuse et si fugitive, ils attachent la plus sérieuse responsabilité; faisant dépendre de là le sort de Thomme pour les punitions ou les récompenses futures. Nulle, chimérique, illusoire quant à sa durée, Teiislence humaine ne Test pas , même à leurs jeuz, qaant aux conséquences durables qu^elle laisse après elle.
Vima. La Trinité indienne, la TrimourH^ dans laquelle Visno est la seconde perionne, celte qui s'inearne« est figurée par la syllabe mystique Aôm, Aum^ que l'on place avant toutes les prières. i4 représente, dit-on, Visnu; T, Sivajlf, Brahma. Quant à Thistoire de la Création ohei les Aryens* sanscrits, j^ai dû choisir entre cinq ou siz ver&ionn qui ne se ressemblent pas. On pieut lire, à ce sujet, le grand ouvrage de Creozer, Iteligiont de rantiquité, et consulter les notes de H. Guigniaut sur ce livre, qu*il a traduit de Tallemand. C*est U,dans le troisième et le quatrième chapitre, qo^on trouvera les détails quMI ne m'appartient pas de donner*